24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 19:52
 

De son vrai nom Sa­lo­mon Am­zel­lag, ce mu­si­cien de confes­sion juive, a du­rant soixante ans, en­ri­chi le pa­tri­moine de la mu­sique tra­di­tion­nelle ma­ro­caine, no­tam­ment le mal­houn et la mu­sique ma­roco-an­da­louse, ini­tia­le­ment conçue à Sé­ville et Gre­nade (Es­pagne) dans l'An­da­lou­sie mu­sul­mane avant la fin du XVe siècle. « Sami al-Magh­ribi s'est illus­tré par­ti­cu­liè­re­ment par des chan­sons po­pu­laires ba­sées sur une grande culture ar­tis­tique, et qui, mal­heu­reu­se­ment com­mencent à dis­pa­raître de la scène ma­ro­caine», a es­timé dans une dé­cla­ra­tion à l'AFP Tou­ria Ha­draoui, l'une des re­pré­sen­tantes de la mu­sique mal­houn.

Né en 1922 à Safi (Maroc), la fa­mille de Sami s'ins­talle quatre ans plus tard à Rabat où à l'âge de sept ans, il in­tègre un groupe de mu­si­ciens dans le quar­tier juif de la ville. Il ap­prend en­suite à jouer du oud (luth), un ins­tru­ment qu'il va per­fec­tion­ner au Conser­va­toire de mu­sique de Ca­sa­blanca. A 20 ans, il quitte le com­merce pour se dé­dier en­tiè­re­ment au chant et à la mu­sique, en in­ter­pré­tant par­ti­cu­liè­re­ment les qa­çaids (poèmes) de Sidi Qad­dour Al Alami, de Mo­ha­med Bens­li­mane et d'autres grands té­nors du mal­houn.

Parmi les chan­sons qui lui ont valu la cé­lé­brité, fi­gurent Ben­sous­san, poème écrit par Be­nye­chou ainsi qu' al-Kawi et Mal hbibi malou, Hal ar yal attar. Du­rant son par­cours, Samy al-Magh­ribia contri­bué à la ré­no­va­tion de la chan­son ma­ro­caine, no­tam­ment aux côtés d'un autre chan­teur juif ma­ro­cain Salim Hi­lali. Samy al-Magh­ribi était père d'un gar­çon et de cinq filles qui l'ont ac­com­pa­gné dans un cer­tain nombre d'oeuvres mu­si­cales.

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Published by Bob_A_A - dans Salon de Musique
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