28 août 2007 2 28 /08 /août /2007 19:35

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28 août 2007 2 28 /08 /août /2007 19:32

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Les chemins défendus Peuvent mener à Rome
Les jours suivant les jours Conduire au temps perdu
L'eau des ruisseaux Qui rit de l'oubli des hommes
Rejoindre un jour la mer monotone
Mais toi mon coeur tu voyages
Vers le rocher sauvage Qui te fascine
Constantine
On emmène avec soi Ses plus grandes richesses
La forme d'un amour Au bout de ses dix doigts La poudre d'or
De quelques anciennes promesses Et quelques larmes sur sa jeunesse
J'ai gardé les chansons vives De tes flûtes naïves En sourdine
Constantine Constantine
On part à coeur perdu Avec la faim dans l'âme De matins lumineux De villes inconnues
Au bout c'est le désert Et ces matins calmes
Le sable ou bien les bras d'une femme
Entre le ciel et la terre Tu as tes ponts de pierre Sur tes abîmes
Constantine
Tu ne peux t'échapper Au bras de tes ravines
Et comme elle je tiens Mon amour bien serré
Quand elle est là tranquille Sur ma poitrine
Je pense à toi plus fort
Constantine
Je pense à toi plus fort

*

 


Enrico Macias qui s'appelle en réalité Gaston Ghrenassia, naît le 11 décembre 1938 à Constantine en Algérie dans une famille juive. Il suit sa scolarité normalement tout en s'adonnant au plaisir de la musique, celui de la guitare en particulier. Son père est violoniste dans l'orchestre de Cheick Raymond Leyris, grand maître du maalouf, musique arabo-andalouse spécifique du Constantinois. Dès l'âge de 15 ans, le jeune Gaston se retrouve dans cet orchestre prestigieux et devient rapidement l'éventuel successeur de Cheick Raymond.


En 56, il obtient son baccalauréat et postule pour avoir une place de surveillant dans une école. La musique ne semble pas lui proposer un métier d'avenir. Comme il y a un manque d'effectif notoire dans l'enseignement, il est embauché comme instituteur. Il continue néanmoins à pratiquer la guitare.

Mais l'Algérie "française" vit ses derniers instants, celle où les catholiques, les Juifs et les musulmans vivent sur le même territoire. Un mouvement nationaliste mené par le Front National de Libération (FLN) se bat pour obtenir l'indépendance de ce pays colonisé par la France au XVIIIème siècle. La guerre passe aussi par la guérilla, les meurtres, les assassinats. En 1961, Cheick Raymond est tué le 22 juin à Constantine. Le jeune Gaston se rend compte de l'aspect inéluctable de l'exil, signe flagrant de la fin d'une époque.



Exil

Il s'embarque en 61 avec Suzy, sa femme et fille de Cheick Raymond sur le "Ville d'Alger", bateau qui les emmène en "métropole". Le départ est un vrai déchirement pour toute une population condamnée à l'exil. Il en va de même pour Gaston. En arrivant à Paris, il décide de se lancer dans la musique. Prodige du maalouf, il lui faut s'adapter au public métropolitain. Il tente de traduire en français, les morceaux de ce genre particulier. Mais le résultat ne lui semble pas satisfaisant. Il se compose alors un répertoire personnel fait de ses propres expériences.

Mais il faut survivre. Il exerce plusieurs métiers pour subsister puis reprend sa guitare, chante à la terrasse des cafés, et se décide à prospecter les cabarets. Il est engagé au Drap d'Or en 62. Son premier disque, il le doit à une rencontre hasardeuse avec Raymond Bernard de chez Pathé qui lui fait enregistrer "Adieu mon pays" composé sur le bateau de l'exil : "J'ai quitté mon pays, j'ai quitté ma maison, j'ai quitté ma famille…". En octobre, il passe à la télévision lors d'une émission Cinq colonnes à la une consacrée aux rapatriés d'Algérie, aux "Pieds noirs" comme on les appelle dorénavant. C'est le déclic.


En 63, il commence à se produire en public et fait sa première tournée en vedette américaine de Paola et de Billy Bridge. Il la terminera en vedette principale avec des titres comme "Enfants de tous pays" ou "L'Ile du Rhône". Cette année-là, naît aussi sa fille Jocya.

Le chantre des Pieds Noirs

En plein boom yéyé, Gaston devenu Enrico Macias, fait un véritable malheur. L'année 64 est le début d'une grande carrière française et internationale. Il se produit à l'Olympia en première partie des Compagnons de la chanson au printemps. Il part bien sûr en tournée à travers la France mais aussi au Liban, en Grèce et en Turquie où il chante des chansons qui vont devenir des tubes, "Paris, tu m'as pris dans tes bras" ou "les Filles de mon pays".

Si son public originel est bien celui des Pieds Noirs qui se retrouvent dans le répertoire de Macias et qui voient en lui un représentant de leur communauté, le chanteur réussit à toucher aussi le plus grand nombre, à faire fredonner ses chansons par n'importe qui. En 65, il reçoit le Prix Vincent Scotto et compose "les Gens du Nord" et "Non je n'ai pas oublié". L'année suivante, il se produit à Moscou devant 120.000 personnes au stade Dinamo et dans 40 autres villes soviétiques. Il s'embarque aussi pour le Japon où son succès est impressionnant. Il enregistre des disques en espagnol et en italien. Rien ne semble l'arrêter.

Les années suivantes se ressemblent entre les disques et les tournées, tout en apportant leurs lots de nouveautés et d'émotions fortes. En 68, il remporte un immense succès au Carnegie Hall à New York et enchaîne sur des concerts au Canada. Il sort un titre intitulé "Noël à Jérusalem". L'année suivante est marquée par une tournée aux Etats-Unis, Chicago, Dallas, Los Angeles, etc. En 71, il revient à l'Olympia à Paris, se produit aussi au Royal Albert Hall à Londres et va chanter au Japon, au Canada, en Italie et en Espagne. Il retourne aux Etats-Unis pour plusieurs dates et se produit une nouvelle fois au Carnegie Hall à New York en 72. Deux ans plus tard, c'est à l'Uris Theater à Broadway qu'il donne une dizaine de représentations ainsi qu'à l'Olympia pour la sixième fois depuis ses débuts.

Sadate et les pyramides

Il se voit décerner un Disque d'or en 76 pour son album "Melisa" sur lequel on trouve la très belle chanson "Malheur à celui qui blesse un enfant". Outre un passage à l'Olympia, il effectue aussi une grande tournée au Japon, en Israël et en France, qu'il refera deux ans plus tard en 78, année durant laquelle il est invité par le président Anouar El Sadate à se rendre en Egypte. Interdit depuis longtemps dans les pays arabes, Enrico Macias, fils d'une famille juive d'Algérie se produit devant 20.000 personnes au pied des pyramides. Son message est celui de la paix, avec des chansons comme "Aimez-vous les uns les autres".


Kurt Waldheim, alors secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies remet au chanteur en novembre 80 le titre de "Chanteur de la Paix" alors que celui-ci abandonne ses droits d'auteur sur "Malheur à celui qui blesse un enfant" au profit de l'Unicef. La reconnaissance internationale de l'artiste fait de son succès le symbole de sa réussite personnelle. Macias ne s'arrête pas là et continue inlassablement de se produire partout où il peut, à l'Olympia bien sûr en mars 81, ou en Israël et aux Etats-Unis toujours, pays qu'il l'accueille à bras ouverts. Sur le label Trema avec lequel il vient de signer, le chanteur sort les titres "Juif espagnol" et "le Mendiant de l'amour".

S'il prône l'amour et la paix, Enrico Macias peut constater chaque jour que les évènements mondiaux ne le suivent pas sur cette voie. En effet, Anouar El Sadate est assassiné le 6 octobre 81. Le chanteur compose pour lui "Un berger vient de tomber". La chanson hommage est alors plébiscitée par le public. En septembre 82, après être retourné chanter aux Etats-Unis, il s'installe pour un mois à l'Olympia avec l'orchestre oriental de son père, Sylvain.

Distinctions

Entre la sortie d'un album ("Deux ailes et trois plumes" en 83, "Générosité" en 84), de 45 tours ("L'enfant de l'amour" en 83, "Je n'ai pas vu mes enfants grandir" en 85 et la chanson officielle de soutien à l'équipe de France de football pour la Coupe du Monde à Mexico en 86 "Vivas les Bleus") et les tournées à travers le monde entier, Enrico Macias se voit remettre la légion d'honneur par le Premier Ministre Laurent Fabius en mars 85.

C'est en Israël et en Turquie que son nouveau 45 tours "Zingarella" obtient un énorme succès en 88. Cette année-là, il donne des galas dans ces deux pays mais aussi en Corée. Puis il retourne en studio et sort quelques mois plus tard le titre "le Vent du sud" avant le rituel passage à l'Olympia (19 octobre au 5 novembre 89). Après une tournée au Japon et en Turquie, il sort en 91 un nouvel album "Enrico" sur lequel on retrouve un duo avec Ginni Gallan "Un amour, une amie".

En avril 92, il s'essaie à la comédie en interprétant une pièce de théâtre adaptée de l'anglais et intitulée "Quelle nuit". Les trois années suivantes, outre un album dédié à sa femme, "A Suzy", il se produit à peu près partout dans le monde des Etats-Unis (93) au Brésil (94) en passant par le Japon.

Alors que chacun s'accorde à voir en Macias un des pionniers de la musique métissée, il rend hommage en 95 au rocker national Hallyday, sur un air de reggae (!) écrit par l'incontournable Didier Barbelivien "Et Johnny chante l'amour". Puis il rempile pour une série de concerts à l'Olympia du 2 au 19 novembre 95 et ce, après 6 années d'absence.

Son attachement à des valeurs universelles comme la paix et la solidarité entre les peuples lui vaut une nomination prestigieuse en 97 : il est nommé par Kofi Annan, le Secrétaire général de l'ONU, "Ambassadeur itinérant pour promouvoir la paix et la défense de l'enfance".

Retour aux sources

La fin des années 90 voit le succès grandissant des musiques venues d'horizons très différents, la world music a ses lettres de noblesse et le public est avide de découvertes en ce domaine. Dans ce contexte, Enrico Macias n'hésite pas à présenter lors du festival du Printemps de Bourges en avril 99, un concert en hommage à Cheick Raymond, le maître de ses débuts. Il est en effet déterminé à faire revivre cette culture judéo-arabe par le biais de sa musique, culture qui cimenta dans le passé un pont entre les Juifs et les musulmans.

Après une aussi prestigieuse carrière, il faut dire tout de même qu'Enrico Macias représente encore en France, la culture des Pieds Noirs, quelque peu en voie de disparition au fur et à mesure que les hommes et les femmes nés français en Algérie disparaissent. Cette image embarrassante l'empêche sans doute d'atteindre un public plus jeune en même temps que son répertoire n'évolue guère. Cet hommage à Cheick Raymond lui fera peut-être prendre une autre voie artistique qui lui permettra de se renouveler.

En mars 2000, il est fortement question qu'Enrico Macias donne une série de concerts en Algérie. Ce projet exceptionnel a beaucoup de mal à se mettre en place et provoque maintes polémiques. Les raisons diverses sont toutes liées aux violentes difficultés politiques que connaît le pays. Souhaitée par beaucoup, refusée par d'autres, cette tournée est envisagée dans une optique de paix de la part du chanteur juif et dans une politique d'ouverture de la part du président algérien. Mais le projet est finalement reporté pour des raisons de sécurité selon les dires de l'artiste. Ce report est considéré comme une annulation définitive par beaucoup mais Enrico Macias reste très motivé pour donner un jour des récitals sur sa terre natale face à un public très demandeur.

Cet épisode riche en rebondissements le pousse à écrire un livre en collaboration avec Florence Assouline. "Mon Algérie" sort en octobre 2001 (Ed. Plon) et raconte la "véritable histoire d'amour" qui lie le chanteur à la terre qui l'a vu naître.

Nouvelles chansons


Début 2003, Enrico Macias signe un nouvel album "Oranges amères". Supervisé par son fils, le producteur Jean-Claude Ghrenassia, il revient aux sonorités orientales de ses débuts avec de nouveaux textes, très marqués par le même thème de la paix entre les hommes. Le premier extrait "Oranges Amères" est un titre écrit par Marc Estève et Art Mengo qui montre bien la juste adéquation entre tradition et modernité que l'on peut retrouver tout au long du disque.

Depuis sept ans qu'il n'avait proposé de nouvelles chansons à son public, Enrico Macias part avec enthousiasme sur les routes de France pour une tournée qui passe par Paris, à l'Olympia, du 1er au 9 mars. On le retrouve même dans certains festivals d'été comme aux Vieilles Charrues à Carhaix en juillet.

Avec de nombreuses autres personnalités, il apporte son soutien à la Marche des Femmes "Ni putes ni soumises" qui luttent contre la montée du sexisme et de la misère dans les cités.

Alors que son disque "Oranges amères" atteint les 100.000 exemplaires vendus, Enrico enchaîne sur une tournée d'automne qui fait halte le 15 novembre au Zénith à Paris. A peu près en même temps, sort un double album enregistré en public et intitulé "Live à l'Olympia 2003" sur lequel on retrouve ses chansons les plus récentes comme ses anciens succès.

Continuant inlassablement à donner des concerts, Enrico Macias est sollicité pour tenir le rôle principal dans un téléfilm, "Monsieur Molina" dans lequel il campe un juge de proximité. Tourné en novembre et décembre 2005, il est diffusé en avril 2006 quelques jours avant la sortie de son nouvel album.

Dans la veine du précédent, "Oranges amères", cet opus intitulé "la Vie populaire", est largement influencé par la musique arabo-andalouse qui a bercé sa jeunesse. Alors que la réalisation est confiée à son fils Jean-Claude Ghrenassia, l'écriture est le fruit de collaborations avec Jean-Pierre Sluys, Marc Estève, Jean-Loup Dabadie, Kent ou Frank Monnet. La musique est écrite par des compositeurs comme Benjamin Seilles, Theophilo Chantre, Art Mengo ou Thierry Stremler. Polo signe à lui seul, "Les hommes libres". Le premier extrait de l'album s'intitule "Serrements de coeurs".

Visiblement ravi d'avoir réussi à faire revivre la musique arabo-andalouse, tout en lui donnant une seconde jeunesse, Enrico Macias espère ainsi transmettre aux générations suivantes une partie de son histoire, celle aussi de nombreux juifs d'Afrique du Nord.

Musique Judéo-Arabe, Enrico Macias - Constantine (& Paroles)

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28 août 2007 2 28 /08 /août /2007 19:31

 

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27 août 2007 1 27 /08 /août /2007 10:40

avec : Salim Benmoussa, Amine Missoum, Mustapha Missoum, Houari Bouabdallah
Adaptation et mise en scène : Djamil benhammamou, Œuvre : Abdelkader Alloula

 

By : ، مسرح الجهوي لوهران (2006), TR Oran

 

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26 août 2007 7 26 /08 /août /2007 20:43

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26 août 2007 7 26 /08 /août /2007 20:42

Alice Fitoussi est une chanteuse algérienne d'origine juive, née le 9 mai 1916 à Bordj Bou Arreridj et décédée en 1978 à Paris.

 Son père, Rahmim Fitoussi est un chanteur et violoniste réputé. C’est auprès de lui qu’elle apprend le chant et grave son premier disque à l’age de treize ans, c'était la seule chanteuse juive qui interprétait al-Madih (chant religieux musulman à la gloire du prophète Mahomet,. Après l'indépendance, elle a décide de rester vivre en Algérie, n’allant en France que pour passer l’hiver.

quand elle se produisait devant un auditoire féminin, tout son orchestre était féminin, et quand elle se produisait devant un auditoire composé d'hommes musulmans , tout son orchestre était de sexe masculin...

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25 août 2007 6 25 /08 /août /2007 17:30

Maâlam Mouzino, (1865-1928)
 de son vrai nom Saül durand

 

éditions Odéon

 


Zerbib (Zeghbib)

 

 


 

Chikha Titine

La célèbre pianiste juive, non voyante ,qui accompagnait Maâlma Yamna bent el mahdi l'arabe

 

 


Maâlam Rimalk (inconnu)  

éditions Parlophon

 

 


1929 - Maalam Ebeho
né Elie Bensaid dit Eliaho

 

éditions Pathé

Elie Teboul (Touboul)
  (
dit Pinhas Saidi), 1894 ou 1904 -1980)

 

 


éditions Polyphone
éditions gramophone

Saoud l'Oranais (1886-1943)
(de son vrai nom Messaoud el médioni)

 

dit, Saoud l'Oranais ,oncle paternel de Maurice el medioni avec Reinette en 1938

 

 


Maalam Sassi Labrati, né à Constantine, grandit à Alger (1885 - 1971),
fils de Rebecca Chemla et Meyer Lebrati
spécialité : expert en Mandoline

 

éditions Parlophone


 

  1. Nouba Ghrib (vidéo)
  2. Nouba Mdjenba (vidéo)

 

Maâlma Louisa Dziria



éditions Parlophone

  • Ya manna ***

    (présentée dans le disque 78T par Lili Labassi en personne, 1930)
     

Sariza
née Zahra Salac (1889 à Oran)

éditions Polydor

  • Ana louliya
  • Chakoua (أشكو الغرام ) 1938
  • Ya smer eloun

 

Edmond Nathan Yafil (1874-1928)

avec la troupe El Moutribia 

 

 

1920,   en duo avec (un certain) Pépino
 

éditions  Parhé frères

 


éditions Gramophone

 

le chœur d'el Moutribia sous la direction de Joseph Kespi
(fin des années 20)

 

 

(Joseph Kespi à Berlin en 1930)

Marie Soussan (1895 - 1977), de son vrai nom, Meriem Soussin, née au 8 rue Lallahoum, basse Casbah, Alger, dcd à Marseille.

 

 

Marie Soussan (la juive) en duo avec Rachid Ksentini (l'Arabe) (le couple le plus célèbre de son époque)...ils avaient vécu ensemble de 1940 à 1943...
 

éditions Philips

 

Marie Soussan et Rachid Ksentini lors
d'une représentation à Blida en 1933

 

 

Troupe Bachetarzi (Motribia) avec Marie Soussan (assise), Driss le flutiste, Mimoun le pianiste, Azoulay le qanoundji, Bachtarzi (au centre en blanc) et Rachid Ksentini, … les super stars de l'époque

 

 

 

 

 

Chikh Zekri

 

 

 

Guy Narboni

 


1929 - Lazaâr Slimane

éditions Pathé

 

Chikh Zouzou

né Joseph Guenoun à Oran, en 1862, , dcd en 1972 à l'âge de 110 ans !

 

 

  1. C'était les années 30..Cheikh Zouzou.. Star de la musique Judéo-Algérienne, avec Blaoui el Houari et maurice et medioni (Vidéo rare !)

l'histoire les a séparés, des amoureux de musique Algérienne le Chaâbi d'Alger, des juifs et des musulmans se rencontrent 50 ans après..

Film "el Gusto" Safinez Bousbia réalisatrice

 

  1. Raymond Leyris et les 40.000 juifs de Constantine (vidéo de 1h10).... (à voir pour bien comprendre l'atmosphére de l'époque )
  1. Reinette l'Oranaise dans une autobiographie : Le port des amours (1h04')

Très beau reportage de 29 min , pour le plaisir des yeux ..

  1. des anciens artistes juifs d'algérie racontent ....se racontent .. (Blond blond, Youcef hagége (José de suza),Line Monty, Maurice el Médioni..

*

 

 

Le Malouf de Constantine, exécuté à la perfection par des maîtres Juifs de l'époque...

Maâlem Chikh Raymond Leyris (1912-1961)

 

Nouba raml

 

  1. Nouba Raml + Rouh telqa Falek + Nar hwakoum lahab

 

 

 

 

 

 

Chikh Raymond Leyris (le Beau-Père d'Enrico Macias) a 
enregistré en public en 1954 à l'Université populaire de Constantine. 3 volumes...

  • Volume 1
  1. Bechraf - Zidan + istikhbar - Zidane + insiraf - Zidane - ala ya nassim essabah + Insiraf - Nafer men houit + Insiraf - Mahboubati + farakouni + Inqilab - Sabri qalil + Haouzi - Na houakoum lahbeb + Haouzi - El Brag

 

  • Volume 2 (Rahoui)

 

  • Volume 3 (Nouba Maya)
  1.  Istikhbar araq + Qadriat - Ghazali Hafi + Haouzi - Mal hbibi malou + Nouba Maya - Mcedder - layali essourour + Nouba MAya - Mcedder - Ya nadim entabih + Nouba Maya - Derdj - Nous Essabah + Nouba Maya - Inssiraf - Ya saqi waski habibi + Nouba Maya - Khlass - kam oua Kam + Nouba Maya - khlass - allah Ihannik +Nouba Maya - Qadriat - Abkaou ala khir

Simone Tamar (1932-1982) 


née à Souk-Ahras,
de son vrai nom Thamar Allouche (comme la mère de Salim Halali), surnommée "la voix d'or de Constantine", lien familial avec Salim halali ?


 

 


Alice Fitoussi (1916-1978),
née à Bordj Bou Arreridj Algérie, fille du maâlam Rahmim Fitoussi

 

 

  1. Alice Fitoussi chante.. à la RTA document rare
  2. Alice Fitoussi - Wine enbatou

 

SYLVAIN GHRENASSIA AU VIOLON –
RAYMOND LEYRIS AU OUD

Image (de gauche à droite) :
Cheikh Benkertossa (Invisible), Gaston Ghrenassia (enrico macias), Sylvain Ghrenassia ( le pére d"enrico),
Chikh Raymond Leyris, Nathan Bentari,
Halim Benbala, Larbi Belamri,
Abdelhak Benabbes)

 

 

Chikh Raymond Leyris l'imbattable

 

 


Sylvain Ghenassia  (Père d'Enrico Macias) (1914-2004)

 

 

  1. Sylvain à la télévision Française chante du malouf constantinois

 

 


René Levy

 

 

 


Raoul Ghenaissia 

 

 


Léon Lalloum 

 


 

 

Edmond Atlan

 

 

Chikh el Afrit
Dalila Taliana el Kahlaoui Tounsi Habiba Msika Louisa Tounsia Raoul Journo  Youcef Hadjadj    

*

Flifla Chamia
(la plus grande danseuse de sa génération), mère de Hana Rached
 

éditions Gramophone
 

 


Jacob Bchiri

 

 


Doukha

 

 

 


Smarda el Aljia

 

 

Mme Frtina Tounsia

 

 


Set Nouria Tounsia

 

 


Youssef el benzarti & son orchestre

éditions Polydor

 

Kheilou Sghir et Sion Bessina - Gheita, violon, derbouka (1930)

 


Simon Amiel

éditions Polyphon

 


Messaoud Habib

éditions Pathé

 

 

avec  Rahmine Berdaâ

 


Hana Rached (1933-2003)
المطربة هانا راشد

éditions Pathé,  éditions Pacific


née à Tunis ,décédée
le 8 Août 2003 à New York,

 

 

avec Mohamed Triki :

 

Yehouda Zeitoun

 

 


Acher Mizrahi (1890-1967)

 

 


Albert Abitbol et Gaston Bsiri 

éditions Oum el Hassen

 

 


Albert Perez

 

 


Henri Tibi

 

 


Bnat Chemama


Filles d'un père ruiné par
l'alcool et le jeu.

 

Benhaim & Melloul (Melul)

Disques des archives de la parole

 

 


 

Chikh Mouizo (Mouijo)

 

 

  1. Kifech hilti 
  2. Qassat el harraz

 


 

Charli el Maghribi

 

 


 

Slimane al Maghribi سليمان المغربي

éditions Zakiphone

 

 


Les fréres Botbol (Abitbol)
 

 

 


 

Haim Botbol

Ne à Fez, de son vrai nom Haim Abitbol,
il est le fils de Jacob Abitbol


 


Jacob Botbol (le père)

 

 


Marcel Botbol

Maâlma Esther Tetouania

Disque des Archives de la parole 80T/m

 

 


 

Slomo (Chlomo) Souiri

éditions Olympia

 

 


 

Albert Suissa

éditions Olympia

 

 


Azouz Bennani

 

 


Sami el Maghribi
سامي المغربي

éditions Pathé

 

 


 

Haim Myara

 

 


 

Pinhass Cohen

 

 


Raymond Oujdy
 

 

Chikha Aicha el Habria

 

 


Jacob Zerad

 


Raymonde El Bidawiya

 

 

 


 

Felix el Maghribi

éditions Sabbah

 

 


 

Emil Zrihan

 

 


Zeev Revah

 

 


 

Esther elfassy

éditions Jacky

 

 


Jo Amar al Maghribi

éditions Philips

 

Chikha Reno & sa troupe el djinat el khil

 

  • Aita
  • Aouiak
  • Djahti fi grini
  • Ouyoun el k'hila

 


David Benarouche

Disque des Archives de la parole 80T/m

 

  1. Moual - Laoula achqi fel banat
  2. Koun men tahchem
  3. Ghazali ya ghazali

 

 

Maâlma Zohra el Fassia
 

  • éditions Pathé 
  • éditions Philips


de son vrai nom Zohra Hamou, née en 1905 à Sefrou, dcd en 1994

 

 

 

  1. Vidéo Rare de Zahra el Fassia - Saadi rit el bareh
     by lutherking

 


Joseph Mango Boaron

 

 

 


 

Mikael Karoutchi

 

 

 


 

Eliyahu Kahlaoui

éditions Philips

 

 


Felix Abenhaim


 

 


Maurice Toboul

Patrimoine musical andalou, La contribution de mélomanes de confession israélite 25 Septembre 2008 , quotidien national, Algérie, le Midi Libre

Il existait une pléiade de musiciens de confession jésuite qui s’attelaient à préserver, dans la tradition orale, un pan du diwan andalou, notamment le musicien Edmond Yafil.

Combien est difficile d’écrire l’histoire des chanteurs et musiciens et transcrire la musique classique algérienne (andalou), tant font défaut les documents censés être conservés, sinon quelques archives détenues par peu de personnes ayant fait partie du milieu artistique.
En furetant quelques pièces, on ne peut rester indifférents devant la contribution des mélomanes de confession israélite qui, en s’inscrivant dans le tissu socio-culturel algérien, n’en furent pas moins des éléments actifs dans la préservation de la musique andalouse. L’illustre Saâdeddine Bencheneb ne disait-il pas à Mohieddine Bachtarzi : "Combien la conservation, l’histoire et l’évolution de la musique seraient moins énigmatiques si un Maâlem Benfarachou (...) avait rédigé ne serait-ce que quelques pages (...)."
En effet, il existait une pléiade de musiciens de confession jésuite qui s’attelaient à préserver, dans la tradition orale, un pan du diwan andalou, notamment le musicien Edmond Yafil qui, depuis son jeune âge, manifestait un amour qui allait grandissant pour les pièces musicales andalouses qu’il considérait comme de grands chefs-d’œuvre. Quand bien même ils ne maîtrisaient pas la langue classique, les musiciens de confession judaïque faisaient de la poésie littéraire zyriabienne une matrice culturelle particulièrement lors des circonstances festives. Aux côtés de Mahieddine Lakehal, Bencharif, Ahmed Sebti, Cheikh Mnemèche, Mohamed Bentefahi et autres Mustapha Kechkoul, Mohamed Mazaâche, les frères Bahar, Zemmouri dit Omar Hibi, Dahmane Benachour, pour ne citer que ceux-là, la liste de noms de musiciens juifs séfarades est longue. On peut citer Maâlem Benfarachou qui, «(…) avec Cheikh Mnemèche, fut celui qui connaissait le plus d’airs andalous. Décédé en 1904, à l’âge de 71 ans, Ben Farachou eut l’occasion de rectifier plusieurs airs mal annotés par Sfindja, Mouzinou. Quant à Saïdi qui jouait la kOuitra, c’était un musicien de grand talent. Il connaissait parfaitement le répertoire classique», écrivait Mohieddine Bachtarzi (v/Jeunesse Action, n°6, 1977).
D’autres noms non moins célèbres dans le milieu musical brillaient dans le ciel du vieil Alger, au même titre qu’à Oran, Tlemcen ou Constantine. On peut évoquer Lili El-Abassi, chanteur andalou, Laho Seror qui excellait, dit-on, dans le jeu de la kuitra, le virtuose Saci – propriétaire lui aussi d’un café à la rue Bouzrina (ex-rue de la Lyre) – qui grattait superbement la mandoline au même titre que son coreligionnaire Edmond Yafil.
Aussi, outre l’absence de transcription, il n’y avait pas avant l’avènement du XXe siècle de support culturel de nature à protéger la mémoire de l’oubli : ni conservatoire, ni radio, ni télévision. Le support se limitait dans les cafés maures où les mélomanes venaient s’exerçaient ; les associations musicales, elles, n’ont commencé à émerger qu’à partir de la fin des années vingt. Cependant, faut-il préciser que, devant la menace de l’érosion de cet héritage musical, les muphtis de rite hanafite d’Alger avaient pris les devants en conviant les moudjaouidine (lecteurs de Coran) appelés par la suite qassadine à adapter le plus possible les airs de noubate aux paroles des cantiques qu’ils psalmodiaient lors des fêtes religieuses (veillées de Ramadan, mouloud, âchoura…) dans les différents lieux de culte. Histoire de ne pas laisser choir ce patrimoine dans les méandres de l’oubli. Manière aussi de l’immortaliser dans les modes ’araq, zidane, moual, djarka et de l’étendre aux mosquées hanafites de Koléa, Médéa, Blida, Miliana, Cherchell…
Tout compte fait, les écrits consultés sur l’activité artistique d’Edmond Yafil témoignent de sa persévérance et sa soif inextinguible à apprendre la musique classique qu’il a commencé à chérir tout enfant lorsque son père (Makhlouf Yafil) l’emmena écouter les mélodies andalouses dans certains cafés d’Alger, fréquentés par de grands musiciens dont Mohamed Sfindja, l’enfant gâté des citadins.
Ce qui l’amena, plus tard, à transcrire près de 500 airs qu’il prit soin de déposer à la Sacem. Il faut souligner qu’une bonne partie de transcription de ce trésor est l’œuvre aussi de Mohamed Sfindja et du musicologue Jules Rouanet. Ce dernier était chargé de se documenter sur la musique arabe aux fins d’éditer une grande encyclopédie de musique. Après le décès de Mohamed Sfindja, le 30 juin 1908, une guéguerre opposa, par répliques interposées dans la presse, Edmond Yafil à Jules Rouanet sur la paternité de la transcription.
Par : Farouk Baba-Hadji

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