9 mai 2007 3 09 /05 /mai /2007 23:08

Ach bik ghodbana

Lamouni fi houbek

Ain souda

Mahla klamek

Alach tfakar fia

Megouani ya nour aini

Ana mada bia

Nar fi galbi

Ana nhab tounsia

Qlaqt ou mellit

Ayounek chabou ldatek

Rah wensitou

Chouft mradi

Staghramt b ghanja

Essad mayhamlou had

Taalilet laaroussa

Gad ma amalt maak

Tah tkhabel hazi hzamek

Hajartani ya khay

Tesfar ou tetghereb

Halilou

Ya hasra kif kounti sghira

Hasna jarti

Ya fatma

idha nebki mine el hijrane

Yali rajelha moghiar

Kholtet las'hab

Ya rabbi hnini

Layem kif errih fel berrima

Ya ness hmelt

Lach tghir aliya

Zaghertou ala benti

Lelguilla sidi khouya

Zine ritou achiya (Goudam dar lihoudi)

Lamodate lamodate (1932)

 

 

 

Cheikh El Afrit (الشيخ العفريت), de son vrai nom Isseréne Israël Rozio, né en 1897 à Tunis et décédé le 26 juillet 1939 à l'Ariana
Né dans le quartier juif de Tunis, son père Sallem Rozio est d'origine marocaine — il vient du village de Mghira près d'Agadir — et sa mère Story Khalfon est d'origine libyenne. Lorsque son père regagne le Maroc, sa mère reste à Tunis avec la charge supplémentaire de deux garçons et une fille nés de deux précédents mariages. De retour à Tunis, son père veut ramener son fils au Maroc mais ce dernier, qui a alors cinq ans, préfère rester avec sa mère dans le besoin.

Ne fréquentant jamais l'école, il vend les pâtisseries au miel préparées par sa mère à travers les ruelles du quartier juif pour aider à nourrir sa famille même si le maigre pécule qu'il ramène ne suffit guère. Aussi loue-t-il ses bras, comme d'autres enfants, pour moudre du café au pilon de bois dans une petite fabrique de torréfaction.

Grâce à sa mère, il apprend à chanter puis participe aux chorales des synagogues. D'anciens artistes juifs lui font partager leur savoir, ce qui permet au jeune Issim de se produire dans les concerts et galas publics et privés où il connaît le succès, notamment grâce à son interprétation de chansons tunisiennes aux paroles coquines. Pour se donner du cœur à l'ouvrage sur son lieu de travail, il fredonne des mélodies et sa voix force l'admiration de ses compagnons qui le surnomment affectueusement El Afrit (« Le Démon »), non dans le sens maléfique du terme mais dans celui de l'excellence dans son domaine, autrement dit « Le Génie », mot qui vient de jinn qui est un synonyme de afrit.

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