29 août 2007 3 29 /08 /août /2007 19:39

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29 août 2007 3 29 /08 /août /2007 19:30

Temps de cuisson : 20 minutes.

 

Ingrédients :  

  • 6 petits tas de vermicelle vendues tout prêt à l'emploi,
  • 250 grammes d'amandes moulues,
  • 125 grammes de sucre semoule,
  • 1 cuillère à café de poudre de cannelle.

 

Sirop :  

  • Un grand verre d'eau ( 1/4 litre),
  • 500 grammes de sucre,
  • 1 petit verre à thé d'eau de fleur d'oranger.

 

khobizat-ketayef.jpg

 

Préparation :

  • D'abord défaire les petits pains de vermicelle, les arroser très légèrement d'eau de fleur d'oranger Recouvrir d'une moitié le fond Tahmira ou poêle à fond épais bien beurrée auparavant.
  •  
  • Préparer la farce avec les amandes, le sucre, la cannelle en les mélangeant bien. Étaler cette farce sur le lit de vermicelle, recouvrir le tout d'une deuxième couche de vermicelle de manière à avoir une belle galette. Parsemer tout le tour de tahmira, de noisettes de smen.
  •  
  • Dorer à feu réduit, tout en glissant tahmira, sur le feu afin de permettre une cuisson uniforme. Tourner la galette en la faisant glisser sur une grande assiette ajouter du smen pour dorer la deuxième face. La galette doit avoir un léger voile doré.
  •  
  • Préparer le sirop avec le sucre, l'eau, laisser bouillir un instant pour obtenir un sirop léger c'est à dire un sirop pas trop épais, ajouter l'eau de fleur d'oranger. Imbiber la galette de ce sirop encore chaud.

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29 août 2007 3 29 /08 /août /2007 19:28

Temps de cuisson : 30 minutes.

 

Ingrédients :  

  • 250 grammes de farine,
  • 125 grammes de beurre,
  • 1 pincée de sel,
  • 1 œuf ,
  • 60 grammes de sucre.

 

Décor :  

  1. 200 grammes de gelée de fraises ou à défaut de coings.
  2. 300 grammes de fraises.
khobizat-bel-friza.jpg

Préparation :

 

  1. Travailler la farine tamisée, le sel, l'œuf battu avec le sucre et mélanger du bout des doigts, incorporer le beurre en petits morceaux en travaillant toujours du bout des doigts jusqu'à ce que la pâte devienne lisse.
  2.  
  3. Rouler en boule et laisser reposer une heure au frais. Étaler au rouleau, foncer un moule à tarte beurré.
  4.  
  5. Piquer le fond de tarte avec une fourchette couvrir d'une feuille de papier d'aluminium et semer dessus des haricots secs, cuire à blanc à four chaud pendant 30 minutes. Entre temps laver, équeuter et égoutter les fraises.
  6.  
  7. Enfin de cuisson, retirer le papier d'aluminium et les haricots, laisser refroidir quelques instants, napper le fond de tarte, de gelée légèrement réchauffée et garnir de fraises en mettant, d'abord les plus grosses au milieu et le reste tout autour.

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29 août 2007 3 29 /08 /août /2007 19:26

Temps de cuisson : 25 minutes.
 

Ingrédients :

  • 500 grammes de farine,
  • 1 verre de lait,
  • 180 grammes de beurre,
  • 20 grammes de levure du boulanger,
  • 25 grammes de sucre,
  • 1 pincée de sel, 3 œufs,
  • 1 œuf pour dorer.
khobizat-choco.jpg

Préparation :
 

  1. Amener le lait à ébullition et prélever 3 cuillères à soupe, laisser tiédir pour y délayer la levure.
  2.  
  3. Fondre le beurre dans le restant de lait, mettre la farine tamisée dans une sahfa (tasse), creuser une fontaine, mettre dedans le sel, le sucre et les œufs, mélanger et travailler du bout des doigts en ajoutant peu à peu le beurre fondu, joindre la levure délayée tout en pétrissant vigoureusement et en étirant la pâte jusqu'à ce qu'elle se détache du plat.
  4.  
  5. Rouler en boule et laisser lever 2 heures. Diviser la pâte en petites boules de la grosseur d'un œuf Façonner des petits pains en ayant soin d'y introduire une barre de chocolat dans chaque petit pain par une fente faite sur le côté.
  6.  
  7. Bien souder cette dernière, ranger sur une plaque beurrée et laisser reposer encore 1 heure. Dorer au jaune d'œuf Mettre à four préchauffé 25 min à feu modéré.

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29 août 2007 3 29 /08 /août /2007 19:24

version écrite

  1. Temps de cuisson : 45 minutes.

 

  1. Ingrédients:
  • 3 mesures de farine (600 grammes),
  • 1/4 de mesure de smen ou beurre (5 cuillère à soupe),
  • 1 mesure d'eau ( 1/4 de litre),
  • 1 pincée de sel, huile pour friture.

 

khach-khach.jpg


Préparation :

 

  • Mélanger la farine tamisée avec le smen en sablant bien entre les mains asperger peu à peu d'eau en travaillant avec la paume des mains pour obtenir une pâte lisse et suffisamment molle pour l'étendre au rouleau.
  •  
  • La diviser en petites boules et laisser reposer quelques instants.
  •  
  • Saupoudrer de farine un plan de travail, faire des abaisses très fines, découper des bandelettes de 6 cm de largeur environ et de 25 cm de longueur.
  •  
  • Prendre une bandelette de la main gauche laisser glisser environ 6 cm de cette bandelette dans la friture chaude, jeter dessus de l'huile à l'aide d'une cuillère à soupe afin de permettre le développement de petites cloques qui donnent un aspect agréable aux gâteaux.
  •  
  • Laisser glisser la bandelette pour couvrir la partie déjà cuite en faisant un mouvement de va et vient en forme de Z, le gâteau cuit en couche superposée.
  •  
  • Retirer de l'huile et laisser égoutter. En fin de cuisson arroser les gâteaux de miel chaud.

 

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29 août 2007 3 29 /08 /août /2007 19:22

Temps de cuisson : 20 minutes.

 

Ingrédients :  

  • 3 mesures de farine,
  • 1 mesure de smen,
  • 200 grammes de sucre,
  • 1 sachet de sucre vanille,
  • 1 zeste râpé de citron,
  • 1 sachet de levure chimique,
  • 1 pincée de sel,
  • 1 mesure d'eau.

 

Farce :

  • 500 grammes de dattes écrasées,
  • 1 pincée de poudre de clous de girofles,
  • 1 pincée de cannelle, 1
  • cuillère à soupe de smen.

 

kaak-nakache.jpg

Préparation :

  1. Mettre la farine tamisée dans sahfa, arroser de smen fondu et sabler entre les mains pour faire adhérer le corps gras.
  2. Ajouter le sel, la levure, le zeste râpé de citron, le sucre vanillé, bien mélanger le tout. Arroser peu à peu d'eau, tout en pétrissant afin d'obtenir un pâte à la fois molle et lisse. Laisser reposer en attendant.
  3. Nettoyer les dattes, ajouter la cannelle, la poudre de clous de girofles, smen et travailler en écrasant bien les dattes pour avoir une pâte bien lisse.
  4. Faire des petits bâtonnets, reprendre la pâte de farine, en faire des petits rouleaux, les fendre au milieu dans le sens de la longueur, déposer tout le long un bâtonnet de dattes, souder l'ouverture et faire des petits cercles. Travailler tout le pour tour à l'aide d'une pince (Naqach).
  5. Mettre sur une plaque, enfourner à four chaud. Laisser cuire 20 mn. environ. Sortir du four dès que les gâteaux ont une couleur légèrement doré.

 

 

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29 août 2007 3 29 /08 /août /2007 19:19

Temps de cuisson : 20 minutes.

 

Ingrédients :

  • 5 œufs,
  • 200 grammes de beurre,
  • 300 grammes de sucre,
  • 1 kg de farine,
  • 2 sachets de levure chimique,
  • le zeste râpé de 2 citrons bien jaunes,
  • 1 sachet de sucre vanille,
  • 2 jaunes d' œufs pour dorer.
halwat-tabaa.jpg

Préparation :

 

  • Travailler le beurre fondu et le sucre avec un fouet pour obtenir un mélange mousseux, ajouter les œufs l'un après l'autre tout en fouettant. Ajouter le zeste râpé de citrons, le sucre vanille.
  • Incorporer peu à peu la farine tamisée et la levure, travailler du bout des doigts. La pâte obtenue doit être lisse et docile sous la main.
  • Diviser en trois, rouler dans de la farine.
  • Abaisser au rouleau à pâtisserie; les abaisses doivent avoir un 1/2 cm d'épaisseur, découper à l'emporte pièce des gâteaux, de formes variées, dorer au jaune d' œuf.
  • Déposer sur une tôle, introduire au four préchauffé, laisser cuire à feu modéré 20 minutes environ.

 

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29 août 2007 3 29 /08 /août /2007 19:10

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29 août 2007 3 29 /08 /août /2007 17:39

Vidéos de l'époque coloniale  sur l'Algérie

 

 

 

 

Bob Azzem

 

 

Alberto Staifi

 

 

Music-Hall Algérien, Swing, Tango, Rumba, chansonnettes, les années 30, 40, 50, et pieds-noirsMusic-Hall Algérien, Swing, Tango, Rumba, chansonnettes, les années 30, 40, 50, et pieds-noirsMusic-Hall Algérien, Swing, Tango, Rumba, chansonnettes, les années 30, 40, 50, et pieds-noirs
Music-Hall Algérien, Swing, Tango, Rumba, chansonnettes, les années 30, 40, 50, et pieds-noirsMusic-Hall Algérien, Swing, Tango, Rumba, chansonnettes, les années 30, 40, 50, et pieds-noirsMusic-Hall Algérien, Swing, Tango, Rumba, chansonnettes, les années 30, 40, 50, et pieds-noirs
Music-Hall Algérien, Swing, Tango, Rumba, chansonnettes, les années 30, 40, 50, et pieds-noirsMusic-Hall Algérien, Swing, Tango, Rumba, chansonnettes, les années 30, 40, 50, et pieds-noirsMusic-Hall Algérien, Swing, Tango, Rumba, chansonnettes, les années 30, 40, 50, et pieds-noirs

Mohamed Touri : Considéré comme l’un des plus illustres comiques de l’histoire de l’Algérie
Considéré comme l’un des plus illustres comiques de l’histoire de l’Algérie, Mohamed Touri, de son vrai nom Bennassi, est né à Blida le 9 novembre 1914, dans une famille conservatrice.


Ce qui ne l’empêcha pas de s’intéresser tôt au domaine de l’art, y étant irrésistiblement attiré, par sa vocation d’artiste doué de qualités remarquées par son entourage. Notamment son don inné pour faire rire, sa grande taille, ses longs bras, son langage improvisé et sa mine de pauvre type accablé de soucis qu’il assume dignement, ayant vite fait de le placer dans la voie de consécration, qui l’affirmera comme l’un des artistes les plus appréciés de son époque.

C’est en 1928 que Mohamed Touri noua ses premiers liens avec le théâtre en adhérant à la troupe «El Amel» des Scouts musulmans algériens (SMA) de Blida. Il avait alors 14 ans lorsqu’ il s’inscrivit à la formation constituée par Moussa Kheddaoui, le père fondateur de pratiquement toutes les associations de la ville des Roses. Auparavant, Mohamed Touri suivait ses études dans des écoles blidéennes, avant de rejoindre une école de l’association des Oulémas musulmans à Constantine.

Revenant à sa ville natale en 1933, il adhéra à l’association de comédie et de musique «El Hayat» que présidait cheikh Mohamed Lakehal. L’association s’intéressait surtout à la promotion de la musique andalouse et comptait parmi ses adhérents les futurs grands maîtres blidéens de la chanson andalouse, en l’occurrence Dahmane Ben Achour et Mohamed Benguergoura, Blida étant connue en cette période pour être l’une des villes les plus animées en matière d’activités artistiques et culturelles en général.

Gagnant en expérience en matière d’expression théâtrale, Mohamed Touri conçut sa première pièce théâtrale, El Djouhala el medda’ine el ilm (Les prétendus savants) en arabe classique, puis continuant sur sa lancée, il en vint à fonder une troupe de spectacle, la toute première créée à Blida et qui produisit nombre de sketches et pièces théâtrales. Citons, entre autres, Les malheurs du pauvre, composée par Moussa Kheddaoui, mais Mohamed Touri écrivait aussi ses comédies empreintes d’un ton social, exposées dans un premier temps en arabe littéraire.

Mais il dut, par la suite, recourir à l’usage de l’arabe dialectal populaire. A l’instar de ce qu’entreprirent, auparavant, les fondateurs Allalou et Ksentini qui avaient recouru à la langue daridja (dialectal), parler de tous les jours, beaucoup plus par souci de se faire comprendre par les larges couches de la population algérienne que par considération du taux d’analphabétisme élevé dans les milieux populaires.

Car, pour les spécialistes du quatrième art algérien en évolution, le recours au langage populaire était une option stratégique, quand bien même le large public des couches populaires aurait été suffisamment alphabétisé, l’usage du langage littéraire des plus éloquents n’aurait jamais les mots porteurs du dialectal auprès des masses populaires.

Ce qui fut vérifié avec sa célèbre pièce Le Kilo, considérée comme l’une de ses œuvres-maîtresses en arabe dialectal populaire qui contribua à rehausser sa renommée partout où il la présentait, notamment à Alger, Oran, Constantine, etc., suscitant l’admiration du public qui vibrait à ses intonations familières.

Ce franc succès auprès du large public incita Mohamed Touri à poursuivre ses tournées triomphales, tellement l’auteur était apprécié pour le ton hautement satirique de ses représentations donnant à voir, souvent, «les anomalies ou tares d’une société à la recherche d’elle-même». Selon des témoignages d’anciens de la ville des Roses, la plupart du temps, les recettes de ces représentations étaient destinées à des projets de bienfaisance et d’aide à des médersas, notamment durant les fêtes religieuses, dont celle de grande ferveur populaire du Mouloud Ennabaoui.

En 1942, Mohamed Touri décida, sur conseil de Rachid Ksentini, d’aller tenter sa chance à Alger, où l’ambition de monter sur le plancher scénique du grand théâtre de la capitale était soumise à une rude concurrence. C’est que d’autres comédiens faisaient également leurs débuts, et tout autant doués de grandes qualités artistiques, mais cette pléiade d’artistes algériens qui allaient devenir des amis, des frères et sœurs d’un noble métier très chéri, quoique rarement gratifiant au plan socioprofessionnel, savaient se montrer solidaires et s’entraider entre eux. C’était l’époque des débuts de Rouiched interprétant son premier sketch Drafe square dans la troupe de Réda Bey que dirigeait Mahboub Stambouli, ou de Badredine Bouroubi, affûtant dans cette même troupe ses armes de comédien comique et de chanteur-compositeur prometteur.

Ou encore de Sid Ali Houat, dit Fernandel, qui allait faire un tabac avec ses célèbres chansons Yemma, marti ou ana et Balek me’trig (au refrain popularisé, reprenant : Balek me’trig ; Ahou et’tahqiq ; Houma yerf’douk ; Bel’djallala). Durant cette même période, le futur virtuose Hassan El Hassani (dit Boubagra), mettait déjà en place sa troupe théâtrale à Berrouaghia et s’apprêtait à faire une entrée triomphale sur les planches scéniques de la capitale.

Parvenant, pour sa part, à intégrer la troupe théâtrale de la radio que dirigeait Mahieddine Bachtarzi qui le voyait d’un bon œil compte tenu de ses grandes aptitudes artistiques, Mohamed Touri allait d’ores et déjà se mettre sur la voie du grand maestro Rachid Ksentini (à l’instar des deux autres piliers du théâtre algérien, Allalou et Bachtarzi), ne tardant pas à s’affirmer, en plein cœur de la capitale.

Interprétant divers rôles dans le théâtre, il s’illustra notamment dans les représentations Le boxeur, Zaït, Maït ou Neggaz el hit et également dans certaines productions audiovisuelles, entre autres La voleuse de Bagdhad, El Maarouf, Iskafi Misr, et autres spectacles et chansons populaires.

Affûtant ses armes, Mohamed Touri ne cessait de perfectionner son art au fil du temps et parvint à acquérir une grande réputation grâce à ses prodigieuses capacités dans les rôles qu’il interprétait. Dans ses pièces, Mohamed Touri veillait personnellement à ce que le langage populaire utilisé ait constamment des intonations artistiques, aux mots chargés de valeur significative qu’il répartissait en séquences (halqate) et scènes exposées «dans des quiproquos qui s’achevaient toujours par une solution au profit du bien, la société et la vertu spirituelle».

Interprétant des rôles dramatiques que soulignaient son aspect constamment tristounet et son verbiage concis et raréfié alliant à «une sobriété de gestes à un flegme tout britannique», comme on a pu écrire à son propos, c’est tout naturellement que Mohamed Touri allait être surnommé, en 1955, par un journal algérois «le Buster Keaton algérien». Juste appréciation de l’interprétation remarquable d’un comédien qui s’était aguerri au contact des planches depuis des années aux côtés, notamment, de Fatma Rochdi et Mohamed El Kamel, après qu’il s’était confirmé dans son profil artistique de prédilection tout désigné du comique, pour ne pas dire tragi-comique.

Autant dans la vie courante il se caractérisait par un ton naturel, triste, autant il apparaissait comme tel sur scène, renforçant souvent l’intensité dramatique de certaines scènes émouvantes. Et quoiqu’il suscitait les éclats de rire du public autour de lui, faisant crouler toute une salle, il n’esquissait jamais lui-même l’ombre d’un sourire.

Après le débarquement des alliés durant la Seconde guerre mondiale et ses répercussions en Algérie, l’artiste fut contraint, comme tous ses pairs, à interrompre sa carrière artistique et dut reprendre son premier métier de maçon. Mais en 1946, délaissant la truelle, il entreprend une tournée au Maroc en compagnie de la future star Keltoum, s’offrant l’opportunité là-bas de se produire dans plusieurs pièces théâtrales, dont Si El Houari, El Hamel, Le Champion…

En 1947, Mohamed Touri renoua avec le théâtre en Algérie, en participant à des tournées organisées par Mahieddine Bachtarzi, comme il rejoignit cette même année l’Opéra d’Alger dont la section arabe était sous la férule du ténor du théâtre algérien, ce même Mahieddine Bachtarzi que côtoyait, alors, d’autres artistes tels Rouiched, Djelloul Bach Djerrah, Allel El Mouhib et Mustapha Kateb.

L’insurrection nationale déclenchée contre l’occupant colonial français, Mustapha Kateb sera nommé à la tête de la troupe artistique du FLN instituée en 1958 à Tunis, cette même formation à laquelle échut le rôle de contribuer à sensibiliser l’opinion internationale sur la question nationale à travers ses multiples représentations dans plusieurs pays du globe.

Mohamed Touri, qui fut arrêté auparavant en 1956 par les autorités coloniales et incarcéré à Serkadji pour ses principes nationalistes et ses contacts avec des membres influents du Mouvement national jugés subversifs, ne pouvait, de ce fait, faire partie de cette troupe artistique du FLN, tout comme Hassan El Hassani, Tayeb Abou El Hassan, Mohamed Ouniche, et beaucoup d’autres artistes qui étaient soit en détention, soit montés au maquis.

Ce qui expliquerait probablement pourquoi son nom ne figure pas dans la liste des 35 membres de la troupe artistique du FLN du fait de son incarcération ; entre-temps, cette absence ne diminuant en rien le grand mérite du militantisme d’un tel artiste profondément voué à son peuple et à sa patrie. Des sources rapportent qu’à la prison de Serkadji, Mohamed Touri a subi d’affreuses tortures, de l’avis de sa femme qui confirma que son mari aurait été incarcéré et torturé avant et après le déclenchement de la guerre de Libération nationale(1).

Sorti très éprouvé des geôles colonialistes, Mohamed Touri ne survécut pas longtemps aux séquelles des terribles sévices endurés, il rendit l’âme le 29 avril 1959 et fut enterré le lendemain, le 30, dans d’émouvantes obsèques. Le vaillant artiste qui avait servi loyalement l’art et son pays n’avait alors que 45 ans, n’ayant pas eu l’opportunité de voir les lueurs de l’indépendance. Mais il aura légué, auparavant, à la postérité, une vingtaine de pièces théâtrales, une douzaine de sketches humoristiques et quelques adaptations du répertoire universel qui l’ont confirmé dans son rôle de concepteur et interprète professionnel.

Parmi ses représentations où il s’affirma avec brio, on pourra citer Le médecin malgré lui, adapté de l’œuvre de Molière, le sketch Bkhor ya bkhor, etc., et pour ce qui concerne ses nombreuses chansons satiriques, citons Bent El Youm, Flouss, Samba Sambatero, Ya Moul Dar, Debek et Debka, Bouhadba, etc. Suivant l’ordre chronologique des productions de Mohamed Touri, le professeur Bayoudh énumère dans son ouvrage(2), les œuvres suivantes : Pourquoi tu es perdu ?, Au café, Mon bonheur, Docteur Allel, Le Kilo… datant toutes de 1940 ; Hier et aujourd’hui, Salek ya Salek, adaptation de Molière en 1949 et Zat Zalamit en 1951 ; Boukricha, Le Bossu en 1953.

Par ailleurs, Mohamed Touri a campé aussi nombre de rôles dans des productions cinématographiques et télévisuelles, telles que Maârouf, savetier du Caire, tourné au Maroc dans les années 40’ du siècle écoulé. Mohamed Touri repose au cimetière Sidi El Haloui de Blida, la ville des Roses où une salle de spectacle porte son nom(3), en hommage à ce valeureux et noble artiste algérien, réputé de son vivant pour sa grande modestie et son dévouement pour son peuple et sa patrie.

Mohamed Ghriss

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28 août 2007 2 28 /08 /août /2007 19:37

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