L'armée d'Afrique à Alger (1950) : Cette vidéo de l'INA montre un défilé solennel dans les rues d'Alger en 1950, illustrant les différents régiments (Zouaves, Tirailleurs, Spahis).
Contexte et composition
L'Armée d'Afrique, créée après la conquête d'Alger en 1830, était une force unique composée de :
Unités indigènes : Tirailleurs algériens et Spahis.
Unités européennes : Légion étrangère, Zouaves et Chasseurs d'Afrique.
émission de musique , hit parade des chansons Algériennes ,réalisée par Aziz Smati et Hakim Laroussi
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Souad Massi naît le 23 août 1972 à Bab el-Oued, dans le quartier de Saint-Eugène d'Alger. Issue d'une famille modeste de six enfants, son père travaille à la Compagnie des eaux et écoute la musique traditionnelle algéroise, sa mère plutôt Brel et James Brown. Ses oncles sont jazzmen, ses frères musiciens. La petite Souad découvre d'abord les chansons du maître du chaâbi El Hachemi Guerouabi. Puis vient le rock dont ses cousins sont fervents et la musique américaine, le R&B et la pop qu'elle découvre au gré des passages à la radio. Naturellement têtue et rebelle, c'est alors un vrai garçon manqué et elle préfére jouer au football avec ses camarades que de s'occuper de tâches ménagères.
Son frère aîné, qui est compositeur, va l'inscrire à l'association de l'Ecole des beaux-arts d'Alger pour y apprendre la guitare pendant trois ans. Elle suit des études de musique classique, de solfège et de musique arabo-andalouse. Ces années d'études lui apprennent la rigueur des compositions et le sens de l'instrumentation juste. Un ami qui possède une collection de vieux disques country des années 40 lui fait alors découvrir cette musique et elle va s'inspirer de la reine de la country music des années 80, Emmylou Harris, pour parfaire son style.
Triana d'Alger
En 1989, elle commence par arpenter les scènes, guitare à l'épaule. Parrallèlement, elle accompagne le groupe de flamenco Triana d'Alger avec lequel elle fait des spectacles et des apparitions à la télévision algérienne. Mais dans ces années noires de l'Algérie (94-96), rien n'est facile pour les artistes avec le couvre-feu, moins de lieux pour se produire et les salles de spectacles qui ferment les unes après les autres. Souad est alors découragée et prête à abandonner sa carrière.
Heureusement, ayant suivi les conseils de sa mère, elle a passé son bac et obtenu un diplôme d'état d'urbanisme. Elle commence à travailler dans un bureau d'études d'urbanisme tout en écrivant et composant ses propres chansons, des poèmes d'amour souvent tristes.
Elle qui adore le folk, la country, Kenny Rogers et Stevie Wonder est contactée par le groupe de rock algérois, tendance hard, Atakor. En pleine crise d'adolescence, elle devient la guitariste égérie du groupe, découvre AC/DC et Metallica, apprend le rock, la pop et joue dans les festivals. Le groupe sort une première cassette en 1997 qui atteint des records de ventes. Ce passage dans Atakor sera la thérapie dont Souad a besoin pour revenir à ses premiers amours musicaux.
Mais les affaires se compliquent pour Souad qui n'arrive pas à concilier vie professionnelle (elle continue de travailler dans son cabinet d'urbanisme) et carrière artistique. Elle décide donc de quitter sa carrière d'ingénieur.
Souad
En 1998, Souad sort sa première cassette au titre éponyme sur le marché algérien qui renferme six titres où elle revient à la country music. Cette cassette est une oeuvre intimiste, à l'ambiance très folk et d'où se dégage le titre Bye Bye My Love aux couleurs des… bayous de la Louisiane, ballade country de haut vol chantée en arabe et anglais. Une vraie première en Algérie pour ce style de musique. En pleine vague de jeel music (pop orientale), Souad Massi fait preuve d'une originalité qui étonne, n'hésitant pas à pasticher le célèbre "Crocodile Rock" d'Elton John et à mettre une touche de flamenco de ses débuts dans un Tequiero (Je t'aime) à l'ambiance calypso-salsa. Auteur de ses textes, compositeur de ses chansons, Souad est toute étonnée d'attirer parmi son nouveau public, des quadragénaires amateurs de protest songs et qui avaient découvert Joan Baez dans les années 70 lors de sa visite dans l'Algérie socialiste.
En janvier 1999, lorsqu'elle est invitée à Paris pour participer à un festival intitulé Femmes d'Algérie, Souad Massi ne sait pas que son destin est en train de basculer. Cette première édition de ce festival parisien se déroule dans l'ambiance festive du Ramadan. Des artistes venues de toutes les régions d'Algérie se retrouvent pour chanter et militer contre les intégrismes. Le répertoire et le charisme de Souad font un tel tabac que ses qualités arrivent aux oreilles du directeur artistique d'un des labels d'Universal Music (Island-Mercury) qui n'hésite pas à signer cette jeune inconnue pour la réalisation d'un premier album.
Raoui
Après deux années de maturation, "Raoui" (Le conteur) sort en mars 2001, objet musical tout en douceurs et inquiétudes, enraciné dans les tourments de l'Algérie et les plaisirs mélodiques de l'Occident. En quinze jours elle enregistre dans les conditions du live ce premier album avec la complicité du producteur Bob Coke qui a notamment travaillé avec Ben Harper. Naviguant entre rock et traditions, cet album révèle au grand public une artiste qui aborde des styles aussi éloignés que le chaâbi et le folk rock américain, mélangeant instruments électriques et acoustiques aux mélopées qu'elle chante de sa voix pure et bouleversante.
Dès les premières notes de "Raoui", la chanson qui offre son titre à l'album, Souad Massi nous emporte dans son orientalisme si désorientant, comme le dit son amie tunisienne Amina. Mais on trouve aussi des effluves de reggae dans "Khsara Aalik", des parfums des îles du Cap-Vert dans Hayati, des épices de raggamuffin dans Denya comme la beauté d'une ballade chantée en français "J'ai pas le temps" que n'aurait pas renié Françoise Hardy.
Après ce premier album, Souad Massi écume les scènes de l'Hexagone, enchaînant les premières parties (Idir, Saez, Orchestre National de Barbès, Geoffrey Oryema), donnant plus de 200 concerts. D'ailleurs, après avoir fait salle comble à La Cigale de Paris, elle se retrouve six mois plus tard en vedette à l'Olympia.
Avec plus de 80.000 exemplaires vendus, ce premier opus réalisé en Europe est une véritable réussite et le talent de Souad est reconnu puisqu'elle reçoit en 2002 le Prix de la Chanson Etrangère décerné par l'Académie Charles Cros ainsi que le Prix du Haut Conseil de la Francophonie pour son album "Raoui".
Pour se faire connaître auprès d'un plus large public, sa maison de disques l'incite à enregistrer des duos avec des artistes de son catalogue. Le premier est enregistré en 2001 avec Marc Lavoine sur le titre "Paris" de son album éponyme, un des grands succès de l'année 2002. Souad enregistre ensuite avec Ismaël Lô une reprise fort réussie de "Noir et Blanc" de Bernard Lavilliers. Puis, elle reprend avec Florent Pagny "Savoir aimer", sur son album-compilation 2 dans lequel il réinterprète ses grands succès avec les plus jolies voix du moment.
Deb
Deb, qui devait s'intituler initialement "Moudja", sort en France le 25 mars 2003. Ce deuxième album est un mélange des univers musicaux qui ont baigné sa carrière. Musique arabo-andalouse, chaâbi, rock, folk sont toujours présents, mais Souad modernise cette fois-ci sa world music et cet album devrait lui permettre une véritable reconnaissance internationale, notamment dans les pays anglo-saxons où "Raoui", son premier album a été très bien accueilli.
Souad Massi entamme dès le début mars une grande tournée française qui passe le 30 avril à l'Olympia, avant qu'elle ne reprenne la route jusqu'à la fin de l'année pour une tournée qui outre l'Hexagone, passe par le Cameroun, le Soudan, la Hongrie, la Pologne, l'Espagne, le Canada et les Etats-Unis.
"Deb" est en 2003 l'album de "world music" le plus vendu en France, et il est nominé aux Victoires de la Musique 2004 dans la catégorie Meilleur album world. Alors que dans l'Hexagone sa renommée n'est plus à faire, Souad Massi repart en février 2004 écumer les pays du monde entier : les pays d'Europe occidentale (Italie, Allemagne, Belgique, Espagne, Portugal…), puis l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Dans les pays anglo-saxons, la critique qualifie sa musique à la croisée des chemins entre musique algérienne et chanson française. La présence sur son album de collaborations et de rythmes africains incite même certains commentateurs à voir en Souad Massi un symbole de ce que peut être le melting pot parisien.
Exil et nostalgie
Lors d'une escale en Tunisie, Souad l'exilée retrouve un peu des sensations de sa jeunesse algérienne. De retour en France, la nostalgie qui ne l'a jamais quitté ressort au grand jour, l'artiste décide d'en faire le thème central de son troisième album. Celui-ci s'appelle alors "Mesk Elil", l'odeur du chèvrefeuille, cette plante méditerranéenne qui au printemps, révèle au promeneur son odeur subtile.
Elle y parle de la maison de son grand père dans "Dar dgedi", de son frère resté au pays pour s'occuper des charges de la famille ("Ilham"), de ce que peuvent ressentir deux anciens amants lorsqu'ils se revoient ("Denya Wezmen"). Cet album est aussi traversé par la douleur de l'exil et de l'éloignement comme sur le raï de "Khalouni", ou encore avec la chanson "Kilyoum". Mais cet album est aussi le fruit de cet exil, et des rencontres qu'il a rendu possible : ainsi "Kilyoum" est un chaâbi algérois métissé de morna capverdienne. On retrouve sur cet album les voix de Daby Touré, Manu Katché et Pascal Danae. Le grand percussionniste Mino Cinelu et le guitariste de Salif Keïta, Djely Moussa Kouyaté ont aussi participé à cet album.
"Mesk Elil" se démarque alors des précédents opus par un environnement musical beaucoup plus riche et ouvert sur le monde que Souad Massi n'a pas cessé de parcourir ces dernières années. Souad se produit le 21 novembre au Casino de Paris. Puis débute une tournée au début de l'année suivante.
Décembre 2005
MHD feat.Nassim Djezma
Give Me SOMETHING
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Chikh M'hamed el Kourd (1885-1951) الشيخ محمد الكرد
éditions Baidaphone
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Célèbre compositeur et musicien multi-instrumentiste, grand maître du Malouf, Cheikh M'hamed El Kourd, de son vrai nom Mohamed Benamara, est né dans la vieille ville d'Annaba le 2 août 1895. L'enfant de Bône manifesta très tôt sa passion pour la musique et adopta le Tar pour accompagner ses mélodies. Pendant la Première Guerre mondiale, il est mobilisé en Allemagne où il continua à pratiquer son art. Durant son périple à travers les pays d'Europe et d'Orient, il fréquenta de grands maîtres de la musique arabe de Syrie, d'Egypte, de Tunisie, de Turquie et notamment du Kurdistan où il fit connaissance avec la musique kurde et où il hérita par la même occasion le surnom "d'El Kourd" (le Kurde) qui deviendra à jamais son pseudonyme d'artiste. Son parcours initiatique inspiré d'une musique universelle lui permit de développer sa création musicale au rythme des notes de son nouveau compagnon de musique, le piano dont il devient un virtuose et d'acquérir la notoriété en l'intégrant pour la première fois dans un orchestre de Malouf. Ses compagnons de musique et les mélomanes l'avaient surnommé "les doigts d'or". L'œuvre de Cheikh M'hamed El Kourd compilée sur près d'une cinquantaine d'opus démontre remarquablement sa contribution à la musique classique algérienne. Il prendra conscience très tôt de la nécessité de pérenniser un art millénaire transmis jusque-là uniquement par voie orale. C'est ainsi qu'il commença très vite à consigner des pièces rares de cette musique arabo-andalouse dans une maison d'édition parisienne "Beidaphone" où il enregistra "Man frag ghzali", "Salah Bey", "Haramt bik nouâssi", "Farakouni" et "Âynine lahbara", les premières chansons à être reproduites sur le support le plus en vogue à l'époque, le disque "78 tours", qui venait à peine de remplacer le gramophone. Les plus anciens évoquaient le souvenir d'une foule cosmopolite qui sortait, chaque soir, pour l'écouter. Le 10 octobre 1951, sa voix et son vieux piano s'éteignirent définitivement. Un grand nombre de mélomanes continuent de nos jours à puiser dans son riche répertoire et à lui vouer un véritable culte, notamment le défunt Hassen El Annabi, Layachi Dib, son neveu Hamdi Benani et beaucoup d'autres chanteurs et musiciens annabis. L'association musicale "El Kourdia" tente de pérenniser et d'honorer sa mémoire.
le regretté M’hamed El Kourd né dans la vieille ville de Annaba le 2 août 1895. Jeune, il avait bourlingué un peu partout à travers le monde, fréquenté et côtoyé les grands maîtres de la musique arabe de Syrie, d’Egypte, de Tunisie puis ceux d’Europe, notamment de Turquie et d’Allemagne, cet enfant prodige de Bouna des années 1940, ce spécialiste du tar était devenu virtuose du piano appelé « les doigts d’or ».
Lorsque El kourd, se promenait dans les rues de Annaba, ls femmes , à son passage, lançaient des youyous, lui; modestement baissait la tete et continuait sa route ..
je rappelle que le flutiste de Mhamed el kourd, est l'oncle de Hamdi Benani..