19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 15:40

Acteurs : Sawsen noweir, Mohamed Haimour, Zohra Sahraoui, Kheira Amrane, Aicha Medjar, Fatima Ouddai, Khedidja lakhal

images : Ahmed Sedjane, Abboun Cherif écrit et Réalisé par: Assia Djebbar

La nouba des femmes du mont Chenoua de Assia Djebar, c'était en 1977 - Film entier

Première auteure nord-africaine à recevoir la distinction de l’admission à l’Académie Française en 2005, Assia Djebar, de son vrai nom, Fatma Zohra Imalayene, est une écrivaine Algérienne d’origine Cherchelloise. Issue d’une petite famille bourgeoise et traditionnelle, elle étudia à l’école française puis dans une école coranique privée avant de rejoindre un collège à Blida où elle obtient son baccalauréat en 1953, 4 ans avant son premier roman. En 1955, elle rejoint l’École Normale Supérieure de Sèvres (France).

Elle est la première femme musulmane et la première Algérienne à être admise. Elle enchaine alors une carrière dans l’enseignement dans différentes universités en Algérie, au Maroc et aux Etats-unis. Pour atteindre le public non littéraire, elle se consacre aussi à d’autres formes d’expression artistique, au théâtre et notamment au cinéma.

Aujourd’hui, le prix Assia Djebar du roman est un prix littéraire qui porte donc son nom, et qui a pour objectif de promouvoir la production littéraire algérienne.

“La soif”, premier roman d’Assia Djebar

L’une des premières thématiques abordées par l’auteure dans son oeuvre, et d’ailleurs, la plus marquante, est celle de la condition de la femme . Elle écrit son premier roman, “La soif” en 1957 pendant le mouvement des étudiants de l’UGEMA.

Toutes les œuvres d’Assia Djebar reflètent la lutte de son peuple et celui de l’engagement des femmes algériennes à qui elle donne la parole à travers ses romans et auxquelles elle permet de prendre conscience de leur condition de femmes arabes. Son œuvre comprend au total 12 romans, des pièces de théâtre et  plusieurs films.

Vous pouvez avoir accès à ce roman sur le lien suivant :  La soif, Assia Djebar 

 

“L’urgence de dire”

Assia Djebar n’hésite pas à revenir sur l’assassinat de ses amis durant la décennie noire. ” Dans le blanc de l’Algérie”, oeuvre dans laquelle l’auteure parle de Jean Sénac, Tahar Djaout, Youcef Serbie et Josie Fanon. Elle rappelle plus que jamais la nécessité d’écrire, « l’urgence de dire » à quel point la culture de l’oubli peut conduire au désespoir.

Nous terminons cet article sur des mots, tellement beaux, d’Assia Djebar, dans lesquels elle revient sur la question récurrente du choix du français comme langue d’expression.

“J’écris donc, et en français, langue de l’ancien colonisateur qui est devenue néanmoins et irréversiblement celle de ma pensée, tandis que je continue à aimer, souffrir, également à prier quand parfois je prie, en arabe, ma langue maternelle”

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commentaires

M.DJOUDI 18/03/2018 18:33

Dommage que le blogue ne permette pas le téléchargement de documents qui pourraient être éventuellement encore démultipliés et partagés à des fins didactiques...

el idara 18/03/2018 18:36

le partage du lien de cette oeuvre, existe sur Facebook , Twitter et même Pinterest et Google+, donc à partager sans modération.