28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 15:16

1er Festival de musique Andalouse 1967, OSCCA Alger,  (Volume 4, 33T, Face A)

Extraits d'une nouba Rasd Dhil

  • istikhbar MoualSid Ahmed Serri
  • Derdj Rasd Dhil : Qoum yessir lana el qit'aane

l'Orchestre de la société des concerts du conservatoire d'Alger, Chant : Sid Ahmed Serri, Direction : Abderrezak Fakhardji

Rhaoui

Ahsan ma youqal indi

aâtini idnek

Bismilleh el aâdam

Bessalat ala mohamed

Lilan bil baraq

Ya min dja yaloumni

Yassil bil aouzar

Ya sidi ya rassoulilleh

Ya djamaâ el kiram

Aroubi

Aqli yahouak amdali-Yama dalalouk ya badri

Damii Djara -Lilleh wakelt amri

Besmek nebda Nqol

Aroubi

Djarraat fil hob - Harramt bik nouaassi

Daa sobri men hidjrek - Walfi asma alal ghozlan

Qadak yefdi erroh wal Aql - Maghrour men yahouakoum

Aroubi

Ya raoudi rani - Men kana adidb yahna

Tal da sahar

Aroubi

Mahboubi tal adjfah

Dhelli fi ridak li dhelli

Dekhil hasbek ya ould ettir - Kemmi sari djahda

Fiq ya nayem

Sid Ahmed Serri est né en 1926 à la Casbah d’Alger. Issu d'une famille de mélomanes,il éprouve dès son plus jeune âge une forte passion pour la musique. En 1945, il adhère successivement aux associations El Andaloussia puis El Hayat qu'il quitte pour entrer à l'association El Djazaïria où il est admis dans la classe de musique dirigée par Abderrezak Fakhardji. Dans cette ambiance, il y trouve les meilleures conditions pour l'apprentissage de la musique qu'il assimile rapidement grâce à une mémoire exceptionnelle.


Son premier emploi remonte en 1943, année où son lycée ferme suite au débarquement américain. Il trouve un poste de secrétaire du greffier à la Cour d’Alger.

 

Ses dons de chanteur le classent alors parmi les meilleurs et lui ouvrent, dès 1948, les studios de la radio puis ceux de la télévision qui lui permettront de se faire connaître du grand public. Lorsqu'en 1952 son professeur est nommé au Conservatoire d'Alger, les dirigeants d´El Djazaïria (devenue depuis peu El Djazaïria El Mossilia par la fusion de leurs associations) confient la classe supérieure à Sid Ahmed Serri qui passe ainsi du statut d'élève à celui de professeur, statut qu'il conserve jusqu'en 1988 si l'on excepte une période d'interruption due à la guerre de libération nationale et à la restructuration de l'association au lendemain de l'indépendance de l'Algérie. Il dispense également par ailleurs des cours au Conservatoire d'Alger ainsi qu'à l'Institut National de Musique et à l'Ecole Normale Supérieure. Entre 1988 et 1992, il s’attelle à la création et au développement d'une nouvelle association musicale: "El Djazaïria - Eth Thaâlibya".

 

En 1989, il est choisi et élu à l'unanimité par ses pairs comme président national de l'Association de sauvegarde et de promotion de la musique classique algérienne. En avril 2006, il est élu président de la Fédération nationale des associations de musique classique algérienne.

 

Sid Ahmed Serri est l'auteur, en collaboration avec Rachid Mahi, d'un recueil de noubates andalouses, édité en 1997 puis réédité en 2002 et 2006 par l'Entreprise Nationale des Arts Graphiques (ENAG). Il a écrit en outre de nombreux et divers articles et études publiés dans la presse et les revues algériennes et a participé à des travaux et des interviews sur la musique classique algérienne. Entre 1998 et 2002, il réalise l'enregistrement sur CDs de l'intégralité de son répertoire de musique classique algérienne.

 

Sid Ahmed Serri a été le premier artiste lyrique à recevoir, en avril 1992, les insignes de l'Ordre du Mérite National.

 

le 22 juin 2007, à l'initiative de ses anciens élèves, Farid Bensara, chef d'orchestre de l'ensemble "El Mawsilli" de Paris et Saâd Eddine El ANDALOUSSI, Cheikh Sid Ahmed SERRI a reçu un grand hommage à la Sorbonne.

il décéde le 15 Novembre 2015 à Alger.

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