L’attentat de l’aéroport d’Alger, perpétré le 26 août 1992, est une attaque terroriste majeure qui a marqué le début de l’escalade de la violence civile en Algérie, ouvrant la période tragique de la Décennie noire.
Le déroulement et le bilan :
L'explosion principale : Une bombe a explosé à une heure de grande affluence dans le hall central de l'aéroport international Houari Boumédiène.
Les cibles secondaires : Deux autres engins ont ciblé simultanément les bureaux des compagnies aériennes Air France et Swissair dans le centre-ville d'Alger.
Le bilan humain : L'attaque a provoqué la mort de 9 à 11 personnes et fait plus de 120 blessés.
Les auteurs et le contexte politique, Attribution :
L'attaque a été rapidement attribuée aux réseaux de la mouvance islamique armée (notamment le Mouvement islamique armé ou MIA), en lien avec le contexte de l'annulation des élections législatives de janvier 1992 que le Front islamique du salut (FIS) s'apprêtait à remporter. Le FIS a toutefois officiellement condamné l'acte.
Les figures clés : Les enquêtes ont désigné Hocine Abderrahim (ancien membre du FIS) comme le cerveau principal de cette opération.
Les conséquences judiciaires et législatives
Loi antiterroriste : Cet événement a poussé l'État algérien à promulguer, dès le 1er octobre 1992, un décret législatif créant des cours de justice spéciales (juridictions d'exception).
Le procès d'exception : En mai 1993, un procès impliquant 58 accusés s'est ouvert à Alger. Ce procès s'est soldé par plusieurs condamnations à mort, dont celle de Hocine Abderrahim, exécuté par la suite.