Fella Ababsa sans soutien-gorge, Cheb Abdou porte 1 kilo d'or, et Cheba Zahouania danse
Cheb Abdou anime un mariage à Oran, an 2000
Cheb Abdou, Mariage (entre femmes)
<p>Cheb Abdou est un personnage atypique de la scène raï algérienne. Contrairement a beaucoup de chanteurs de sa génération émigrés en France, il a choisi de continuer à enchanter les cabarets d'Oran. Les prestations de celui qu'on surnomme déjà le "Boy George algérien" sont toujours détonantes. Démonstration...<br />
Né Niar Abdel Moutaleb, rien ne prédestinait Cheb Abdou, jeune aide comptable, à devenir la nouvelle étoile du Raï. En 1997 il s'arrache à cette vie un peu "terne" avec son premier titre "madre madre" qui le propulse à la tête des charts algériens. Abdou chante l'amour sous toute ses formes, et fustige les jalousies, celles qui ont, peut-être, coûté la vie, à Cheb Has ni pour qui Abdou a une admiration sans borne : "Celui qui n'aime pas Has ni, n'aime pas la musique !". Résolument du coté des raï lovers, Abdou n'en oublie pas néanmoins d'être original. Il remet au goût du jour le raï roots des meddahates. Mais le jeune chanteur excelle particulièrement sur scène, et dans les cabarets d'Oran où il donne la mesure de ses talents. L'atmosphère est déjà chaude lorsque Cheb Abdou arrive sur la petite scène du Divan du monde, vers 2 heures du matin. On commence à s'impatienter. Le DJ a déjà bien chauffé la salle à coup de gros tubes de khaled ou de Mami. Mais le personnage qui va se présenter sur la scène n'a rien à voir avec ces gros calibres du pop-raï. Pas de grand orchestre mais un accompagnement minimal deux claviers et une derbouka (percussions orientales).Le look est plutôt sobre ce soir : sous un costume noir un T-shirt moulant à paillettes. Au bout de 10 minutes, Abdou tombe la veste et le spectacle commence, ondulations frénétiques, déhanchements saccadés d'une féminité entièrement assumée. Il est rejoint sur scène par une quarantenaire frétillante, le chanteur est à son aise. Pendant quasiment deux heures, Abdou va se lâcher.<br />
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Ne m'appelez pas Cheb, mais Cheikh ! Cheb Abdou revendique haut et fort l'héritage des maîtres, mais surtout des maîtresses du Raï, les meddahates. Ces cheikhates chantaient des textes parfois impudiques pour la plus grande joie de l'auditoire, accompagnées simplement de percussions, et exclusivement pour un public féminin. Abdou a grandit au milieu des femmes, dans les pattes des cheikhates qu'il suivait dès l'âge de 12 ans dans les fêtes et les mariages. Mais à la différence de certains chanteurs de raï Abdou n'est pas un pilleur il revendique et rend hommage à ces sources, Remitti, Djenia, Rabia…</p>
CHABA ZAHOUANIA (Cheba), de son vrai nom Halima Mazzi est née en 1959 à Oran d'un père marocain et d'une mère algérienne. D'abord chanteuse dans un ensemble féminin de meddahates, c'est en 1981 qu'elle réalise son 1er enregistrement. La reconnaissance arrive 5 ans plus tard avec "Khâli ya khâli" (Mon oncle, oh mon oncle, 1986) qu'elle interprète en compagnie de Cheb Hamid. 1987, c'est le succès avec "El Barraka" (La Baraque), une chanson sulfureuse qu'elle chante en duo avec le regretté Cheb Hasni.
Longtemps les cassettes de la chanteuse ne seront illustrées que d'une simple photographie de magazine ; et si elle donne des concerts dès 1987 à Alger, il faudra attendre Février 1992 pour voir une de ses premières photographies publiée par le quotidien français "Libération". Au lendemain de l'assassinat de Cheb Hasni survenu à Oran le 29 septembre 1994, Cheba Zahouania quitte l'Algérie et s'installe en France. Celle qui s'est choisi Zahouania (La Joyeuse) pour nom de scène, excelle aussi bien dans le registre du raï traditionnel des cheikhat que dans le raï moderne.
Avec sa voix gutturale et voluptueuse, elle compte parmi les grandes figures du raï d'aujourd'hui.
De son vrai nom , Afif mohamed.. Cheb Khaled dit de lui : "Je ne suis pas le roi du raï, je ne suis que l'ambassadeur. Le vrai roi, c'est Boutaiba Sghir, c'est lui qui m'a tout appris "
اسمه الحقيقي عفيف محمد.
يقول عنه الشاب خالد: "أنا لست ملك الراي، أنا فقط السفير. الملك الحقيقي هو بوطيبة الصغير، هو الذي علمني كل شيء"