6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 18:59

 

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3 janvier 2008 4 03 /01 /janvier /2008 13:17
Ali Benhadj, cofondateur du Front islamique du salut (FIS, dissous)

"Il faut trouver, d'urgence, une solution politique en Algérie"

Le Monde, 9 février 2008

L'Algérie est secouée depuis plusieurs mois par des attentats kamikazes revendiqués par Al-Qaida au Maghreb islamique. Comment réagissez-vous à ces attaques ?

Rien n'assure qu'il s'agisse d'Al-Qaida. Plusieurs membres du gouvernement algérien disent qu'ils ont eux-mêmes des doutes. Je crois, pour ma part, qu'Al-Qaida a une existence dans les médias en Algérie, non sur le terrain. Mais cela arrange le pouvoir de le faire croire, comme les Etats-Unis qui lui donnent une importance surdimensionnée.

Qu'il s'agisse ou non d'Al-Qaida, vous ne condamnez donc pas explicitement ces attentats kamikazes ?

La solution n'est pas de critiquer ou de condamner. Il faut régler le problème à la racine, c'est-à-dire trouver une solution politique. On ne peut pas se contenter d'une réponse strictement sécuritaire et transformer Alger en une gigantesque caserne. J'ai transmis des propositions au président Bouteflika. Il ne m'a pas répondu. Je suggère un congrès qui rassemblerait tous les partis politiques, FIS compris, pour discuter des problèmes de l'Algérie. Et si le pouvoir refuse de discuter avec moi, qu'il le fasse avec d'autres, des personnalités qui ont une dimension nationale ou historique.

A qui pensez-vous ?

Je pense à des figures comme Aït Ahmed (dirigeant du Front des forces socialistes, FFS), ou Taleb Ibrahimi (président du parti Wafa, non légalisé), Mouloud Hamrouche (ex-premier ministre, réformateur), Abdelhamid Mehri (ex-secrétaire général du Front de libération nationale, FLN, ancien parti unique), ou encore Ali Yahia Abdenour (avocat et ex-président de la Ligue algérienne de défense des droits de l'homme). Il y a des points communs entre ces hommes : ils appellent tous à une solution politique, et ce sont de vrais démocrates. Ils veulent que tous les partis et le peuple participent à la conduite de l'Algérie, et pas seulement un petit groupe qui s'est accaparé toutes les richesses.

Si vous arriviez au pouvoir aujourd'hui, seriez-vous toujours favorable à la création d'un Etat islamique ?

Nous croyons toujours à une république islamique, basée sur les préceptes du Coran et de la sunna du Prophète, selon lesquels le pouvoir doit être choisi par le peuple. Nous sommes pour le multipartisme et voulons combattre l'injustice sociale ainsi que les atteintes aux libertés. Quant aux relations avec les pays étrangers, elles doivent se faire sur la base d'intérêts réciproques, dans la transparence et le respect.

A ce propos, j'ai été très choqué d'entendre le président français déclarer, il y a quelques jours, qu'il soutenait ceux qui avaient commis le coup d'Etat de 1992 en Algérie, alors que le FIS (Front islamique du salut) avait gagné démocratiquement, par les urnes. Selon M. Sarkozy, l'Algérie menaçait d'être dirigée par les talibans ! C'est une insulte et de la provocation ! On ne peut pas transposer en Algérie ce qui se passe en Afghanistan. Le président français commet une ingérence dans les affaires intérieures algériennes et est mal renseigné sur le FIS : ceux qui ont été élus sous notre étiquette en 1990 et 1991 étaient des intellectuels, pas des talibans ! Quand il est allé en Arabie saoudite - pays où l'on coupe la main des voleurs -, M. Sarkozy n'a pas traité le roi Abdallah de taliban !

Beaucoup tentent d'assimiler le FIS à Al-Qaida. Mais le FIS a été créé en 1989, donc bien avant Al-Qaida, qui est né en 1998. Nous ne nous en sommes donc pas inspirés et n'avons pas le même cheminement.

Qu'est devenu votre fils Abdelqahar, âgé de 19 ans ? L'année dernière, vous soupçonniez la Sécurité militaire algérienne de l'avoir enlevé. Mais une vidéo circulant sur Internet le montre en armes, au maquis...

Il faudrait s'assurer de l'authenticité de cette vidéo. Mon fils a disparu en octobre 2006. Tous les scénarios sont possibles. Je n'exclus rien. Je ne sais même pas s'il est vivant. Mais s'il était vrai qu'il soit monté au maquis, j'en rendrais le pouvoir responsable, de façon directe ou indirecte. Les jeunes Algériens sont manipulables, en l'absence de perspectives. C'est le désespoir qui les pousse à prendre le maquis ou à mourir en traversant la mer à bord d'embarcations de fortune...

Que pensez-vous du projet de révision de la Constitution dont il est actuellement question en Algérie ?

La Constitution n'est pas un jeu. Ce n'est pas à une minorité dictatoriale de décider de sa révision, mais au peuple. Et le but doit être de renforcer le pouvoir de la population, non celui du président. Ceux qui poussent M. Bouteflika à faire un troisième mandat sont ceux qui dirigent le pays. Mais le peuple en a assez du "système". Il faut d'urgence trouver une solution politique, sinon ce sera l'explosion. Et celle-ci débordera les frontières de l'Algérie.
Propos recueillis par Florence Beaugé

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6 octobre 2007 6 06 /10 /octobre /2007 13:51


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13 août 2007 1 13 /08 /août /2007 11:50

 

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9 août 2007 4 09 /08 /août /2007 21:54

EXCLUSIF LE FIGARO Réfugié à Londres, l’ancien patron du groupe algérien Khalifa s’explique sur ses relations avec Alger et dénonce le procès de ses anciennes sociétés qui se tient à Blida.

 
LE FIGARO – L’empire que vous avez créé en quelques mois en 1997 s’est effondré comme un château de cartes en quelques jours en 2003. Pourquoi cette chute?
 
Rafic KHALIFA – À la sortie de l’insurrection islamiste, l’Algérie était prête pour la conquête de l’Ouest. Il n’y avait rien, tout était à faire. L’empire est né avec un investissement initial de 10 millions d’euros. Il s’est écroulé à la suite d’un complot politique orchestré par le président Bouteflika. Nos relations n’étaient pas bonnes lorsqu’il est arrivé au pouvoir en 1999, mais elles se sont arrangées. On est devenus amis par la force des choses pour le bien de l’Algérie.
 
Des personnalités sont intervenues pour sceller la paix. La difficulté est venue de l’impossibilité de travailler avec lui, car il change d’avis en permanence. Tous ses premiers ministres le savent. Chirac aussi a pu s’en rendre compte avec son projet de traité d’amitié qui lui a valu en fin de compte des insultes du président algérien.
 
Vous avez travaillé pour la présidence?
 
Les carences de l’Algérie étaient telles que le groupe devait se substituer à l’État. Nous étions obligés d’assumer des responsabilités qui en principe ne nous concernaient pas. On subventionnait un nombre invraisemblable d’institutions. On a même financé le ministère des Finances. Les demandes affluaient de partout. Abdelaziz Bouteflika m’a demandé de l’aide à propos de plusieurs dossiers, comme des contrats d’achat d’armes à l’étranger, d’achat de voitures blindées sur recommandation en Israël ou des questions d’image et de communication aux États-Unis. Le problème est qu’il ne tient pas sa parole. Il peut dire une chose et son contraire, au risque de se griller dans le monde des affaires, en particulier chez les Anglo-Saxons.
 
La chute de Khalifa serait le simple résultat d’une incompatibilité d’humeur?
 
Un conflit de personnes peut déboucher sur une guerre. Bouteflika voulait ma peau et a demandé à Chirac de l’aider. J’ai compris en septembre 2002 que le vent avait tourné avec la distribution à la presse française d’un rapport de la DGSE consacré à mon groupe. La divulgation délibérée de ce «document» a semé le trouble parmi mes partenaires commerciaux. Dans le même temps, mes difficultés ont commencé en Algérie. Ils essayaient de bloquer le groupe avec des méthodes mafieuses et barbouzardes. Puis, j’ai été «flingué» officiellement le 3 mars 2003, le jour de l’arrivée triomphale de Chirac en Algérie.
 
L’affaire a-t-elle une dimension politique?
 
Certainement. J’étais en désaccord avec Bouteflika sur le fonctionnement du pays. Et lui ne supportait pas ma puissance économique. Il pense que l’Algérie lui appartient. L’Algérie n’appartient à personne, mais personne n’a le courage de lui dire. C’est trop dangereux. Bouteflika était convaincu que je voulais sa place. Il s’était mis dans la tête que l’armée me présentait comme un recours et un gage de stabilité… Il reste que la justice algérienne vous juge pour escroquerie.
 
Ce procès est une production hollywoodienne avec Bouteflika dans le rôle du producteur et du réalisateur. Il signe même les cascades. On parle de faillite alors qu’il n’y a pas eu de faillite; on explique que j’ai monté une banque avec une hypothèque truquée de maison familiale; on affirme que la banque prenait les intérêts des boîtes publiques pour les virer sur les comptes des PDG. La banque avait 7.000 employés. Elle représentait American Express, MasterCard, Western Union, et du jour au lendemain on affirme que tout était bidon. C’est une mascarade. Demain, ils vont m’accuser d’avoir volé la Joconde. Le procès n’a d’autre but que de marteler que je suis le plus grand escroc de la planète.
 
Pourquoi ne pas vous défendre en Algérie?
 
Vous rigolez! Ce pays est une dictature, une république bananière où le président concentre les pouvoirs.
 
Le dossier jugé en Algérie a-t-il été nettoyé de noms «sensibles»?
 
C’est une certitude. La chambre d’accusation a, par exemple, escamoté le dossier de l’agence de Koléa de ma banque pour une raison simple : l’actuel ministre de la Justice, Tayeb Belaïz, y détenait un compte avec un crédit bancaire. Il a été effacé car cela aurait fait mauvais genre. Je pense que le ministre de la justice a eu peur que son nom apparaisse.
 
Des listes de personnalités impliquées dans le scandale circulent. En les protégeant par votre silence, ne participez-vous pas à ce que vous appelez une «mascarade»?
 
Je n’ai pas de liste mais je connais les noms de quelques-uns de mes clients. Je n’ai aucun deal avec le pouvoir. Les autorités ne ménagent pas leurs efforts pour m’avoir: ils ont proposé aux Britanniques des champs pétroliers en échange de mon extradition, mais ça ne marche pas, car les dossiers sont fabriqués.
 
Aviez-vous beaucoup d’amis dans les cercles influents d’Alger?
 
Je connaissais tout le monde. J’ai connu le général Larbi Belkheir dans le cadre de mon travail. Il était le chef de cabinet du président. On parlait de l’Algérie et de la m… dans laquelle était l’Algérie.
 

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 20:25

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 17:32

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8 juillet 2007 7 08 /07 /juillet /2007 18:10

Enquête sur le scandale de l'affaire Khalifa .. les généraux ..etc..

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5 juillet 2007 4 05 /07 /juillet /2007 11:36

 

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4 juillet 2007 3 04 /07 /juillet /2007 20:48

تلمسان من خلال آثارها الاسلامية
ساهم في وضع المادة الثقافية  سليم كلالشة
تنفيد و تعليق عبد المجيد حروز


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