né à Jijel en 1936...
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| Ana nhabek | Ouine enbatou | ||
| Abqao ala khir | Ouahd el ghoziel | ||
| Amchi ya rassoul | Ouine rak | ||
| Alalla ilali | Pot pourri | ||
| Ahlan oua sahlan | Rimoun rametni | ||
| Alik ma nasbar | Samai andalou | ||
| Bienvenue Abiadi | Selli Houmoumek (zidane) | ||
| Choucha ya choucha | Selli houmoumek | ||
| Dor diha ya chibani | Touchia (zidane) | ||
| El Maricane | Touchia raml maya | ||
| El ouard yeftah | Touchia (sika) | ||
| Farahtni | Ticaraca tchoub | ||
| Kaliftou bil badri | Ya lalla Moulati | ||
| Meklassate 1 & 2 | Ya maalem *** | ||
| Ne dis rien | Ya Ochaq + Rimoun Rametni |
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Maurice el Medioni rencontre Blaoui Houari & Cheb Khaled
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Dans la série de 4 épisodes (2003), "Portraits Croisés", 4 visages de l'Algérie, Chapitre 1 : Maurice el Medioni |
/image%2F1046062%2F20210317%2Fob_25c589_ob-893751-maurice-el-m.jpg)
Maurice est le neveu de Messaoud el-Medioni, plus connu sous le nom de Saoud l’Oranais, un grand nom du hawzi raflé à Marseille, déporté avec son fils en mars 1943 et disparu dans le camp de Sobibor. Né en 1928 en Algérie, ancien tailleur à Oran qu’il quitte en 1961, Maurice el-Medioni, qui s’est fait un prénom comme pianiste, joue à mêler tout ce qui l’a nourri depuis un demi-siècle : boogie-woogie, rumba cubaine, raï, andalou, hawzi, chant hébraïque et variétés françaises d’avant-guerre. Durant sa longue carrière, cet autodidacte a joué avec les plus grandes noms de la chanson juive d’Afrique du Nord comme Lili Labassi, Line Monty, Lili Boniche ou Blond-Blond. Il fut en outre, avec feu l’Algérien Mustapha Skandrani, l’un des musiciens attitrés de Reinette l’Oranaise.
Etabli à Marseille à partir de 1967 où il travaille dans la confection, sur les routes chaque fois qu’on a sollicité son piano, Maurice el-Medioni a enregistré et publié Café Oran, Samai andalou et Pianoriental, il décéde en Mars 2024.
Le piano dans la peau
“Je suis issu d’une famille musicienne, raconte Maurice El Medioni. Mon oncle paternel Saoud El Medioni, dit Cheikh Saoud l’Oranais, était le professeur de Reinette l’Oranaise et de Lili Boniche.”
“À neuf ans, j’ai eu l’immense surprise de trouver à la maison un piano, que mon frère aîné avait acheté au marché aux puces. L’instrument sonnait comme une vraie casserole. Je m’y suis mis malgré tout et, huit jours plus tard, je jouais des deux mains sans avoir jamais pris aucun cours.”
Oran. Entre deux navigateurs américains en 1942
à l'âge de 14 ans. © DR
À “l’école” des Américains
“Le 8 novembre 1942, les Alliés débarquent en Afrique du Nord. J’étais alors un petit Gavroche. Je n’allais plus à l’école, simplement parce que, étant Juif, on m’en avait renvoyé en 1940.”
“J’avais quatorze ans quand les Américains ont débarqué. Avec eux, j’ai commencé à fréquenter les bars et les 'Red cross', qui étaient les lieux de rencontre pour soldats américains. La compagnie d’un gamin de mon âge qui savait jouer du piano, ça les mettait en joie. De temps en temps venaient des soldats noirs qui savaient jouer le boogie-woogie et j’ai découvert cette musique. Je les regardais et, de retour à la maison, je tapais de la main gauche le boogie-woogie dans les graves et je faisais des variations à la main droite.”
“À Oran, il y avait aussi un corps d’armée américain de Porto Rico. C’est en les côtoyant que j’ai connu la musique latine : rumba, chachacha… J’ai donc appris le jazz et le latino avec les soldats américains, qui me chantaient les airs de chez eux.”
Café Oran
“Après le départ des Américains, j’allais régulièrement au café Salva pour jouer à la belote. Mais mes camarades venaient me trouver en me disant : 'Allez Maurice, laisse tes cartes et vient plutôt nous jouer un boogie-woogie ou une rumba !' Et je le faisais.”
“Un jour, trois jeunes Maghrébins qui m’avaient vu jouer sont venus me demander de les accompagner sur du raï. J’ai proposé aux trois chanteurs, qui étaient aussi percussionnistes, que nous montions un groupe. Ils m’ont enseigné le raï et je leur ai appris à jouer la rumba, en utilisant la derbouka comme un bongo latino-américain, en ajoutant des claves et des maracas. C’est ainsi que j’ai mélangé au raï des rythmes latinos et du boogie-woogie, créant un nouveau style.”
Maurice Medioni et Lili Labassi
© DR
De l’Opéra d’Oran à l’exil
“J’ai cessé de jouer au café en 1950, quand Blaoui Houari, chef d’orchestre reconnu, est venu me chercher. Il m’a dit : 'Maurice, ta place n’est pas au café, mais parmi nous, en tant que soliste de l’orchestre oriental de l’Opéra d’Oran'. J’ai donc commencé à jouer avec son orchestre, ainsi qu’avec l’ensemble du directeur musical de l’Opéra d’Oran, le grand chanteur de musique classique andalouse Mahieddine Bachtarzi, également directeur d’une société musicale largement ouverte aux femmes et dont 70% des adhérents étaient des Juifs d’Alger, la Moutribia ('qui suscite l’émotion'). De grands chanteurs comme Lili Labassi ou Sassi en sont issus.”
“J’ai quitté Oran en 1961 pour aller me fixer en Israël. Mais j’y ai vécu sept mois sans pouvoir m’acclimater. J’avais quitté l’Algérie avec tellement de peine et de contrariété qu’il s’en est suivi un ulcère d’estomac. Je souffrais du mal de mon pays… J’ai alors décidé de me fixer à Marseille en attendant de retrouver Oran. C’était en mai-juin 1962 et des amis m’ont fermement dissuadé de retourner dans une Algérie qui était à feu et à sang, prise entre les attentats du FLN et la politique de la terre brûlée de l’OAS.”
En 1950. © DR
Avec les Orientaux de Paris
“J’ai alors décidé d’aller vivre à Paris, où je pouvais exercer mes deux activités : mon métier de tailleur et la musique, qui venait en seconde position. J’ai pris contact avec Blond-Blond, à l’époque le chanteur fantaisiste de l’orchestre de Missoum, seul chef d’orchestre maghrébin qui faisait des émissions à la radio française. J’ai intégré l’orchestre grâce à Blond-Blond, qui peu après a fait entrer un guitariste du nom de Gaston Ghrenassia, futur Enrico Macias.”
“En 1962-64, je travaillais au cabaret Le Poussin Bleu, près des Folies Bergères. J’étais l’accordéoniste de Sami El Maghrebi, de Lili Labassi et de Blond-Blond, qui se produisaient dans cette boîte, où je travaillais tous les soirs. De temps en temps venaient nous rendre visite Reinette l’Oranaise ou Lili Boniche, lequel avait dû abandonner la musique en professionnel depuis qu’il avait épousé une comtesse… On faisait des bœufs entre nous jusqu’au matin.”
Marseille et le retour de flamme
“Parallèlement, je continuais mon métier de tailleur, que je ne voulais pas abandonner. Mais cette double activité me fatiguait beaucoup, si bien qu’en 1964, j’ai commencé à diminuer mon activité musicale au bénéfice de mon métier de tailleur. En 1967, je suis descendu au soleil de Marseille, où j’ai acheté un magasin sur la Cannebière en association avec mon frère aîné. J’ai réduit mon activité musicale à 90%. ”
“En 1984-85, Reinette l’Oranaise a été réhabilitée par les artistes musulmans, qui reconnaissaient en elle une digne héritière des grands maîtres du 'haouzy', répertoire intermédiaire entre classique et populaire. J’ai eu le privilège d’être à ses côtés au théâtre de La Bastille, puis en tournée européenne, lorsque sa carrière a redémarré. Quant à moi, j’ai décidé de profiter de ma retraite pour me consacrer à la musique. J’ai ainsi enregistré mon premier CD, Café Oran, en 1997.”
© François Bensignor
Le couronnement d’une carrière
Depuis lors, Maurice El Medioni n’a plus cessé de jouer en France et dans le monde, accompagnant Lili Boniche et se produisant sous son propre nom. Son deuxième album pour le label berlinois Piranha Records a été enregistré en 2005 à New York en étroite collaboration avec le percussionniste et arrangeur cubain Roberto Rodriguez.
Ce dernier raconte : “J’étais très ému quand j’ai rencontré Maurice pour la première fois à Paris, en 2005. Nous voilà, un Juif algérien d’Oran arrivé à Marseille via Paris et un Cubain d’El Vedado, La Havane, arrivé à l’East Village de Manhattan via Miami Beach. L’une des premières choses que Maurice m’a dite avec son accent franco-algérien passionné était : 'Roberto ! On va faire de la musique exquise. Les gens de ton pays et les gens de mon pays sont des gens magnifiques !' J’ai commencé à me détendre. À partir de ce moment précis, j’ai su que c’était le début de quelque chose d’extraordinaire.
Mustapha Skandrani, l'un des piliers de la musique andalouse et populaire algérienne né le 17 novembre 1920 à la casbah (Alger).Très populaire compositeur et pianiste qui avait entamé à "Nadi Et-Taraqi" avec comme enseignants Mohamed Benteffahi et les frères Mohamed et Abderrezak Fakhardji. Skandrani jouait plusieurs instruments entre autres le violon, la kouitra, la mandoline et le piano, un instrument qui l'accompagnera toute sa vie après avoir réussi à l'introduire comme élément de base dans l'orchestre chaâbi et andalou. Il a par la suite remplacé El-Anka comme chef de l'orchestre populaire
et se consacre en même temps à l'enseignement de son art auprès du Conservatoire d'Alger.Mustapha Skandrani nous a quité à l’âge de 85 ans en Octobre 2005.
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Au début des années 90, pour des raisons que l'on ne s'explique toujours pas, Lili Boniche est sorti des oubliettes de l'histoire de la musique. A peine plus ridé qu'aux temps bénis de ses plus grands succès, la démarche parfois incertaine mais toujours aussi pimpant, il est revenu sur le devant de la scène. Et il obtient aujourd'hui une audience qu'il n'avait jamais atteinte. La vie de celui que l'on surnomme le crooner de la casbah ressemble à un scénario. Et pourtant tout est vrai… Lili Boniche est né en 1921 à Alger, de parents juifs originaires de Petite-Kabylie Akbou. Alger la Blanche, Alger sa ville. A l'âge de 10 ans, il quitte le domicile familial pour suivre l'enseignement d'un maître du haouzi, Saoud l'Oranais. A ses côtés, il apprend pas à pas le répertoire de la musique arabo-andalouse, côtoie la célèbre Reinette l'Oranaise et devient un virtuose du oud. Un jour, il n'a alors que 15 ans, il débarque à Radio Alger et, avec tout le culot propre à son âge, propose un projet au directeur. Celui-ci est emballé et lui octroie une émission hebdomadaire. Porté par son succès naissant, le jeune Lili Boniche compose chanson sur chanson et les interprète en direct à l'antenne : "Elles me venaient comme ça, sans réfléchir " raconte-t-il. Peu à peu, il crée un style (typique de la musique populaire algéroise) où se mélangent flamenco, arabo-andalou, paso doble, mambo et tradition juive. Il devient une star à Alger puis à Paris.Dans les années cinquante, il rencontre une comtesse : "Elle était belle, riche et folle de moi", se souvient-il en souriant ; il l'épouse illico. La version officielle veut que la belle ait été terriblement jalouse de toutes les femmes (à l'époque, on ne disait pas encore les "groupies") qui tournaient autour de son chanteur de charme et ait obligé le crooner d'Alger à raccrocher. Mais on murmure que l'étoile de Lili Boniche commençait à faiblir et qu'il a préféré se reconvertir dans les affaires pour assurer son avenir. Il achète quatre cinémas à Alger et devient un homme d'affaires prospère. Mais la tourmente gronde en Algérie et, à l'indépendance, le gouvernement lui confisque ses salles. Ainsi que nombre de ses coreligionnaires, il s'installe en France et repart à zéro. Il ouvre un restaurant -avec succès- puis se reconvertit en représentant de matériel de bureaux. Comme tous ceux qui ont tout perdu au moins une fois dans leur vie, il évoque aujourd'hui tout ceci sans fausse honte, avec même une once de regret et de fierté. "C'est la vie, sourit-il". Mais le démon de la scène ne l'a pas quitté et il se produit constamment dans les mariages et les barmitsva (équivalent des premières communions chrétiennes). Aux débuts des années 90, toute une génération de réalisateurs redécouvrent ses chansons et les utilisent dans les bandes sonores de leurs films. "Le Grand Pardon", "La vérité si je mens", "Mémoires d'immigrés" : à travers le cinéma, Lili Boniche retrouve les lettres de noblesse que sa comtesse l'avait contraint à abandonner. En 1998, il sort un album intitulé "Alger, Alger" produit par… le patron d'une maison de couture. Le succès est mitigé mais l'américain Bill Laswell reprend la production et la machine repart. Un concert plus ou moins privé à l'Elysée-Montmartre (célèbre salle parisienne, plus dévolue au rock'n roll qu'à la romance), une prestation mémorable lors des Belles Nuits du Ramadan… et l'histoire reprend, comme si le conteur reprenait sa lecture exactement là où il l'avait laissée. A l'aube de ses 70 ans, Lili Boniche peut se targuer d'avoir rempli l'Olympia, de rassembler un public qui va bien au-delà de la communauté juive et de faire danser différentes générations de juifs, de catholiques et de musulmans qui tanguent en cadence, unis par la musique d'un crooner oriental aux allures de rocker suranné.
Avec son album 2003, Oeuvres récentes produit par Jean Touiton, Lili Boniche a voulu sortir du strict cadre de la chanson judéo arabo andalou. A ses côtés on retrouve des musiciens d'exception venus d'horizons très variés Mathieu Chedid alias M, Jean Pierre Smadja alias Smadj de DuOud, le batteur Manu Katché, l'ex bassiste d'Eliott Murphy et des Modern Lovers Ernie Brooks ou encore Jean-Baptiste Mondino qui signe les guitares d'une chanson et la pochette. A la même époque le spectacle les Orientales imaginé par le groupe marseillais Barrio Chino rend hommage à la chanson francarabe et reprend bien sûr nombre standards de Lili Boniche. Dans la foulée un concert à Mogador est filmé et sort l'année suivante en DVD.
Mondomix
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Une autre biographie :
Avec sa dégaine de rocker de la casbah, guitare électrique en bandoulière, il était le dernier géant du genre « françarabe ». Ou plus exactement du « judéo-chaâbi » de Bab-el-Oued pimenté de roucouleurs alliages de cha-cha-chas, tangos et paso-dobles. Lili (pour Elie) Boniche (son vrai nom kitch d’origine espagnole) nous a quittés le 6 mars 2008 à l’âge de 87 ans, suivi quelques jours après par son épouse de 80 ans. Le plus étonnant, c’est que la nouvelle n’a dépassé le cercle de ses proches que le 19 mars. Il est vrai que l’auteur du fameux Et l’on m’appelle l’Oriental repris par Enrico Macias, et le très glamour interprète des versions arabes de Bambino ou de C’est l’histoire d’un amour éternel et banal, ne donnait plus de concerts depuis plusieurs années.
Lui qui avait emballé François Mitterrand venu l’écouter au Soleil d’Alger, l’ancien cabaret du faubourg Montmartre, fut, bien avant l’explosion raï, l’un des premiers à chanter en arabe sur les ondes et les scènes hexagonales avant de conquérir le Japon, les Etats-Unis, et de nourrir nombre de musiques de films avec ses derniers albums, produits par Bill Laswell. Une de ses chansons les plus récentes résonne comme un testament : « Il n'y a qu'un seul Dieu/ Rer Rabé ouahed / Toi tu pries assis, moi je prie debout/ Que tu sois Blanc ou Noir ou café au lait, ça ne t'empêchera pas de faire olé, olé. »
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Paroles e la chanson de Lili Boniche "Ana fil hob"
أنا في الحب ماذا عديت
سهرت الليالي و ماذا قاسيت
هطلوا دموعي و بكيت
خبيت سري و كميت
هذي قصتي في الحب
أنا سبابي في الحب نظرة
ألقيتها تبعت الجرة
ملكتني و سكنت قلبي
خلاتني بحبها مسبي
راه بي عالم ربي
و بحبها أنا اللي رضيت
منهو اللي يشفق على حالي
نبات نحسب نجوم الليالي
ما نرقد ما يجيني النوم
أو ما علي حتى لوم
كي نشوفها يزولو لهموم
آه يا ربي واش قاسيت
site officiel de Lili Boniche : site officiel : http://www.lili-boniche.fr/biographie
* éditions Pathé, Dounia
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Né à Oran, Albert Rouimi, dit Blond- Blond, car il est albinos, est très tôt fasciné par la musique. A Paris, dans les années 30, il participe à des radio-crochets. Il y interprète Maurice Chevalier, Charles Trenet ou Juanito Valderama, la star du flamenco. De retour à Oran en 1939, sa rencontre avec Lili Labassi marque son répertoire qui s'oriente vers un mélange de registres : classique et fantaisiste. En 1946, à Paris, il met l'ambiance en compagnie de vedettes, comme Line Monty, au Soleil d'Algérie, célèbre cabaret oriental de la capitale. En 1950, il trouve le succès populaire avec son titre "L'Oriental". Pendant dix ans, il passera à El Djezaïr, cabaret parisien du Quartier Latin. Au cours des années 1960, il partage son existence entre soirées privées, fêtes de mariage et cabarets à la mode. Il meurt en 1999. Il est le plus fantaisiste des chanteurs judéo-maghrébins (il est l'auteur entre autres de l’inénarrable Viens à Juan-les-Pins, et de l'interprétation des "Merguez" à la façon et avec l'accent de Maurice Chevalier).
سليم الهلالي, (né Simon (Shlomo) Halali à Annaba en 1920 - Cannes 2005), nom de sa mère : Allouche éditions Pathé
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Quelques chansons de Salim Halali en Français (Some songs of Salim Halali in French)
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Yiddish Mama..
Salim Halali est né à Bône (Annaba) en Algérie le 30 juillet 1920, d'une modeste famille de boulangers, originaire de Souk Ahras ? berceau d'une des plus grandes tribus Chaouia, les Hilali. Très jeune, il quitte ses parents et débarque à Marseille en mars 1934 d'un bateau "moutonnier". Il "monte" à Paris pour l'Exposition universelle de 1937. Il y commence une carrière de chanteur espagnol. C'est sa rencontre avec les chanteurs Bachtarzi Mahieddine et Mohamed Elkamal qui marquera le début d'une carrière fabuleuse de chanteur oriental.
En 1938, il fait la tournée des capitales européennes avec la troupe de Mahieddine et, la même année, il se produit dans un spectacle grandiose dans le plus grand cinéma de Marseille, place du Théâtre. Il ne tarde pas à "monter en flèche". Malgré son amour pour le chant espagnol il est resté très attaché à la musique algérienne et il détiendra le record de la vente des disques en Afrique du Nord.
En 1940 il fut sauvé des camps de concentration grâce à l intervention de Si Kaddour Benghabrit, recteur de la Mosquée de Paris, qui lui délivre une attestation de conversion à l'islam au nom de son père et qui pour corroborer cela, fait graver le nom de son père sur une tombe abandonnée du cimetière musulman de Bobigny. De plus il le fait engager au café de la Mosquée de Paris où il s'est produit régulièrement avec des artistes aussi importants qu'Ali Sriti et Ibrahim Salah. En 1947, il crée un cabaret "Ismaïlia Folies" dans l'hôtel particulier de Ferdinand de Lesseps, avenue Montaigne à Paris. En 1948, il en crée un second, "Le Sérail", rue du Colisée.
En 1949, au sommet de sa carrière, il choisit de vivre au Maroc où il est, comme partout, reçu dans les grandes familles. Il installe à Casablanca un des plus somptueux cabarets du monde, "Le Coq d'Or" avec six salons décorés de draperies tissées d'or et de meubles Louis XV authentiques. A cette époque il est souvent allé à Tunis pour engager des artistes chanteurs et musiciens, entre autres "la grande dame" de la chanson tunisienne, Chafia Rochdi, à laquelle il vouait une admiration sans bornes.
En 1965, il se retire à Cannes dans une magnifique villa où il vit entouré d'oeuvres d'art et de bibelots rares. La passion de la chanson ne l'ayant jamais quitté, le voilà en 1970 qui entreprend une deuxième carrière, cette fois en français, avec une musique qui reste néanmoins très influencée par la musique arabe. C'est la première fois qu'un chanteur oriental tente de faire carrière en Europe en y apportant ce qu'il y a de mieux dans la musique arabe, le rythme et le raffinement de la mélodie. La parution d'un disque chez Polydor en 1970 fut suivie par un grand gala dans une salle inhabituelle pour la musique de variétés: "la salle Pleyel", réservée d'ordinaire aux divas et autres grands interprètes de musique classique. La salle était comble le soir de cette première internationale mais le public habituel de Salim, qui lui faisait fête, le tira insensiblement vers ses grands succès de la musique arabe.Le lendemain, la presse unanime ne tarissait pas d'éloges sur la nouvelle étoile que le monde occidental venait de découvrir. Les radios et la télévision firent le siège de l'artiste pour obtenir une interview ou pour l'intégrer dans leurs grandes émissions. Salim fut terrorisé par cet assaut médiatique qui dérangeait la retraite dorée qu'il s'était construite dans sa grande villa de Cannes.
Fuyant la vie trépidante qui risquait de devenir la sienne, il préféra retrouver sa vie paisible et tranquille, ne donnant accès à personne dans sa vie privée et ne prenant de "bain de foule" que de temps à autre, selon son bon plaisir et non par obligation professionnelle. Il indemnisa totalement la compagnie de disques pour les frais engagés et reprit sa liberté .
Il avait consacré près de quarante ans à la musique maghrébine qu'il avait servie avec tout son talent, suscitant des vocations et une multitude d'imitateurs qui ne se cachaient pas pour lui emprunter un style qui a marqué toute une génération ou puiser allègrement dans son répertoire. Bien des artistes, dont Enrico Macias, n'ont fait que suivre une voie toute tracée. Depuis les années 70, il n'a jamais cessé d'enregistrer des chansons, dépensant des sommes colossales pour monter d'abord un studio à Cannes et ensuite un autre à Paris, pour son plaisir personnel. Il y passait des nuits entières et y conviait les meilleurs musiciens arabes et espagnols. Mieux encore, le "métier" aidant, sa voix et son art se sont affirmés, apportant à son interprétation une souplesse et une sûreté infinies et faisant de lui un artiste inégalable.
En dehors de ses activités d'antiquaire, où il a montré un goût sûr et délicat, il n'a jamais refusé de faire des galas sur la Côte d'Azur, à Paris, au Maroc, à Montréal. Sa spécialité était l'animation des mariages des grandes familles du monde arabe: le roi du Maroc qui avait pour lui la plus grande admiration l'a convié au mariage de sa fille aînée, lui faisant un pont d'or. Pour cerner ce personnage hors du commun, je vous invite à vous reporter à ce que dit de lui un journaliste canadien, Nighthawk, de la Gazette de Montréal, qui a assisté au spectacle que Salim a donné en novembre 75 à Montréal, Place des Arts, devant mille huit cents personnes: "Ses chansons sont presque toutes arabes, avec une touche de modernisme, dans le style qui a donné naissance au flamenco. (...) Salim Halali est énergique, dynamique, plein de charme et il établit une relation très intime avec son public, à la façon de Manitas de Plata. Il entre en discussion avec un spectateur, tourne un compliment à une dame au milieu d'une chanson. Il s'arrête pile dans une chanson triste et s'embarque sur un solo de daraboukha qui fait naître des battements de mains dans le public, dans une frénétique accélération de rythme. Il s'investit totalement dans son chant, se donne dans la joie avec des caprices d'enfant gâté. (...) Il vocalise sur chaque syllabe et les variations se succèdent en une arabesque fleurie dans une orgie de couleurs.(...) D'une chanson française assez pauvre quant au texte, (...) il a su faire un kaléidoscope de sons d'une durée de quinze minutes. Il connaît à la perfection tous les secrets du chant oriental".
Voici donc, pour finir de retracer cette carrière éblouissante, un dernier album consacré à "Salim Hilali au Maroc". pays où il a résidé pendant plus de dix ans. Il y est présenté les oeuvres typiquement marocaines qu'il interprétait régulièrement au "Coq d'Or" et dans ses galas au Maroc et à l'étranger.
SALIM HALALI EST DECEDE LE 25 JUIN 2005 A VALLAURIS
QUE SON AME REPOSE EN PAIX!
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| Mais qu'est ce que tu me veux ? | |||
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| émission TV avec Fréderic Mitterrand , (1998), invités Blond Blond & Lili Boniche | Nous, les gitans (Alberto Spadolini, 1950), Line apparait vers la 12e minute , |
Line Monty de son vrai nom Éliane Serfati (née à Alger en 1926 - décédée à Paris en août 2003) est une chanteuse française d'Algérie de confession juive. On lui doit des standards comme Ana louliya, Ektebli chouiya, Ana ene hobbek, Berkana menkoum, Khadahtini (Tu m'as trahi), Alger, Alger, Laissez moi vivre,Ma guitare, mon pays, Ya oummi. Le répertoire de Line Monty comprend des styles variés comme le chaâbi, des rumba francarabes très populaires. L'Orientale est une chanson rendue célèbre par Line Monty.
Biographie
Née dans une famille de mélomanes algérois, qui appréciait autant le registre traditionnel algérien que la mélodie occidentale, elle est donc tout aussi attirée par la chanson réaliste française (Damia, Marjane, Édith Piaf) que par les mélodies orientales d'Oum Kalthoum ou Mohammed Abdel Wahab.
Après des cours de chant et de diction, elle se lance, et récolte rapidement une moisson de succès. Avec sa diction impeccable et sa voix chaude (pimentée de mélismes qui révèlent aux amateurs une ascendance méditerranéenne), elle renouvèle le genre réaliste dans la lignée de chanteuses comme Damia ou Marjane.
Elle obtient le prix Edith Piaf, puis le premier prix de l'Olympia, accumule les tubes dans les music-hall et dans les cabarets des quartiers chics. Elle défend ainsi les couleurs de la chanson française dans le monde entier, Canada, États-Unis (à New York, elle tiendra un club en vogue pendant une dizaine d'années), Amérique Latine, Allemagne, Hollande et Moyen-Orient.
En Égypte, son ami Farid El Atrache lui fait répéter une de ses compositions et les Égyptiens, ignorant qu'elle possède aussi cette culture écoutent « la Française qui chante si bien l'arabe ». Oum Kalsoum et Mohammed Abdel Wahab se déplacent.
Sa carrière bascule lorsqu'un ami lui propose L'Orientale (composée par Youssef Hagège), un morceau « francarabe » et, séduite par ses nuances, elle l'enregistre et en fait un titre populaire, souvent repris par d'autres artistes. Ses admirateurs lui réclament de plus en plus de chansons traditionnelles algériennes et elle met un point d'honneur à aligner d'autres couplets à succès : Ektebli Chouïa (Écris-moi de temps en temps), Ana Louliya (Je suis la femme simple).
Line Monty va réduire son répertoire français et alterner les chansons du patrimoine algérien avec de nouvelles compositions écrites sur mesure pour elle.
autre biographie :
née en 1926 et décédée à Paris en 2003) dans une famille mélomane qui appréciait autant le registre traditionnel algérien que la mélodie
occidentale. Mais, c'est vers une troisième forme de musique qu'elle s'oriente : la chanson française.
Après des cours de chant et de diction, elle se lance, et récolte rapidement une moisson de succès. Avec sa diction impeccable et sa chaude voix (pimentée de mélismes qui révèlent aux amateurs une ascendance méditerranéenne), elle renouvèle le genre réaliste dans la lignée de chanteuses comme Damia ou Marjane.
Elle obtient le prix Edith Piaf, puis le premier prix de l'Olympia, accumule les tubes dans les music-hall et dans les cabarets des quartiers chics.
Elle défend ainsi les couleurs de la chanson française dans le monde entier, Canada, États-Unis (à New York, elle tiendra un club en vogue pendant une dizaine d'années), Amérique Latine, Allemagne, Hollande et Moyen-Orient.
Au pays des pyramides, elle fait sensation : son ami Farid El-Atrache lui fait répéter une de ses compositions et les Égyptiens, ignorant qu'elle possède aussi cette culture, se bousculent pour aller écouter « la française qui chante si bien l'arabe ».
Oum Kaltoum et Mohammed Abdelwahab se déplacent...
Sa carrière bascule lorsqu'un ami lui propose « 1'orientale », un morceau « francarabe » et, séduite par ses nuances, elle l'enregistre et en fait un titre populaire, souvent repris par d'autres artistes.
Ses admirateurs lui réclament de plus en plus de chansons traditionnelles algériennes et elle met un point d'honneur à aligner d'autres couplets à succès : « Ektebli Chouïa » Ecris-moi de temps en temps), « Ana Louwlia » (Je suis la femme simple)...
Line Monty va réduire son répertoire français et alterner les chansons du patrimoine algérien avec de nouvelles compositions écrites sur mesure pour elle.
Sa beauté, une présence étonnante, acquise à l'école du cabaret (le public présent lors d'une de ses rares apparitions - c'était à l'occasion du Festival de la danse de Montpellier , en a gardé un souvenir ému), ajoutent à ce folklore une touche hollywoodienne... pour soigner les langueurs d'un auditoire plongé dans la nostalgie et l'exil...
La chanson orientale aura-t-elle connu une interprète plus glamoureuse ?
Hélène Hazéra
Hélène Hazera, rédactrice chargée de l’émission Chanson Boum (axée sur la chanson française oubliée) sur France Culture.
éditions Pacific, RCA, disues Lili Labassi ; (né en 1897 à Sidi Belabbes - dcd en 1969 à Nice)
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Musique Judéo-Arabe, Lili Labassi, & Mahieddine Bachtarzi, en 1934 à Nice, France (Document rare !)
éditions polyphon
| Ana Louliya | |
| Aadrouni ya sadate | |
| Achqi fezine nsaha | |
| A mandra nchouf b aini lahbab | |
| Belleh ya ben el ouarchane | |
| Fel Mnem | |
| Fnit wach ma issebarni | |
| istikhbar arraq - Nechki lelleh men blani | |
| Kif Aamali ou hilti | |
| Lik nechki | |
| Li Yaachaq hram | |
| Mazal hay mazal | |
| Men Zinou n'har el youm (El Houd) | |
| Nar el bine Ergat | |
| Nar oualfi | |
| Nechkor el karim | |
| Nhabak nhabak+Seli houmoumek | |
| Qoum (koum) Tara | |
| Qalbi belhob sar mafni | |
| Redjli Mchat bya ou sebti aini | |
| Saadet el qalb el hani | |
| Saadi rit el barah | |
| Yabiadi ya ness (1934, 1er 45 T de sa carrière) |
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paroles de la chanson "Qom Tara"
| يانديم هيا للبستان نغنموا في الدنيا ساعة المليح يعجبني سهران * حينْ يَقول سمعًا و طاعة |
دابا تلقحْ وَرْقة الجَوز * جا بشير الخير إليها و الرياض يعجبني ملوان ماحسنه فصل الخلاعة |
قم ترى براعم اللوز تندفق عن كل جهة جاء نسيم سقطها في الحوز و الندى كبب عليها |
| Le port des amours (film biographique) | Rencontre de Reinette l'Oranaise et Blanc Blanc, stars juives d'avant indépendance de l'Algérie avec Cheb Sahraoui, star du Rai Algérien, d'aprés indépendance.. vidéo immortalisée par : Lutherking |
(1915–1998) - Interprète
Née en 1915, dans une famille juive, à Tiaret (grande cité de l'Ouest algérien), Sultana Daoud est, toute petite, atteinte de cécité. Elle apprend le cannage des chaises à l'école des aveugles, une tâche ingrate qui désespérait sa mère. Celle-ci, soucieuse de l’avenir de sa fille, lui fit cette recommandation prémonitoire : « Je veux que tu aies un métier qui t’égaye tout en égayant les autres. » Elle ne croyait pas si bien dire. A seize ans, l’adolescente est confiée au maestro Saoud qui tenait un café à Oran, rare lieu de rendez-vous de tous les mélomanes, les musiciens, les paroliers et les vedettes locales - les théâtres sous contrôle colonial refusaient toute expression algérienne. Emerveillée et troublée à la fois par son entrée dans un cercle exclusivement réservé aux valeurs confirmées, Reinette devient très vite l’élève attitrée de Saoud. L’apprentissage du classique est ardu et exigeant comme elle aime à le rappeler.
Unique femme donc à être admise dans le cénacle, elle s’en tirera par étapes, avec brio et talent. Pour parfaire son éducation musicale, elle s’initie à la derbouka, ce qui lui permet d’acquérir le sens du « mizân » (la mesure) et la maîtrise du chant. Puis, elle tâte de la mandoline, mais elle ne la ressent pas ; alors, sur proposition de son génial professeur, elle se tourne vers le luth, et là se produit une symbiose idéale avec cet instrument. Heureuse de ses progrès, Reinette ne peut exulter car son cher maître affiche son intention d’ouvrir un établissement à Paris. Elle l’y suit mais, rapidement, la nostalgie prend le dessus. A son retour, elle continue à travailler avec les mêmes musiciens, dans le même café que gérait désormais un neveu de Saoud. Hélas, elle apprend que celui qu’elle vouvoyait et vénérait par-dessus tout avait « disparu » dans les camps nazis. Elle exprimera son chagrin à travers le poignant morceau « Nechkar el Karim » (Loué soit le Généreux).
Peu après la fin de la Seconde Guerre mondiale, Reinette s’installe à Alger, là où se trouve l’association andalousophile « El Fekhardjia ». Elle écoute passionnément la radio quand elle passe des mélopées algériennes et admire particulièrement Mohamed Belhocine (père de Hamid, le tromboniste de Kassav’) qui acceptera de devenir son maître. Reinette devient célèbre et participe tous les mardis à des émissions radiophoniques rassemblant les meilleurs artistes du chaâbi algérois et de l’andalou. Plus tard, elle intègre l’orchestre de Hadj El Anka, le fondateur du chaâbi de la casbah, entourée par des choristes de renom avec lesquelles elle avait débuté. Jusqu’en 1962, année de son exil douloureux vers la France, elle porte la bonne parole algéro-andalouse.
Installée à Romainville, en région parisienne, avec son mari et percussionniste Georges Layane, elle sort de sa paisible retraite dans les années 80 pour séduire à nouveau ses anciens fans et conquérir un public jeune et fasciné par son ton caustique et son bonheur de jouer irradiant.
Reinette a chanté pendant plus d'un demi-siècle les trésors classiques de la tradition arabo-andalouse, du folklore oranais, du chaâbi et quelques compositions réactualisées. Son nom, jusqu'à son dernier soupir en 1998, revendique fièrement son appartenance régionale.
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« الـرَّبِيعْ قَدْ أَقْبَـلْ يَا إِنْسَـانْ * هَذَا هُوَ فَصْلُ الخَلاَعَة
يَـا نَدِيمْ هَيَّـا لِلْبُسْتَـانْ * نَغْنَمُوا فِي الدُّنْيَا سَاعَـة
قُمْ تَـرَى دَرَاهِمَ اللَّـوْزْ * تَنْدَفِـقْ عَـنْ كُلِّ جِهَة
وَالنَّسِيمْ سَقَّطْهَا في الحَوْزْ * وَالنَّـدَى كَـبَّبْ عَلَيْهَا
بَدَتْ تَلْقَحْ وَرْقَـةُ الجُوزْ * جَاء بَشِيـرْ الخَـيْرْ إِلَيْهَا
الرِّيَاضْ يَعْجَـبْنِي مَلْوَانْ * مَا احْـسَنُه فَصْلُ الخَلاَعَة
يَا نَدِيمْ هَيَّـا لِلْـبُسْـتَانْ * نَغْنَمُ في الدُّنْـيَا سَـاعَة
أَجِ تَرَى يَا مَنْ هُو يَعْشَقْ * اِمْلاَ لِـي كَاسَ الحُـمَيَّا
وَالزَّهَرْ في الرَّوْضِ يْعَـبَّقْ * رِيحُـهُ رِيــحٌ ذَكِـيَّة
وَاليَمَامِ في الغُصْنِ يَـنْطَقْ * عِشْقَـتُه هَاجَتْ عَلَـيَّ
المَلِيحْ يَعْجَـبْنِي نَشْـوَانْ * حِينْ يَقُولْ سَمْـعًا وَطَاعَة
يَا نَدِيمْ هَيَّـا لِلْـبُسْـتَانْ * نَغْنَمُ في الدُّنْـيَا سَـاعَة
قُمْ تَـرَى الاَوْرَاقَ تُعَرْبِدْ * والهزاير في حليها
وَالطُّيُورْ الكُلُّ تُنْشِدْ * تَقْرَا قُلْ هُوَ الله عَلَيْهَا
يَا مَلِيحْ امْلَى وَجَدِّدْ * هَذَا هُوَ فَصْلُ النَّزِيهَة
المَلِيحْ يَعْجَـبْنِي سَهْـرَانْ * حِينْ يَقُولْ سَمْـعًا وَطَاعَة
يَا نَدِيمْ هَيَّـا لِلْـبُسْـتَانْ * نَغْنَمُ في الدُّنْـيَا سَـاعَة »
L'un des porte-parole de la chanson judéo-arabe s'est éteint le 31 aout 2011 en France où il vivait depuis longtemps.
Il est l'une des voix remarquables de la musique algérienne. René Perez est un chanteur algérien d'origine juive. Né le 25 février 1940, «c'est une voix qui s'éteint et c est une pierre du mur de notre patrimoine» affirment ses admirateurs. René Perez pour ceux qui ne le connaissent pas encore ce sont toutes ces belles chansons que fredonnaient nos grands-mères jadis. L'andalou à l'état pur qui rappelle immanquablement une autre diva de cette époque-là Fadila Dziria.
On citera Ouahch el habayeb, Rimoun rametni, El youm rit ezzine, Ya bellaredj, Bnat el youm, Elli mektoub mektoub, Qoum tara, Fidar el habib, ou encore Mchate aliya.
«Ce n'est pas mal du tout, il a une très belle voix Rene Perez, on se croirait à une soirée andalouse dans les guinguettes du bord de Marne», souligne sur le Net un fan de cet artiste légendaire. C'est le 1er septembre que René s'en est allé rejoindre tous ses amis musiciens
Chaâbi algérien, pour rappel, il avait participé en 2007 à l'aventure musicale et artistique El Gusto, lancée par Safinez Bousbia, une femme irlandaise-algérienne, après qu'elle a été introduite dans le genre chaâbi trois ans auparavant par un musicien dans la Casbah d'Alger, la capitale algérienne.
Un projet phénoménal auquel Damon Albarn, le chanteur du groupe britannique Blur, s'était impliqué dans la promotion.
Chant des contes d'amour et d'exil pour le trille des mandolines et au rythme des percussions arabes, 40 maitres de chaâbi algérien, une tradition séculaire de musique folk, ont été réunis après des décennies pour une tournée dans quatre pays.
«Aussi, saisi par la curiosité au sujet de la tradition musicale, qui a vu son apogée à Alger dans les années 1940 et 1950, elle décide de partir à la recherche des artistes qui ont fait sa renommée.». «Je voulais juste les remettre en contact L'idée du film et l'album sont venus plus tard», explique Safinez Bousbia dont le projet ressemblait à celui du film réunissant les membres de Cuba, le Buena Vista Social Club. Aussi, parmi les artistes qui ont pris part à ce fantastique voyage, René Perez, qui a pu retrouver ses anciens compagnons de route, vieux amis et collègues musiciens dont le chanteur Luc Cherki, Ahmed Bernaoui, et Maurice al-Medioni. Aujourd'hui, René Perez n'est plus, mais son répertoire et sa voix, désormais entrés dans l'histoire sont indémodables, tant que les gens continueront à fredonner joyeusement ses anciens tubes... Ses chansons, combien d'artistes algériens les avaient accaparées et interprétées sur scène ou à la télé? Preuve s'il est en de l'immense talent de René Perez, symbole de joie et de tolérance d'une époque révolue qui ne reviendra plus...
Quotidien , l'expression, Algérie
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