5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 11:15

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Published by Bob_A_A - dans Salon Algérie
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halima 04/10/2016 16:30

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MIHOUBI 11/06/2016 22:51

Mihoubi Amar Source TSA
Un ex-officier du Mossad confirme la relation entre les «séparatistes» algériens et les services israéliens
Dans un livre paru aux Etats-Unis, et intitulé Periphery: Israel’s Search for Middle East Allies (Périphérie : Israël à la recherche d’alliés au Moyen-Orient), l’ancien officier des services secrets israéliens, Yossi Alpher, a révélé que le Mossad a bien noué des relations avec des berbéristes d’Algérie et du Maroc, afin de maintenir ces pays sous pression.
Un travail qui entre dans le cadre de sa stratégie dite la «doctrine des périphéries», avec pour objectif à long terme le «dés-endiguement géopolitique» de l’Etat hébreu. L’officier israélien confirme par-là les relations entre le porte-voix du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie, Ferhat Mehenni, avec les services de renseignement israéliens.

mérabet 04/06/2016 21:25

Traditions prophétiques à propos des Amazighs par Y.Mérabet
En présentant des traditions prophétiques à propos des Amazighs, nous ne souhaitons pas polémiquer sur la vérité historique de ces événements mais de les situer dans le contexte de l’affrontement de différents courants religieux et des légitimités dans l'Afrique du Nord. Même si elles n’ont pas pu s’imposer dans l’histoire médiévale maghrébine et contribuer à édifier des mouvements se réclamant d'une prise de conscience solide de l'amazighité, ces traditions ont produit une littérature destinée à asseoir une origine textuelle à l’action politique des Berbères.
Ces traditions sont produites dans le contexte des justifications diverses qu’opposaient les Kharidjites nord-africains aux tenants de l’idéologie califale classique prônée par les Omeyyades. Cette idéologie, ne voulant pas ouvrir le champ de la concurrence politique aux non-arabes, reposait sa théorie à propos du Califat sur des considérations généalogiques. Le Calife ou commandant des croyants ne peut être qu’un Arabe koraïchite. Face à cette théorie inadaptée à l’extension universelle du message religieux, un mouvement contestataire, en l’occurrence le mouvement kharidjite, est né depuis la première moitié du premier siècle de l’hégire. Ce mouvement, et en dehors des circonstances particulières qu’ils lui ont donné naissance, occupe une position radicalement opposée. Le kharidjisme postule que tout musulman, moralement et religieusement irréprochable, est capable d’être élevé au titre d’émir des croyants, " fut-il même un esclave noir. " Il ouvre, de fait, la voie à tous les prétendants au pouvoir parmi les populations périphériques et marginales converties à l’Islam.
Qu’en est-il alors de leur apparition en Afrique du nord ? Les chroniqueurs médiévaux racontent que juste après le retour de Musa ben Nusayer à Damas, certains chefs de confédérations tribales amazighes, convertis à la doctrine kharidjite, appelèrent à la révolte contre les gouverneurs exacteurs omeyyades. Musa ben Nusayer, l’un des premiers gouverneurs arabes de l’Afrique du Nord, fut en effet interpellé pour lui substituer Abdallah ben Habhab. Ce dernier, ayant été commandité par le représentant du califat en Égypte et en Ifriqiya de lever sur les populations nord-africaines des impôts réservés aux populations soumises sans conversion, a ordonné de ne pas ménager les biens des Nord-Africains, de prendre les plus belles de leurs filles afin de les adresser aux palais de Damas et de placer les populations autochtones, contrairement aux Arabes, aux premiers rangs de l’armée pendant les batailles. Cette politique a suscité la colère des populations autochtones. Ces dernières n’ont pas tardé à dépêcher une délégation à Damas pour exprimer leur mécontentement vis-à-vis de la politique mise en œuvre. Et malgré les avertissements incessants des premiers kharadéjites, ayant infiltré le territoire, sur la complicité du Calife et des gouverneurs, les Amazighs ne voulaient pas rejeter l’allégeance avant de mettre au courant le Calife et de savoir son attitude à l’égard du comportement illégal de ses gouverneurs. En effet, ils ont envoyé une délégation à Damas. Celle-ci n’ayant pas été reçue par le Calife, se rendit au Maghreb et la région entra en guerre dès 122 de l’hégire (739/40). Les révolutions, animées par des chefs locaux convertis à la propagande kharidjite, secouaient la région. Maysara, que l’on trouvait à la tête de la dite délégation, déclara la guerre contre les gouverneurs arabes. Soutenu par les tribus Miknassa et Burghwata, il s’empara de Tanger et de Sous après avoir tué leurs gouverneurs ‘Umar ben ‘Abdallah al Muradi et Habib ben Abi ‘Ubayda. Ce fut donc le début de la révolte kharidjite. Elle comportait deux ailes, une modérée représentée par les Ibadhites et une autre, transformée en une forme de syncrétisme, a pris forme d’une version maghrébine de la doctrine yazidite apparue en Iran.
Les Ibadhites ont réussi à constituer leur premier Imamat dans la Tripolitaine. Il s’agit de l’Imamat d’Abu al Khattab. Après sa destruction par l’armée abbasside en 144 de l’hégire, les Ibadhites se retirèrent vers le Maghreb central et précisément à Tahert. Ainsi, Abeddarhman ibn Rustum fonda la ville qui portait le même nom (actuelle Tyart) et l’Imamat des Rustumides. Cette dernière fut reconnue par tous les Ibadhites nord-africains et même ceux de Basra et de l’Orient. En voulant asseoir leur légitimité politique et religieuse, ils étaient dans l’obligation de reconnaître la spécificité ethnique du territoire de leur installation. Ainsi, ces derniers, qui refusaient de reconnaître aux Koraïchites la propriété inaliénable de l’Imamat, cherchaient à reconstruire, à partir des textes religieux, une généalogie légitimatrice. C’est ainsi qu’ils ont rapporté des traditions du prophète de l’Islam Mahomet recensant les faits nobles des Amazighs. Elles traduisent cette volonté de valorisation. En fait, Ibn Sallam, le premier historien ibadhite nord-africain (contemporain des Rustumides (777/909), il est mort après 883), après l’évocation de la bataille de Tawargha qui a consacré la destruction de l’imamat de la Tripolitaine en 144, rapporte du prophète des traditions qualifiant les Amazighs de vénérables et de sauveurs de la religion. En marge de leur valeur psychologique de consolation, les traditions prévoient un avenir glorifiant à la doctrine en s’appuyant sur les tribus amazighs, vénérées du prophète, ces traditions, dont il est difficile de soutenir une origine fiable, expriment la volonté des Amazighs de se positionner dans le champ religieux et de se doter d’une affiliation discursive à l’intérieur de la tradition religieuse. Rapportées spontanément, elles révèlent la nécessité historique de la fabrication d’une légitimité textuelle. Et par-delà, l’inscription de l’amazigh dans les projets d’identification doctrinale et culturelle.
Après Ibn Sallam, d’autres chroniqueurs ibadhites ont, sans contestation, approuvé la légitimité de leur action à partir de l’existence de ces traditions. Aftayash (m. 1914), l’un des derniers auteurs ibadhites, adopte cette version des faits. Et par un ajustement de mémoire, il retrouve sa place dans la toile du fond de la légitimation religieuse des Amazighs auxquels appartenait l’auteur. La version française que nous présentons de ces traditions est la confrontation de deux références. La première est la traduction faite par E. Masquéray de la Chronique d’Abu Zakariya (Alger, 1879). La deuxième est tiré d’un mémoire de DEA préparé par Brahim Cherifi sur la Risala du Cheikh Aftayach (Université Paris VIII, Département d’anthropologie et de sociologie du politique, 1996).
Première tradition
Nous avons appris qu’un jour, un Berbère se présenta devant ‘A’isha, mère des croyants (que Dieu l’agrée); elle était assise et entourée des principaux muhajirin et ansar (émigrants et auxiliaires). ‘A’isha se leva de son coussin et l’offrit au Berbère, faveur qu’elle n’accordait pas à son entourage. Les Mouhajirin et les ansar se retirèrent irrités. Le Berbère consulta ‘A’isha sur un point de religion et se retira. Alors ‘A’isha fit revenir ses fidèles l’un après l’autre de leurs maisons. Quand ils furent réunis, elle leur dit :
Vous m’avez quittée avec colère, pourquoi cela ?
Un d’eux répondit :
Nous étions irrités contre vous à cause de ce Berbère. Nous le méprisons, lui et son peuple, et vous lui avez fait plus d’honneur qu’à nous et à vous-même.
‘A’isha dit alors :
Je lui ai fait honneur plus qu’à vous et à moi-même, à cause des paroles prononcées sur eux par l’envoyé de Dieu (que sur lui soit le salut). Connaissez-vous un tel le Berbère ? Assurément Or j’étais un jour assise avec l’envoyé de Dieu, quand ce Berbère vint à nous, le visage pâle et les yeux caves. L’envoyé de Dieu le considéra et lui dit : " que t’est-il arrivé ? Es-tu malade ? Tu m’as quitté hier le teint animé des couleurs de la santé, et maintenant tu as l’air de sortir de tombeau " " Ô l’envoyé du Dieu, dit le Berbère, j’ai passé la nuit dans une peine cruelle. " " Et quelle est cette peine cruelle ? "Le Berbère dit : " vous m’avez regardé hier avec insistance ; j’ai craint que quelque verset de Dieu fût descendu sur vous à mon sujet. "Le prophète lui dit : " En effet je t’ai regardé hier avec insistance, à cause de Gabriel (que sur lui soit le salut). Gabriel est venu vers moi et m’a dit : " Ô Muhammad, je te recommande la crainte de Dieu et les Berbères. " Je dis à Gabriel :" Et ces Berbères que sont-ils ?" Il répondit : " C’est le peuple auquel appartient cet homme. Il te désigna, et je te considérai. " Je dis alors à Gabriel : " quel sera leur rôle ". Il me répondit : " Ce peuple vivifiera la religion de Dieu quand elle sera morte et la renouvellera quand elle sera usée. " Gabriel ajouta : " Ô Muhammad, la religion de Dieu est une créature parmi les créatures. Sa patrie est le Hijaz, elle a pris naissance à Médine. Née faible, elle se développera et grandira jusqu’à ce qu’elle soit puissante et glorieuse, elle donnera des fruits comme en donnera un arbre ; puis elle tombera. Or la tête de la religion du peuple de Dieu tombera dans le Maghreb ; et quand un arbre tombe, on ne l’en relèvera pas en le prenant par le milieu ou par les racines, mais par la tête. "
Tradition 2
Nous avons appris que ‘Umar ben el khattab (que Dieu l’agrée) reçut un jour une députation de Berbères que lui envoyait ‘Amr ben el ‘As. Ils avaient la tête et le visage complètement rasés. ‘Umar ben el khattab leur dit : Qui êtes-vous ?
Ils répondirent : Nous sommes des Berbères louata.
‘Umar demanda aux assistants : Quelqu’un de vous connaît-il cette tribu parmi les tribus arabes ?
Non, dirent-ils, nous ne connaissons pas cette tribu.
Alors, El ‘Abbas ben Merdas el Selmi, dit :
Émir des croyants, je connais ces gens-là. Ce sont des fils de Ber Ben Qais. Qais avait plusieurs enfants, un d’eux s’appelait Ber Ben Qais. Ce Ber Ben Qais avait un caractère difficile et emporté. Il commit plusieurs meurtres, et se retira dans le pays des Berbères. Sa prospérité s’y multiplia, et les arabes dirent : " ils berbérisent" pour dire ils se multiplient.
‘Umar ben el khattab se tourna vers eux. Or, ‘Amr ben el ‘As avait envoyé avec eux un interprète chargé de traduire leurs paroles s’ils étaient interrogés par ‘Umar ben el khattab. Ce dernier leur demanda pourquoi leurs visages et leurs têtes étaient rasés. Ils répondirent :"notre poil avait poussé quand nous étions incrédules, nous avons voulu le changer en entrant dans l’islamisme"
‘Umar dit : Avez-vous des villes dans lesquelles vous habitez ?
Ils dirent : non
Avez-vous des lieux fortifiés dans lesquels vous gardiez vos biens ?
Ils dirent : non
Avez-vous des marchés sur lesquels vous fassiez des échanges ?
Ils dirent : non.
Alors ‘Umar ben el khattab se prit à pleurer, et l’assistance lui dit : Quelle est la cause de tes larmes, émir des croyants ?
Il répondit :
Ce qui me fait pleurer est une parole que j’ai entendue de la bouche de l’envoyé de Dieu (que le salut soit sur lui), le jour du combat de Honin. Les croyants pliaient. Je me tournai vers lui, et je me pris à pleurer. Il me dit :" Pourquoi pleures-tu, Ô ‘Umar. " Je répondis : " Je pleure, Ô prophète de Dieu, à cause du petit nombre de ces musulmans et de la multitude des infidèles réunis contre eux. " Alors, l’envoyé de Dieu dit : " Ne pleure pas ‘Umar, Dieu ouvrira à l’Islam une porte du côté du Maghreb ; il lui suscitera un peuple qui le glorifiera et humiliera les infidèles, peuple craignant Dieu et voyants, qui mourront pour ce qu’ils ont vu. Ils n’ont pas de villes qu’ils habitent, ni de lieux fortifiés dans lesquels ils se gardent, ni deux marchés sur lesquels ils vendent. " C’est pourquoi je viens de pleurer, car je me suis rappelé la parole de l’envoyé de Dieu, et les mérites qu’il a attribués à ces Berbères.
‘Umar les envoya à ‘Amr ben el ‘As, et lui recommanda de leur donner les premiers rangs dans son armée, et de les traiter avec honneur. En effet, ‘Amr ben el ‘As les honora, et toujours ils prétendirent à être favorisés et placés aux premiers rangs de l’armée, et ils demeurèrent avec ‘Amr ben el ‘As jusqu’à la mort de ‘Utman ben ‘Affan. Or, comme les paroles citées plus haut ont été dites devant une réunion de gens du Maghreb par la bouche même de ‘Umar ben el khattab répétant les paroles de l’envoyé de Dieu, nous espérons qu’elles désignent particulièrement les compagnons de l’œuvre, et que ce sont eux qui en méritent la faveur.
Tradition 3
Nous tenons d’un homme de la postérité d’Abou Bakr que ‘Ali ben Abi Talib a dit :
Ô gens de la Mecque, Ô gens de la Médine, je vous recommande par-dessus tout Dieu et les Berbères ; car ils vous apporteront la religion de Dieu du Maghreb, quand on l’aura corrompue ici ; c’est d’eux que Dieu parle dans son livre, quand il dit : " Ô vous qui croyez, il s’en trouve parmi vous qui renient toute religion. Certes, Dieu suscitera d’autres hommes qu’il aimera et qui l’aimeront. Humbles envers les croyants, et fiers envers les infidèles, ils combattront pour la foi et ne craindront pas le blâme. Dieu accorde sa faveur à qui lui plaît. "Et ils ne tiendront compte de personne ni de rien, sinon du respect dû à Dieu.
Le descendant d’Abou Bakr a dit encore :
Quant vient l’heure de la bataille, on combat : nous, les Arabes, pour des dinars et des dirhems, mais les Berbères, eux, combattent pour la religion de Dieu, afin de la faire triompher.
Il fait remonter la tradition suivante à Ibn Mas’ud : À la fin de son pèlerinage, le prophète dit :
Ô gens de la Mecque, Ô gens de Médine, je vous recommande la crainte de Dieu et les Berbères, car ceux-ci vous apporteront du Maghreb la religion de Dieu. C’est eux que Dieu prendra en échange de vous, car il a dit : " Si vous tournez le dos, Allah vous substituera un peuple autre que vous qui ne sera pas semblable à vous. "J’en jure par celui qui tient en ses mains l’âme d’Ibn Mas’ud, si je les atteins, je serai plus obéissant envers eux que leurs esclaves et plus proche d’eux que leur couverture, c’est-à-dire leurs vêtements".
Tradition 4
On rapporte que ‘A’isha (que Dieu l’accueille dans sa miséricorde) vit un jeune garçon dont les cheveux étaient tressés des deux côtés de la tête et était beau et élégant. Elle dit :
De quelle tribu parmi les nations est ce garçon ?
C’est un Berbère, lui répondit-on.
Les Berbères, reprit-elle, savent accueillir les hôtes, frapper avec le sabre et brider les rois comme on bride les chevaux.
Réf :Afulay
Association Algérienne des Relation Internationales, Alger

Sakina bentini 28/05/2016 15:24

Le crime était presque parfait
Chakib Khalil blanc comme neige Par Y.Mérabet*

L'opinion publique victime de la propagande et l'intox étrangères et locales.

Le dossier est bien vide sur le plan du contenu tandis que sur le plan de la forme et de la procédure c’est une hérésie judiciaire, une monstruosité tendant à neutraliser l’homme afin de le chasser du pays.
Deux choses méritent réflexion:
– A qui profite l’éloignement de Chakib ?
– L’impact sur la crédibilité du pays de ce scandale monté de toutes pièces.
Et d’abord un mot sur le montage procédural :
Le 12 Aout 2013, alors qu’il se préparait à partir en vacances au Portugal, le procureur général près de la cour d’Alger, Belgacem Zeghmati reçoit un appel de Mohamed Amara, directeur des affaires pénales au ministère de la justice ( installé à ce poste par Ahmed Ouyahia du temps où il occupait le maroquin de la justice) pour lui demander de se présenter d’urgence au cabinet du ministre de la justice Mohamed Charfi.
C’est alors qu’un petit comité, composé de Mohamed Amara, Belgacem Zeghmati et le chef de cabinet Samir Bourhil, concocte un communiqué de presse qui sera envoyé à l’APS alors que les médias ont été conviés à une conférence de presse le même jour.
Zeghmati Belkacem (proche d’Ouyahia et de Toufik) est informé par Mohamed Amara que le premier magistrat du pays, c’est à dire le président attend et va suivre en direct la lecture du communiqué de presse.
Les mandats d’arrêts à l’encontre de Chakib Khelil pour corruption, son épouse et ses deux enfants, pour blanchiment d’argent, sont établis le même jour de la conférence de presse sur réquisitions du parquet et sur instructions du général Mohamed Mediene alias Toufik ex chef du DRS, adressés à l’ex ministre Charfi.
Celui la même, qui, après avoir suivi corps et âme son mentor Ali Benflis ex ministre de la justice et après avoir été débarqué une première fois du gouvernement, avait obtenu le poste de conseiller à la présidence grâce au même général Toufik.
Une fois le communiqué rédigé par nos trois compères, Charfi y ajoutera sa partition musicale et donnera la feu vert à son subordonné, qui debout devant les caméras ajustera sa cravate pour achever politiquement Chakib Khelil.
Le procureur général, en contact avec le juge d’instruction du pôle pénal, construira sa procédure-référé et fera fi du code de procédure pénale qui prévoit dans son article 573 :
« lorsqu’un membre du gouvernement, un magistrat de la cour suprême, un wali, un président de la cour ou un procureur général près d’une cour, est susceptible d’être inculpé d’un crime ou d’un délit commis dans l’exercice ou par l’exercice de ses fonctions, le procureur de la république saisi de l’affaire transmet le dossier par voie hiérarchique au procureur général près de la cour suprême qui désigne un membre de la cour suprême aux fins de procéder à une information. »
Le juge d’instruction saisi de l’affaire aurait dû transmettre le dossier au procureur général une fois qu’il avait constaté la qualité de la personne visée dans le dossier, en l’occurrence un ex membre du gouvernement d’autant que les dispositions de l’article 573 du code de procédure pénale sont claires dans le cas d’espèce.
Ce fameux article 573 du code de procédure pénale qui a été appliqué, rappelons le à l’ex wali de Bouira Benaceur nourredine et à l’ex wali de Blida Mohamed Bouricha.
Le procureur général près la cour d’Alger se devait donc de transmettre la totalité du dossier au procureur général près la cour suprême qui à son tour désigne un conseiller de la cour suprême qui procède à l’information (auditions et autres…). C’est donc ce conseiller membre de la cour suprême qui devient le juge d’instruction dans ce dossier qui sera géré par la cour suprême et non pas par un simple tribunal.

Ce magistrat aurait alors convoqué Chakib Khelil d’abord comme témoin, car même un magistrat doué d’une compétence hors du commun n’aurait pu réunir les preuves d’une inculpation de manière aussi rapide car nous sommes en présence d’une affaire de finance de contrats commerciaux complexes impliquant des législations de plusieurs pays ayant des systèmes économiques différents.

Le juge se serait fait assister d’experts chevronnés, il aurait été obligé d’entendre des témoins, des responsables algériens et étrangers etc… avant d’arriver à la manifestation de la vérité et pour le triomphe de la justice dans le respect du droit.

Malheureusement les événements, par le fait de forces obscures, ont pris une toute autre tournure. On voit qu’il y a là une violation de la loi par ceux là mêmes qui sont tenus de l’appliquer, de la respecter et de la faire respecter.
D’ailleurs, avant d’avoir prouvé la culpabilité de l’auteur des faits de corruption, on lance d’abord des mandats d’arrêts contre ceux censés avoir blanchi l’argent soi-disant mal acquis. Pour le cas d’espèce, la procédure suivie par les commanditaires de cette hérésie judiciaire est tout simplement aberrante et du point de vue du droit un non-sens, une absurdité.
Manifestement Charfi ne voulait pas se référer aux dispositions de l’article 573 du code de procédure pénale parce qu’une bonne application de ce texte aurait exigé du procureur général près la cour d’Alger qu’il adresse un rapport au procureur général près la cour suprême tout en informant bien sûr le cabinet du ministre ainsi que sur la procédure envisagée.
Ensuite la direction des affaires pénales après étude du dossier et consultation du ministre aurait instruit ce même procureur général de saisir le procureur général près la cour suprême lequel aurait désigné un conseiller de cette cour pour instrumenter le dossier.
Bien entendu cela aurait pris un mois peut être deux.
Mais le Généralissime n’en a cure de la procédure ; qu’il vente, qu’il pleuve, qu’il neige, il voulait des mandats d’arrêts ce jour là contre la famille Chakib et point barre.
D’autant que le généralissime n’aurait pas apprécié et n’aurait pas été content : lui qui est habitué à jouer des matchs de foot sans goal en face de lui et à dribbler des joueurs consentants. Il fallait donc faire très vite.
Pour accélérer la manipulation, il fallait également -côté judiciaire- bousculer les juges italiens par des commissions rogatoires floues et très générales servies sur un plateau -côté services- et les saupoudrer de quelque lettre anonyme.
En un mot, qu’importe les moyens, même s’il fallait ternir l’image du pays et la crédibilité de ses institutions il fallait se débarrasser de Chakib Khelil et déstabiliser le Président Bouteflika pendant que Ouyahia se léchait les babines et lissait sa grosse et horrible moustache.
On peut donc affirmer qu’il y a eu une violation de la procédure et que le procureur Général près la cour d’Alger a bien commis une grave faute professionnelle et qu’il était tenu de respecter l’obligation de réserve et de ne pas se mêler d’une cabale politique en commettant un simulacre de justice même s’il avait reçu des instructions dans ce sens.
Mais une fois le communiqué diffusé, une fois la conférence de presse terminée, Charfi prépare l’artillerie lourde : en appelant le procureur général près la cour de Blida ainsi que le directeur des moyens du ministère pour préparer une visite, aux motifs d’inaugurer des réalisations, mais en réalité pour communiquer avec éclat sur l’affaire Khelil en lui donnant la même importance que l’affaire Khalifa Bank.
Il ne pourra finalement pas réaliser son fantasme, car alertées les plus hautes autorités du pays instruisent le premier ministre de ne pas donner son aval à ce coup monté.
Charfi, celui là même qui avait opté pour une barbe en 1991, du temps de la splendeur de l’ex FIS, alors qu’il était secrétaire général du ministère de la justice, rentrera chez lui une fois encore, la queue entre les jambes. Zeghmati le renégat sera relevé de ses fonctions alors que le généralissime sera chassé de sa tour d’ivoire en attendant que les trois auteurs de cette cabale soient traînés devant les tribunaux pour tentative de coup d’Etat rampant.
A aucun moment, ni le procureur général près la cour suprême, ni le premier président près la cour suprême de l’époque, ne relèveront cette inadmissible entorse à la loi et ne réagiront pour revendiquer la procédure.

Association Algérienne des Relations Internationales, Alger*

Sakina bentini 28/05/2016 08:29

Le document qui accable Ennahar TV Mercredi 18 mai à 10 h 16 mn Source de l’article Liberté-algérie.com

La chaîne de télévision Ennahar TV a publié sur son site un certain nombre de documents concernant le Groupe Cevital. Ces documents, censés accabler le patron du groupe, ne révèlent, en réalité, aucun acte illégal ou répréhensible. En revanche, le scoop est ailleurs. En effet, parmi ces documents, se sont glissées incidemment quelque quatre pages dignes d’intérêt. Car elles mettent à nu, de façon désormais irréfutable, l’existence de commanditaires et de donneurs d’ordre tapis dans l’ombre qui ont actionné cette chaîne dans le cadre d’un règlement de comptes contre Issad Rebrab. Nous reproduisons ci-après le contenu exact et intégral de ces quatre pages (dans un souci de préservation de l’honneur et de respect de la vie privée de certaines personnes citées dans le document, nous avons tenu à ne mentionner que leurs initiales.)
Cevital
Quelques pistes sur les dossiers épineux d’Issad Rebrab, DG/Cevital. D’abord, il faut l’attaquer sur les questions morales pour dresser le tableau car il insiste sur Cevital entreprise citoyenne :
1- Rebrab est un menteur professionnel. Il passe sa vie à faire des effets d’annonces.
Annoncer des chiffres faux surtout que personne ne vérifie. Par exemple : faire un montage vidéo sur toutes ses annonces de création d’emploi. Si on fait l’addition de toutes ses déclarations sur la création d’emplois on arrive à plus de 3 millions d’emplois fictifs.
2- Le cœur de son business c’est Béjaïa. C’est là où il faut frapper. La raffinerie et la distribution. Malik, son fils, tient un grand réseau de grossistes (tous islamistes) dans la distribution des corps gras et sucre. Ils ont des centaines de faux registres du commerce et personne ne vérifie car il a acheté tout le monde sur place. (La Gendarmerie nationale de la 5e Région militaire a ouvert une enquête).
3- En outre, au niveau du port, il viole les règles de l’environnement. Sonatrach a dénoncé l’extension des quais de Cevital. Rebrab a négocié avec Cherif Rahmani pour avoir les actes de conformité de l’environnement que sa raffinerie ne menace pas le port. Faut voir avec l’ex-ministre de l’Environnement, Mme Boudjemaâ, qui connaît bien le dossier et qui ne voulait pas signer. Un des plus gros problèmes de pollution de Béjaïa. Si l’État applique la loi, le site doit, soit fermer, soit appliquer les normes environnementales.
– P-DG du Groupe et du CA : Issad Rebrab
– Ahmed Nemmar : vice-président du Groupe
– Salim Rebrab remplace Malik Rebrab à la filière agroalimentaire Cevitalagro-Supermarchés Uno-raffinerie Béjaïa et sucre
– Pôle industries : Malik Rebrab qui fait office de président par intérim, gère les filières MFG-Brandt-Oxxo à l’international.
– Pôle mécanique service : Omar Immobis/immobilier + Fiat + Hyundai
– Linda Rebrab : gère le pôle commercial ventes et achats de matières premières.
Seule nouvelle nomination, S. D. comme attachée de communication du Groupe (fille d’un ancien ambassadeur algérien en Allemagne)
Recrutement de harkis
S’intéresser au recrutement de Mme C. T. H., fille de harki et c’est la future RH du groupe Cevital. Administrateur du Fonds de mémoire pour les harkis. Elle a travaillé 6 mois à Cevital. Son frère, M. H. vient de rejoindre le groupe comme DG des projets et de la stratégie. Il a travaillé 6 mois également. Rebrab les a limogés avant que le scandale n’éclate.
Le dossier sucre
Actuellement, Cevital organise la pénurie en créant la tension sur les grossistes. Le but de l’opération pour Cevital est de reconstituer sa trésorerie (son cash) sur le dos du marché en captant les quantités alors que le sucre s’envole à + 50/60% sur le marché algérien alors que les cours internationaux se sont effondrés. S’intéresser également au bureau trading de sucre installée en Suisse qui est dirigé par Salim Rebrab et son épouse chinoise de Hongkong, L. P. Y. (voir les deux fiches de l’épouse de Salim, L. P. Y).
La question : cette dame est cadre salariée en Algérie et dirige une compagnie en Suisse !! Comment est-ce possible. “Racham Hmida laâb Hmida”. Cevital achète le sucre à lui-même à travers le bureau de Trading Skor International SA.
Que font les autorités ? les impôts ? Cevital a créé une centrale d’achat de sucre au Brésil (que visite actuellement Issad Rebrab) qui vend le sucre roux à Cevital via son propre bureau en Suisse. Sur toute l’opération Brésil-Suisse-Algérie, c’est Cevital qui contrôle la chaîne et se facture à elle-même !!!
Usine Fagor
Au niveau de l’usine Fagor de Sétif, les techniciens sont étonnés de la polémique avec le ministre de l’Industrie, Abdesselam Bouchouareb sur l’importation de machines usagées alors qu’ils ont reçu du matériel neuf qui est déjà installé et prêt à l’emploi. Ils soupçonnent une attaque politique.
Le dossier MFG
Examiner les aides et subventions de l’État (accordé à l’export) car les valeurs à l’exportation de MFG/Cevital sont fausses.
Les aides à la production sont dénaturées car en bout de ligne de production du verre plat, les ouvriers de l’usine ont instruction de le casser en petits morceaux et le réinjecter pour en faire des plaques. MFG change ainsi les numéros de production.
L’usine MFG de l’Arba est, elle-même, réalisée sans permis de construire.
La question : où est le permis de construire ? L’usine actuelle est sur des terres agricoles ? Voir avec le ministère de l’Agriculture par quel miracle il a obtenu ce foncier agricole ! L’usine de verre plat de l’Arba est illégale. Voir avec l’ex-wali de Blida, Hocine Ouadah qui connaît le dossier !
Le dossier Samsung/Samha
Importation des télévisions cathodiques issues des stocks Samsung (10 à 20 $ l’unité) et revendues par la filiale Samha/Cevital entre 100 et 150 $.
Cevital a acheté un écart de stock qui correspond à 40 ans en termes de volume. Une transaction qui aurait permis de transférer plus de 40 millions de dollars à titre de transferts de devises.
L’actuel DG de l’ENI Bel-Abbès, M. Berekla connaît parfaitement le dossier lorsqu’il était en poste à Cevital/Samha.
Le dossier Oxxo
Fausses commandes d’importation des menuiseries PVC de son usine Oxxo rachetée en France (dans la circonscription électorale de l’ex-ministre Arnaud de Montebourg). Surfacturation sur la valeur. Complicité au niveau des douanes, notamment au niveau du contrôle du parc sous douane de Cevital qui se trouve à l’Arba sur les dédouanements (conteneurs vides). À signaler que l’usine Oxxo de Bordj Bou-Arréridj est installé sans permis de construire !
Le dossier du foncier
Litige sur le foncier acheté à Bouira, terrains agricoles à El-Hamiz, où le sol a été bétonné. Autre litige, Omar Rebrab, concernant 5 000 hectares rachetés chez Daewoo mais sans acte du Cneru.
L’avocat de Cevital en France
L’homme important dans le dispositif français de Cevital est l’avocat, F. B., dont le cabinet est domicilié à 17 avenue des Champs-Élysées et qui s’occupe de tous les dossiers français du groupe d’Issad Rebrab. On évoque un paiement de l’ordre de 125 000 euros de Rebrab, via cet avocat, à un conseiller de l’Élysée de François Hollande afin que Rebrab obtienne (ou achète) le “privilège” d’être reçu à la présidence française en compagnie d’hommes d’affaires internationaux de renom. Il a été reçu 2 minutes par Hollande en octobre 2014. Voilà les premières pistes, le dossier Pombino Italie, investissements en Afrique, fonciers, et spéculation vont suivre…

Sakina bentini 28/05/2016 08:28

Le document qui accable Ennahar TV Mercredi 18 mai à 10 h 16 mn Source de l’article Liberté-algérie.com

La chaîne de télévision Ennahar TV a publié sur son site un certain nombre de documents concernant le Groupe Cevital. Ces documents, censés accabler le patron du groupe, ne révèlent, en réalité, aucun acte illégal ou répréhensible. En revanche, le scoop est ailleurs. En effet, parmi ces documents, se sont glissées incidemment quelque quatre pages dignes d’intérêt. Car elles mettent à nu, de façon désormais irréfutable, l’existence de commanditaires et de donneurs d’ordre tapis dans l’ombre qui ont actionné cette chaîne dans le cadre d’un règlement de comptes contre Issad Rebrab. Nous reproduisons ci-après le contenu exact et intégral de ces quatre pages (dans un souci de préservation de l’honneur et de respect de la vie privée de certaines personnes citées dans le document, nous avons tenu à ne mentionner que leurs initiales.)
Cevital
Quelques pistes sur les dossiers épineux d’Issad Rebrab, DG/Cevital. D’abord, il faut l’attaquer sur les questions morales pour dresser le tableau car il insiste sur Cevital entreprise citoyenne :
1- Rebrab est un menteur professionnel. Il passe sa vie à faire des effets d’annonces.
Annoncer des chiffres faux surtout que personne ne vérifie. Par exemple : faire un montage vidéo sur toutes ses annonces de création d’emploi. Si on fait l’addition de toutes ses déclarations sur la création d’emplois on arrive à plus de 3 millions d’emplois fictifs.
2- Le cœur de son business c’est Béjaïa. C’est là où il faut frapper. La raffinerie et la distribution. Malik, son fils, tient un grand réseau de grossistes (tous islamistes) dans la distribution des corps gras et sucre. Ils ont des centaines de faux registres du commerce et personne ne vérifie car il a acheté tout le monde sur place. (La Gendarmerie nationale de la 5e Région militaire a ouvert une enquête).
3- En outre, au niveau du port, il viole les règles de l’environnement. Sonatrach a dénoncé l’extension des quais de Cevital. Rebrab a négocié avec Cherif Rahmani pour avoir les actes de conformité de l’environnement que sa raffinerie ne menace pas le port. Faut voir avec l’ex-ministre de l’Environnement, Mme Boudjemaâ, qui connaît bien le dossier et qui ne voulait pas signer. Un des plus gros problèmes de pollution de Béjaïa. Si l’État applique la loi, le site doit, soit fermer, soit appliquer les normes environnementales.
– P-DG du Groupe et du CA : Issad Rebrab
– Ahmed Nemmar : vice-président du Groupe
– Salim Rebrab remplace Malik Rebrab à la filière agroalimentaire Cevitalagro-Supermarchés Uno-raffinerie Béjaïa et sucre
– Pôle industries : Malik Rebrab qui fait office de président par intérim, gère les filières MFG-Brandt-Oxxo à l’international.
– Pôle mécanique service : Omar Immobis/immobilier + Fiat + Hyundai
– Linda Rebrab : gère le pôle commercial ventes et achats de matières premières.
Seule nouvelle nomination, S. D. comme attachée de communication du Groupe (fille d’un ancien ambassadeur algérien en Allemagne)
Recrutement de harkis
S’intéresser au recrutement de Mme C. T. H., fille de harki et c’est la future RH du groupe Cevital. Administrateur du Fonds de mémoire pour les harkis. Elle a travaillé 6 mois à Cevital. Son frère, M. H. vient de rejoindre le groupe comme DG des projets et de la stratégie. Il a travaillé 6 mois également. Rebrab les a limogés avant que le scandale n’éclate.
Le dossier sucre
Actuellement, Cevital organise la pénurie en créant la tension sur les grossistes. Le but de l’opération pour Cevital est de reconstituer sa trésorerie (son cash) sur le dos du marché en captant les quantités alors que le sucre s’envole à + 50/60% sur le marché algérien alors que les cours internationaux se sont effondrés. S’intéresser également au bureau trading de sucre installée en Suisse qui est dirigé par Salim Rebrab et son épouse chinoise de Hongkong, L. P. Y. (voir les deux fiches de l’épouse de Salim, L. P. Y).
La question : cette dame est cadre salariée en Algérie et dirige une compagnie en Suisse !! Comment est-ce possible. “Racham Hmida laâb Hmida”. Cevital achète le sucre à lui-même à travers le bureau de Trading Skor International SA.
Que font les autorités ? les impôts ? Cevital a créé une centrale d’achat de sucre au Brésil (que visite actuellement Issad Rebrab) qui vend le sucre roux à Cevital via son propre bureau en Suisse. Sur toute l’opération Brésil-Suisse-Algérie, c’est Cevital qui contrôle la chaîne et se facture à elle-même !!!
Usine Fagor
Au niveau de l’usine Fagor de Sétif, les techniciens sont étonnés de la polémique avec le ministre de l’Industrie, Abdesselam Bouchouareb sur l’importation de machines usagées alors qu’ils ont reçu du matériel neuf qui est déjà installé et prêt à l’emploi. Ils soupçonnent une attaque politique.
Le dossier MFG
Examiner les aides et subventions de l’État (accordé à l’export) car les valeurs à l’exportation de MFG/Cevital sont fausses.
Les aides à la production sont dénaturées car en bout de ligne de production du verre plat, les ouvriers de l’usine ont instruction de le casser en petits morceaux et le réinjecter pour en faire des plaques. MFG change ainsi les numéros de production.
L’usine MFG de l’Arba est, elle-même, réalisée sans permis de construire.
La question : où est le permis de construire ? L’usine actuelle est sur des terres agricoles ? Voir avec le ministère de l’Agriculture par quel miracle il a obtenu ce foncier agricole ! L’usine de verre plat de l’Arba est illégale. Voir avec l’ex-wali de Blida, Hocine Ouadah qui connaît le dossier !
Le dossier Samsung/Samha
Importation des télévisions cathodiques issues des stocks Samsung (10 à 20 $ l’unité) et revendues par la filiale Samha/Cevital entre 100 et 150 $.
Cevital a acheté un écart de stock qui correspond à 40 ans en termes de volume. Une transaction qui aurait permis de transférer plus de 40 millions de dollars à titre de transferts de devises.
L’actuel DG de l’ENI Bel-Abbès, M. Berekla connaît parfaitement le dossier lorsqu’il était en poste à Cevital/Samha.
Le dossier Oxxo
Fausses commandes d’importation des menuiseries PVC de son usine Oxxo rachetée en France (dans la circonscription électorale de l’ex-ministre Arnaud de Montebourg). Surfacturation sur la valeur. Complicité au niveau des douanes, notamment au niveau du contrôle du parc sous douane de Cevital qui se trouve à l’Arba sur les dédouanements (conteneurs vides). À signaler que l’usine Oxxo de Bordj Bou-Arréridj est installé sans permis de construire !
Le dossier du foncier
Litige sur le foncier acheté à Bouira, terrains agricoles à El-Hamiz, où le sol a été bétonné. Autre litige, Omar Rebrab, concernant 5 000 hectares rachetés chez Daewoo mais sans acte du Cneru.
L’avocat de Cevital en France
L’homme important dans le dispositif français de Cevital est l’avocat, F. B., dont le cabinet est domicilié à 17 avenue des Champs-Élysées et qui s’occupe de tous les dossiers français du groupe d’Issad Rebrab. On évoque un paiement de l’ordre de 125 000 euros de Rebrab, via cet avocat, à un conseiller de l’Élysée de François Hollande afin que Rebrab obtienne (ou achète) le “privilège” d’être reçu à la présidence française en compagnie d’hommes d’affaires internationaux de renom. Il a été reçu 2 minutes par Hollande en octobre 2014. Voilà les premières pistes, le dossier Pombino Italie, investissements en Afrique, fonciers, et spéculation vont suivre…

saber Bouaaza 27/05/2016 11:48

POUR MEMOIRE


Un document accablant Rabrab et consorts
Par Y.Mérabet *
Une fortune 3,2 milliards bâtie sur la corruption et le trafic Un crime dans son sens large est un manquement très grave à la morale, à la loi et, lorsqu’on bafoue les lois de la République et qu’on lèse le citoyen quant à ses droits et ses intérêts en attentant à l’économie nationale, l’on se rend coupable des pires délits. L’empire Rebrab, dans son essor, n’aura lésiné ni sur les moyens ni sur les méthodes. Le mode opératoire suit une rigoureuse logique dans cette soif d’argent et de pouvoir.
Au départ trois hommes : Issad Rebrab, Chetih Messaoud et Yahia Nazef (alors directeur central de la métallurgie au ministère de l’Industrie) voulaient avoir la main- mise sur tous les produits ferreux. S’entend par ferreux la ferraille destinée au recyclage et à la production du rond à béton et des profilés. Le trio, par la suite, s’agrandira d’une quatrième personne qui n’était autre que le directeur commercial de la société ENICAB, laquelle agissait dans les non ferreux, les déchets de cuivre à l’exportation, l’achat de câbles à l’étranger ainsi que dans la production de câbles
Les quatre hommes feront alors élaborer un arrêté interministériel, celui du 24 mars 1992, portant suspension de certaines marchandises à l’exportation, entre autres les ferreux et non ferreux. Toutefois, cet arrêté, en son article 3, stipulait qu’il pourrait être délivré à titre exceptionnel des autorisations d’exportation.
L’arrêté n’aurait, en fait, pour but que de contrer les autres opérateurs économiques afin que ceux-ci n’agissent plus sur le marché national. Les « 3 + 1 » pouvaient alors maintenir leur monopole sur les produits ferreux et non ferreux.
Les ministres du Commerce et de l’Industrie informés

Un opérateur pourtant ne cessait à l’époque de harceler les ministres du Commerce et de l’Industrie, menaçant même de médiatiser l’affaire dans le cas où l’arrêté n’était pas annulé, car basé sur des données erronées. Il parviendra quand même à le faire annuler suite aux entretiens qu’il aurait eus avec M. Belgacem Belarbi, ministre de l’Industrie, et M. Mostefa Makraoui le ministre du Commerce.
Il lui sera alors délivré une dérogation interministérielle, lui permettant l’exportation de ces produits, et ce, dans l’attente de l’examen de son dossier allant dans le sens de l’annulation de l’arrêté qui ne servait en fait que les intérêts des « 3 + 1″ et ceux des sociétés étrangères.
L’opérateur, entre-temps, réussira à faire annuler l’arrêté et provoquera en date du 14. 04.1993, une réunion interministérielle, présidée par Yahia Nazef, au siège du ministère du Commerce. Il faut noter qu’à cette réunion étaient présents la société ENICAB, représentée par M. Belkhodja, Sider El Hadjar, les unités de récupération Est, Ouest et Centre, un représentant de Métal Sider, la société METANOF, la direction générale des douanes…
Lors de cette réunion, l’opérateur avait insisté sur l’annulation pure et simple de l’arrêté en exhibant des rapports signés par Nazef et destinés au ministre du Commerce pour le maintien de l’arrêté.
Or, ces rapports étaient erronés et scandaleux, car Nazef, en fait, induisait en erreur trois ministres (Industrie, Commerce et Budget).
Deux des ministres furent pourtant convaincus par l’opérateur qui demandait l’annulation des dispositions de l’arrêté.
Malheureusement, le changement de chef de gouvernement opéré à l’époque gèlera les décisions.
L’arrêté sera abrogé au début de l’année 1994 et sera suivi par une circulaire de la Banque d’Algérie, celle du 12 avril 1994. Celle-ci rappelait d’une part aux opérateurs économiques d’être en adéquation avec les prix pratiqués à l’étranger, et donc en référence à la Bourse et, d’autre part, insistait sur le rapatriement des valeurs exportées. En fait, tout se jouait sur la création de patrimoine à l’étranger, grâce à ces exportations.
Instauration d’un monopole de fait
Les dispositions de l’arrêté seront donc abrogées et tous les produits devinrent libres à l’exportation, à l’exception des plants de palmier, et des objets d’art.
Les questions que l’on se pose à ce niveau-là déjà sont : les exportations de Rebrab avant et après 1994 ont-elles été des exportations qui appelaient au rapatriement des fonds ou ont-elles au contraire été des exportations liées à l’importation ? Les prix pratiqués par Rebrab sur la ferraille étaient-ils en conformité avec la Bourse et le LME (London Metal Exchange) ?
L’information vérifiée prouve bien, quant à elle, qu’il a acheté de la ferraille auprès des unités de récupération d’Alger ERWA (Entreprise de récupération de la wilaya d’Alger, domiciliée à Côte rouge à Hussein Dey).
Rebrab justifiera l’achat de cette ferraille par le fait de la transformer en rond à béton, or, elle sera exportée. Il arguera alors de cette transaction en prétextant que son usine aurait été saccagée par des soi- disant terroristes.
Une autre information fera, quant à elle, état que même le matériel importé par Rebrab d’Italie dans le cadre de son projet de production de rond à béton était du matériel rénové. Alors que le matériel rénové était, selon les lois en vigueur, (voir le dossier de la Chambre de commerce de l’époque) interdit d’importation. Pour référence également, il y a lieu de voir les publicités de l’époque insérées dans Algérie Actualité et dans d’autres journaux entre 1989 et 1991 et dans lesquelles Metal Sider annonçait la production de rond à béton avec comme perspectives une production de 400 000 t/an. Or, ce matériel et les laminoirs importés ne pourraient atteindre cette quantité.
Tous les marchés de Rebrab étaient, en fait, liés à l’importation des produits destinés à la revente en l’état (voire cornière, fer-plat…), et ce, jusqu’à l’heure actuelle.
En s’agrandissant, l’empire Rebrab engloutira les monopoles du sucre, du lait, CMV (complexe vitaminique) les farines, aliments de bétail…
La mafia du patrimoine à l’étranger
Après 1994, les exportations hors hydrocarbures, après avoir pollué l’environnement économique (tous produits confondus à l’exportation), ont permis l’émergence d’une « mafia » spécialisée dans la création de patrimoines à l’étranger au détriment de l’économie nationale.
Les exemples foisonnent et nous pouvons d’ores et déjà donner quelques récentes exportations frauduleuses qui ont eu pour théâtre le port d’Alger.
Entre le 28 et le 30 juillet 1998, l’exportateur Issiyakhem Mehdi exporta 80 tonnes de cuivre à 1,50 FF le kilogramme et vient d’en exporter encore 112 tonnes. Le produit en question, cuivre sudronic était entreposé dans les parcs de l’EMB (entreprise publique d’emballage de Gué de Constantine).
C’est suite à un appel d’offres que M. Issiyakhem avait acheté le produit « cuivre sudronic » à l’EMB de Gué de Constantine au prix de 115,00 DA. Sachant qu’il le cède à l’exportation au prix de 1,50 FF le kilogramme soit à peine 14,00 DA, comment l’opérateur trouve-t-il son compte par rapport au prix d’achat, et cela en dehors des charges de frets, transports…
D’autre part, entre juin et juillet 1998, Issiyakhem exporta 2 à 3 navires de ferraille « bouteille de gaz propane » par le port d’Oran. Ces bouteilles de gaz exportées à 100,00 FF la tonne à l’export ont coûté à cet exportateur plus de 5 000,00 DA la tonne, l’achat s’étant effectué auprès de l’Entreprise de récupération de la wilaya d’Oran (ERWO). La valeur réelle du produit en question varie entre 120 et 125 USD la tonne, donc se situe autour de 650,00 FF la tonne et non 100,00 FF.
D’un autre côté, comment peut-on expliquer que M. Issiyakhem paye du cuivre brut auprès des P et T d’Oran au courant de mars 1998 à 140,00 DA le kg + TVA et charge alors qu’il le cède à 1,5 FF le kg net représentant à peine 14,00 DA le kg.
Comment expliquer aussi que la même personne abandonnera son marché de cuivre auprès des P et T de Sidi Bel-Abbès en septembre 1997 après leur avoir avancé la somme de 500 000,00 DA, d’autant que ce cuivre de Sidi Bel-Abbès était situé entre 110,00 DA et 120,00 DA le kg. Il préférera alors celui d’Oran à 140,00 DA le kg car à Oran, il pouvait prétendre tricher sur le poids de la cargaison.
Des prix impensables…
Les prix à l’exportation sont inférieurs au coût du fret et la valeur réelle du produit exporté est virée sur compte à l’étranger sans que la Banque d’Algérie ou les institutions chargées du contrôle des changes et du mouvement des capitaux n’interviennent.
Autre exemple significatif que celui de la société SIBA qui a, et continue, à exporter de la ferraille par le port d’Alger, domiciliée à la BNA, 608 Bab El-Oued.
I – Ferraille logée en container : domiciliation n° 1085/2/98CT32F du 17.05.1998.
Quantité : 16 000 kg. Prix unitaire : 0,10 FF. Montant : 1600,00 FF, et ce, pour la société SMAF à Marseille.
Notons que le cours réel à la tonne est de 125 USD, ce qui représente en fait un total de 12 000,00 FF et non 1600,00 FF.
II- Ferraille logée en container : domiciliation n° 1685/2/98 CT52F du 10.6.1998 BNA, agence 608, Bab-El-Oued.
Quantité : 72 000 kg. Prix unitaire : 0,11 FF. Montant : 7 920,00 FF, exportée par SIBA vers Genova, Italia soit, toujours selon le cours, un total de 54 000,00 FF et non 7 920,00 FF.
Autre exemple de ces malversations, il y a lieu également de noter les exportations des batteries usagées à 0,30 FF le kilogramme alors que le secteur public, producteur de batteries à Mostaganem et à Sétif, rachète les batteries usagées ou mortes à 7,50 DA le kg. Elles sont donc exportées par la société SELECTRON à 0,30 FF, représentant 3 DA le kg. Si on déduit le transport des batteries jusqu’au port et le coût du fret et du transit, que reste-t-il de ces 0,30 FF ? Ces calculs du reste sont valables pour tous les exportateurs des déchets ferreux et non ferreux. Ce qu’il y a lieu de relever, c’est l’incohérence des services des douanes de tous les ports d’Algérie censés relever ces anomalies et la différence des prix pratiqués à l’exportation par rapport à ceux pratiqués avant 1994.
Il y a lieu également de s’interroger sur le sort réservé à l’ordonnance 96-22 du 9 juillet 1996, relative à la répression de l’infraction à la législation et des mouvements des capitaux.
Anomalies flagrantes
Autres anomalies à relever pour le reste des sociétés export qui, à l’exemple de la société Rafa, déclarent un prix symbolique de façon à être en conformité avec la réglementation des changes concernant le rapatriement. En effet, l’année dernière, Rafa a acheté des déchets de laiton auprès de BCR-Sétif à un prix avoisinant les 60 DA le kg.
Est-ce que les prix de Rafa à l’export représentent au moins l’équivalent en devises, du prix d’achat en dehors toujours du coût du fret et autres charges ?
Est-ce que les quantités enlevées de chez BCR ont été réellement déclarées et exportées au kilogramme près.
Il faut savoir que, compte tenu de ces pratiques frauduleuses, qui étaient portées à la connaissance des autorités compétentes et qui prouvaient bien l’existence d’un milieu maffieux spécialisé dans la création de patrimoine à l’étranger, un arrêté interministériel fut promulgué le 2 mai 1999. Cet arrêté institue un certificat d’exportation pour les opérateurs économiques.
Mais, l’arrêté en question ne règle pas le problème dans le sens où il ne sert en fait qu’à l’identification de ces exportateurs qui sont du reste connus par le registre de commerce.
Il ne règle donc ni le problème des prix symboliques, pratiqués pour éviter le transfert des valeurs réelles exportées, ni le problème de l’origine des produits qui sont souvent acquis de manière occulte dont, l’exemple du cuivre acheté par M. Issiyakhem auprès de l’EMB de Gué de Constantine. Mais, compte tenu également de l’avis de presse du ministère du Commerce paru au courant du mois de juin 1999 et rendant effectives les dispositions de l’arrêté en question à partir du 1er novembre 1999, il y a lieu de s’interroger sur la portée d’une telle décision. En effet, le laps de temps laisse toute la latitude à ces exportateurs de changer de raison sociale pour avoir à éviter de produire, comme le stipule l’arrêté, l’attestation de rapatriement des fonds des produits des opérations d’exportations réalisées antérieurement.
La mafia du foncier du médicament et du rond à béton gangrène l’économie nationale
La dégradation des artères téléphoniques au service de la mafia du cuivre
Dans notre édition du mercredi 28 juillet 1999, nous avons donné le mode opératoire de la mafia de la ferraille ; aujourd’hui nous abordons celui de la mafia du cuivre, lequel, comme le lecteur le constatera, ne manque ni de ficelles, ni de complicité à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, dans et en dehors du système.
Comme nous l’avons déjà souligné dans une précédente édition, la fraude est flagrante et l’arrêté réglementaire ne suffit pas à prévenir cette fraude en matière de prix et de poids. Mais cette lacune, dès lors qu’elle n’intervient ni sur le prix ni sur les quantités, et encore moins sur les moyens et délais de paiement, induit des pertes pour l’économie nationale qui ne se limitent pas uniquement à des opérations de fuite des capitaux. En effet, pour se procurer du cuivre par exemple, ces exportateurs « malhonnêtes » ne lésinent sur aucun moyen. Le cuivre étant devenu pour eux la source de gains importants, de véritables petits réseaux spécialisés dans le vol de ce cuivre vont aller jusqu’à la dégradation des artères téléphoniques du pays.
Il faut savoir que les câbles téléphoniques souterrains et aériens comportent une grosse quantité de cuivre. Le seul moyen donc pour acquérir ce cuivre, si précieux et à moindre coût, sera de dégrader les artères téléphoniques. Pour ce faire, la méthode est simple : ils procèdent d’abord à la dégradation de l’artère en elle-même par des actes de sabotage, isolant ainsi le citoyen et souvent des communes entières.
Les artères étant fortement endommagées, les P et T procèdent alors au changement de ces artères qui, du reste, coûtent cher à l’Etat.
Ce qu’il y a lieu de savoir, est que l’artère endommagée sera ensuite volée afin d’être revendue aux exportateurs de cuivre en vue de son utilisation frauduleuse.
La perte incommensurable, au vu du nombre d’artères endommagées, touche ainsi tous les secteurs de l’économie nationale.
A titre indicatif, nous citerons quelques exemples et laisserons le soin aux lecteurs et aux autorités concernées d’apprécier l’étendue des dégâts sur notre économie.
Une longue liste d’artères endommagées
La liste est longue concernant ces artères endommagées de manière criminelle et à des fins criminelles, mais nous ne citerons que l’artère aérienne Abdelmoula-Laricha entre Sebdou et Mechria ; l’artère aérienne allant de Saïda à Sfit ; l’artère aérienne allant de Saïda à Baloul ; l’artère aérienne allant de Berrouaghia à Souagui ; l’artère aérienne allant de Berrouaghia à Ksar El Boukhari ; l’artère aérienne allant de Berrouaghia à Aïn Boucif ; l’artère aérienne allant de Berrouaghia à Laghouat ; l’artère aérienne allant de Annaba à Berrahal et bien d’autres encore.
Ce sera de quelques dizaines de kilomètres d’artères à plusieurs centaines qui seront ainsi détériorées.
A l’exemple également des dégâts occasionnés par de tels vols, nous citerons la collision ferroviaire de Boudouaou. L’enquête à l’époque (début juin 96) avait abouti à la conclusion que l’accident avait été causé par la dégradation des artères téléphoniques. Selon les expertises, 2 800 kilomètres de cuivre avaient été volés.
L’accident en question avait coûté la vie à sept personnes et avait fait une centaine de blessés, et cela sans compter tous les dégâts matériels enregistrés (voir articles de presse de l’époque).
L’attention des autorités concernant les vols et sabotages des artères téléphoniques sera maintes fois attirée. Le Soir d’Algérie, dans son édition du 20 avril 1998, faisait état d’un entretien avec la direction des P et T de Blida, dans lequel celle-ci affirmait la dégradation de 500 kilomètres de câbles par les terroristes. Que sont donc devenus ces 500 km de câbles ? Quelles destinations inconnues ont-ils pu prendre ? La quantité dégradée (ou subtilisée) reste énorme quand on sait par exemple qu’un mètre de câble sous plastique de 900 paires pèse 6 kg. Sur ces 6 kg, il faut compter 2 g d’impuretés qui seront déductibles. Un mètre de câble de 900 paires représentant 800 g net coûte, suivant le cours actuel, à peu près 6,40 FF.
A ce niveau-là, ces 500 km détériorés à Blida n’ont-ils pas été engloutis par le marché passé entre les P et T de Blida et M. Chermoti et Mme Bélia entre novembre et décembre 1995 ?
Marchés douteux
Ces derniers n’ont jamais eu la qualité d’exportateurs mais ont toujours agi en tant qu’intermédiaires dans nombre de marchés, à l’exemple de celui passé avec la direction des P et T de la wilaya de Naâma où M. Chermoti et Mme Bélia ont acquis du câble P et T entre juin et juillet 1997 par le truchement du service des domaines.
Est-ce que leurs factures ont été réglées ? On sait que le sieur Chermoti se trouve détenu dans une des maisons d’arrêt d’Alger pour des délits que la justice lui reproche.
Pour ce qui concerne les P et T de la wilaya de Tlemcen, on sait que M. Chermoti et Mme Bélia avaient abandonné leur marché dans le courant de l’année 1996, car n’ayant pu tricher sur les quantités. Entre autres spécimens de ces malversations et de ces actes criminels destinés à la récupération du cuivre à moindre coût, nous pouvons également citer l’exemple de la société ENICAB de Gué de Constantine, voire l’appel d’offre national et international de cette société au courant de l’année 1997 concernant 90 tonnes métriques ™ de chutes de câbles en cuivre.
Le même appel d’offre sera relancé au courant de l’année 1998.
A l’époque des faits, y avait-il réellement 900tm de disponibles au niveau de la société ENICAB de Gué de Constantine ?
Selon notre information, Mme Bélia a été retenue pour un prix avoisinant les 90 DA le kilogramme à l’état brut.
Comment se fait-il alors que la concrétisation du marché entre Mme Bélia et ENICAB n’a jamais eu lieu?
L’une des causes était que le prix de revient au kilogramme net allait dépasser les 200 DA compte tenu des impuretés des matériaux, en plus des valeurs ajoutées.
D’un autre côté, tricher sur la quantité ne pouvait régler le problème dans le sens où l’écart était trop considérable par rapport même aux pratiques avérées et frauduleuses des exportateurs.
Ce qu’il faut relever, en outre, c’est que cette même société vient de revendre ce produit et on s’interroge alors sur la réalité de la quantité annoncée, des prix de ces chutes de câbles bruts sachant que le prix du cuivre net rendu ports de destination se situe actuellement entre 8 FF et 9 FF le kilogramme. Pour rappel, la chute du cours de ces métaux à l’étranger, cotés à la Bourse de Londres et d’Anvers avait été provoquée par l’inondation sur le marché de ces métaux, doublée par la crise asiatique.
Le cas ENICAB
Toujours pour la société ENICAB, il faut savoir que son unité à Biskra, suite à une prorogation de délai d’un appel d’offres national et international n° 5/97 DCCP/DU paru dans El Moudjahid le 29 novembre 1997, le 2 décembre 1997 et le 6 décembre 1997, un opérateur sera retenu.
Ce dernier recevra un télex en date du 28 mars 1998, dans lequel on lui annonce qu’il est retenu et qu’il se devait de se présenter dans les meilleurs délais, muni des pièces justificatives, d’un chèque certifié de 180 000 DA correspondant à une caution de garantie et d’un chèque de banque de l’ordre de 5 millions de dinars (5 000 000,00 DA).
Ce qui sera fait par l’opérateur. Mais arrivé à Biskra muni de toutes ces exigences, il récoltera une fin de non-recevoir, sans qu’aucune explication ne lui soit donnée. Par la suite, il s’est avéré que le directeur de l’unité en question pratiquait de telles exigences pour s’aligner sur le marché parallèle.
N’est-ce pas là un énième encouragement pour les gens qui pratiquent des prix imaginaires dans le but de fausser les poids et mesures et de produire des déclarations dérisoires et symboliques à l’exportation.
Bien entendu, nos exportateurs et nos sociétés ne peuvent agir seuls et si, sur le territoire national, leurs complicités sont multiples, à l’étranger, ils jouissent également de certaines largesses.
Réseaux multinationaux
La société MALCO, sise à Paris, et les sociétés SNMRI et PERMET-SUD à Marseille détiennent les monopoles de nos exportations des non-ferreux. Elles sont en fait de connivence avec nos opérateurs économiques, et cela d’Oran jusqu’à Annaba, et maîtrisent bien les rouages du système des exportations.
Ces sociétés opèrent en avançant des devises à nos opérateurs en parallèle de la réglementation des changes et du commerce extérieur. C’est-à-dire que ces sociétés avancent de l’argent cash en France ou ailleurs en Europe. L’argent ainsi avancé aux opérateurs, tout en restant dans ces capitales européennes, sera échangé par nos opérateurs au taux de 13,80 et servira à financer de façon occulte le produit en Algérie, tandis que nos banques ne sont utilisées que pour la domiciliation bancaire. Quant aux douanes algériennes, elles ne feront que viser officiellement des dossiers export. La valeur réelle des produits exportés ne franchira jamais le seuil d’un compte bancaire algérien, créant ainsi un déséquilibre monétaire sans précédent, lequel aggravera l’atteinte à l’économie nationale. Serait-ce le cas pour d’autres de nos ressources et produits ? Pourquoi le secteur public détenteur de ce genre de produit s’aligne-t-il sur le marché parallèle, sachant que les prix pratiqués ne sont nullement en adéquation avec les prix du marché extérieur ? Pourquoi ajoute-t-il le jeu des milieux mafieux en encourageant par là même la mafia et la concurrence déloyale au détriment de l’économie nationale ? (A suivre)
Pour en revenir aux « 3+1″, en l’occurrence Rebrab, Nazef, Chetih et Belkhodja, ceux-ci, concernant la portée de l’arrêté interministériel du 24 mars 1992 que nous avions mentionné dans notre première partie (voir Demain l’Algérie du 28 juillet 1999), réussiront le coup de maître d’un réaménagement dudit arrêté, lequel va dans le sens du maintien de la suspension des produits cités. Voir l’arrêté du 22 février 1993 qui maintient la suspension de la ferraille et qui suspend à l’exportation les chutes de câbles de cuivre et, par conséquent libère des matériaux tels que les cendres et résidus de zinc, les mattes de galvanisation, les chutes d’inox et de fer blanc.
Pour rappel, une réunion en date du 14 avril 1994 avait été initiée par des opérateurs privés au siège du ministère du Commerce concernant les dispositions de l’arrêté du 24.03.1992. Etaient présents à cette réunion ENICAB, représentée par Belkhodja, Metanof, Métal Sider, Sider El Hadjar, les entreprises de récupération Est, Ouest et Centre, le ministère de l’industrie, représenté par Nazef, le ministère du Commerce, la direction générale des douanes, la Chambre nationale de commerce et trois opérateurs privés. La question qu’il y a lieu de poser à ces présents à cette réunion serait : se rappellent-ils de l’intervention de Nazef concernant la convention de Bâle que ceux-ci d’ailleurs étaient censés ignorer ?
Nazef : un rôle moteur A juste titre, Nazef n’avait-il pas situé les prix de la ferraille à l’exportation à 140 dollars la tonne métrique ™. N’avait-il pas insisté auprès aussi bien des entreprises publiques que des entreprises privées afin que celles-ci livrent leur ferraille à Métal-Sider au prix de 150 DA/tm, plutôt que de la vendre à El Hadjar à 100 DA/tm ? Laquelle El Hadjar traînait sur les paiements et sur le déchargement des cargaisons surtout si celles-ci étaient livrées par wagons SNTF.
Qu’est-il advenu de la ferraille livrée à El Hadjar par les entreprises de récupération à l’époque ? A-t-elle réellement connu sa transformation en rond à béton où a-t-elle été stockée à l’air libre, prédisposée ainsi à l’oxydation et à la détérioration ?
Nazef ayant incité les entreprises publiques et privées à livrer leur ferraille à Métal Sider, arguant que l’intérêt national était à la production du rond à béton pour cette ferraille et, motivant pour les non ferreux la suspension des chutes de câbles à l’exportation par le fait de parer aux dégradations des artères téléphoniques du pays. Une question lui sera posée : si réellement ses motivations qui, comme il le prétend, tendent à protéger nos artères téléphoniques et électriques, pourquoi alors libère-t-il à l’export la grenaille de cuivre ?
Il faut savoir que la grenaille de cuivre n’est autre qu’un câble électrique du téléphonique broyé. Ce qui détruit encore plus, à la faveur de ce broyage, l’origine du produit qui est souvent suspect. L’identification ne pouvant plus être faite, cela servait encore plus les intérêts de cette mafia des ferreux et non ferreux qui, de ce fait, avait toute la latitude et l’impunité pour continuer à œuvrer dans le noir, servant ses intérêts et desservant ceux du pays.
L’idée de Nazef était de renforcer encore plus le monopole que détenaient certains sur les non ferreux. Car du fait qu’une seule grenaille était en activité, celle de l’ERWO (Oran) et avec qui ENICAB avait signé un contrat pour le grenaillage de ses chutes de câbles, il était évident que les opérateurs abandonnent justement ce marché de chutes de câbles. Ces derniers ne pouvant investir dans l’achat onéreux en devises d’une grenailleuse qui plus est ne pourrait être rentable.
Car le câble une fois broyé donne l’occasion aux acheteurs étrangers de procéder à des réserves compte tenu des éventuelles impuretés et qui font que la grenaille sera cédée moins cher que le câble en l’état. A titre d’exemple, nous pouvons donner une idée sur la portée de l’arrêté en question en citant le cas de M. Salhi Mohamed El Hadi, qui a importé une grenailleuse se trouvant à Boudouaou et qui n’a jamais pu être fonctionnelle. Pour répondre à la vision de Nazef quand il prétend servir les intérêts de la nation, nous lui rappellerons, entre autres, le sabotage d’une artère dans la wilaya de Tipasa entre juillet et septembre 1995.Les malfaiteurs, au nombre de deux, seront alors surpris par les services de sécurité de nuit, procédant à leur forfait.
Arrêté, l’un deux avouera écouler le cuivre à Boudouaou chez M. Salhi. Les exemples en ce sens sont légion, en raison justement de la non-application des lois et décrets régissant le commerce extérieur. Le citoyen, quant à lui, saura faire le rapprochement avec toutes les liaisons téléphoniques endommagées à l’échelle du territoire national en général et au niveau du gouvernorat du Grand- Alger en particulier. Laxisme ou duplicité aux P et T
Maintenant, compte tenu de tous les dérangements au niveau d’Alger, dus pas spécialement aux vols de câbles, il y a lieu de se poser la question suivante : est-ce que tous les câbles morts tirés, soit auto-portés, soit souterrains sont récupérés par le ministère des P et T ?Si c’est le cas où sont-ils donc stockés et pourquoi n’ont-ils pas connu de revente soit par adjudication, soit par le biais des domaines ?
Si ce n’est pas le cas où sont-ils passés ? Sachant qu’une section détériorée de 900 paires avoisine les 300 mètres linéaires (ml). Il faut savoir aussi que 1 ml pèse 6 kg brut à raison de 800 g net de cuivre par kilogramme brut. C’est à la DOPT relevant de la direction des P et T de la wilaya d’Alger, de répondre à ces questions et, il va sans dire que les exemples en ce sens foisonnent. Concernant maintenant le degré de pourrissement des produits ferreux, à l’exemple des bouteilles à gaz propane réformées par Naftal il y a une décennie, quel est le sort qui leur a été réservé ?A ce titre, où sont passées les bouteilles à gaz préparées et écrasées par l’entreprise de récupération de la wilaya d’Annaba ?
Quelle a été leur destination finale ? A quels prix ont-elles été cédées dans le cas où il y aurait eu transaction commerciale ?
Pour revenir à l’origine de l’exportation de la ferraille, on se pose les questions concernant le contrat signé à Annaba, le 21 octobre 1995, entre l’entreprise de récupération de la wilaya d’Annaba représentée par son directeur général, M. Messast Abdelatif, et le directeur général de la société SODAGRA, sise à Alger. Le contrat portait sur une quantité à l’exportation de ferraille de 3 000 t arrimée cale fermée au prix de 5 000 DA la tonne métrique. Le contrat n’a jamais connu d’exécution.
Qu’en est-il donc advenu de ces précieux produits pour le marché italien, français, espagnol, turc… ? Et quelle origine a pu avoir ce produit qui ne représente en fait qu’une partie infime de ces ferreux, objet de toutes les convoitises ?
Quand on sait également que les exportations de ferrailles sont quasi régulières par le port d’Annaba et de Skikda, comme cela est le cas pour les non ferreux par tous les ports d’Algérie.
Nous citerons le cas de la Sarl Selectron qui a exporté les rails de chemin de fer d’une partie du tronçon Aïn Abid (wilaya de Constantine), Oued Zenati (wilaya de Guelma) et qui a connu sa fin par un jugement définitif, rendu par le tribunal d’Oued Zenati. Un même exportateur, L’exportateur n’étant autre que le même Selectron, dont nous avions cité les agissements en matière d’exportation des batteries usagées à 0,30 FF le kg, du laiton, du cuivre… et qui s’est élargie jusqu’à la ferraille et en particulier les rails de chemin de fer. Pourquoi ne s’est-il pas inquiété quand il s’est agi d’exporter cette quantité de rails ? A-t-il réellement rapatrié ne serait-ce que les valeurs symboliques déclarées à l’exportation ? D’ailleurs, c’est le cas aussi pour Salhi Mohamed El Hadi qui a exporté de la ferraille d’origine suspecte provenant certainement de Ferovial Annaba.
Comme c’est également le cas des traverses appartenant à la SNTF que Salhi continue à exporter par le port d’Annaba et éventuellement celui de Skikda.
Il reste à relever l’écart entre le prix d’achat en dinars et le prix à l’export, convertible selon le cours des changes et la valeur ajoutée en matière d’oxycoupage et d’arrimage en plus des frais de transit. A l’exemple aussi de Hamid Temmam et de ses acolytes, MM. Chérif et Abbès, qui se sont rendus coupables des prix pratiqués à l’exportation et du rapatriement des valeurs ajoutées, en plus de l’acquisition de façon occulte des chutes de câbles qui étaient souvent d’origine suspecte.
Citons alors les chutes de cuivre en provenance du parc des P et T de la wilaya d’Alger, situé à Bir Mourad Raïs.
L’opération se faisait de nuit comme de jour, en fonction des dérangements et des tirages de câbles opérés par les services des P et T.
Peut-on connaître le nombre de sections des câbles morts tirés par les P et T par rapport aux quantités stockées dans leurs parcs, sachant que, pour référence, 1 m de câble de 900 paires brut pèse 6 kg brut ? Il y a lieu de savoir que les P et T ont toujours été informés de ces agissements
L’univers obscur des ferreux et des non ferreux
Les affaires se succèdent et se ressemblent…
Si on revenait aux ferreux et qu’on faisait la comparaison entre l’orientation de Nazef à écouler la ferraille à 150 DA la tonne à Métal Sider et les prix pratiqués selon lui à l’exportation et qui étaient situés autour de 140 dollars la tonne, nous pourrions déjà remarquer l’écart et la marge entre les deux prix. D’autant que la ferraille dont il parlait n’a été ni transformée en rond à béton ni exportée avec des prix en adéquation avec la Bourse LME (London Metal Exchange). On s’interroge déjà sur le fait que si les opérateurs, prenant compte des conseils de Nazef, avaient livré leur ferraille à Métal Sider, l’opération aurait nécessité une véritable flotte de camions de gros tonnage. Sachant que cette flotte de camions devait agir sur l’ensemble du territoire national pour l’opération de récupération qui, du reste, nécessite autant de moyens que d’argent liquide. Le but étant évidemment de faire aboutir toute la ferraille existante dans les dépôts de Métal Sider. Un simple calcul arithmétique suffit à édifier le lecteur sur de telles transactions. Le coût d’une semi-remorque pour le transport de Hassi Messaoud à Alger avoisine les 35 000 DA et ce, pour une cargaison qui ne peut dépasser les 20 tonnes, à 3 000 DA la tonne. Si on multiplie la quantité par le prix, la somme s’élève à 60 000 DA. De cette somme, il reste à déduire le coût du transport, le coût du chargement et du déchargement, le coût du produit et le coût de la transformation ou oxycoupage. Que restera-t-il donc des 60 000 DA ? N’est-ce pas là une opération négative qu’aucun esprit sain et qu’aucun opérateur ne réaliserait ?
Dans ce sens, pourquoi aucun opérateur quel qu’il soit n’a répondu aux propositions de Nazef, laissant ainsi des quantités immenses de ferraille se perdre à l’échelle du territoire national.
« Davi et consorts »
Nous pouvons donner le cas des opérations d’une personne qui prétend se dénommer « Davi et consorts » et qui a procédé à des exportations par les ports de l’Ouest, à l’exemple de celui d’Oran, des ferreux et non ferreux, tout en contournant et piétinant toutes les règles et les usages en matière de commerce national et international. Et ce, au point où un litige opposa Davi à la société Malco sise à Paris. Le litige en question porte sur des avances considérables que la société Malco a déboursées pour Davi. Ce dernier préconisera régulariser sa dette en procédant à des exportations de produits ferreux et non ferreux qui ne verront jamais leurs valeurs ajoutées franchir le seuil des comptes en banque en Algérie. On peut déjà se poser la question sur le cas des tubes déclassés au niveau de la tuberie de Ghardaïa. La quantité était de l’ordre de 30 000 tonnes. Qu’est-il advenu de cette quantité de cette quantité, sachant qu’une société privée à l’époque avait signé un contrat avec Anabib Ghardaïa pour un prix de 100 DA la tonne métrique sur site ? Dès lors, cette société privée, après avoir mis en place un contrat avec une société étrangère suivi de l’ouverture d’un crédit documentaire irrévocable et confirmé de l’ordre de 1 950 000 dollars se verra à la fin refuser l’exécution du projet contracté avec Anabib. Ce qu’il y a lieu de retenir, c’est que la transaction connaîtra un début d’exécution mais cette fois-ci entre directement cette société étrangère et Anabib.
L’opérateur privé muni d’une licence d’exportation, d’un contrat et d’un crédit documentaire s’est vu éjecté de la transaction.
Où sont donc passées les 30 000 tonnes de tubes déclassés ? D’autant que même le contrat passé entre Anabib et cette société étrangère a été réalisé à même pas 20 % de la quantité initiale.
Quel rôle pour les services des douanes ?
Le marché juteux et occulte de la ferraille est opaque du point de vue des complicités au niveau des organismes concernés et surtout des douanes. Car si au niveau des douanes algériennes, il n’y avait pas autant de largesse et de complaisance, ces opérateurs n’auraient jamais prétendu à de tels agissements, la décantation se faisant au niveau des douanes.
A titre indicatif les coûts de l’opération d’oxycoupage des rails de chemin de fer ou de la ferraille en général selon la norme en vigueur sont : 1,50 m de rail pèse 69,800 kg. Pour 60 barres de 1,50 m, la consommation est d’une bouteille d’oxygène et un tiers de bouteille d’acétylène. Donc trois bouteilles d’oxygène et une bouteille d’acétylène dégagent 180 barres de 1,50 m. Sachant qu’une bouteille d’acétylène coûte en moyenne 1 800 DA et qu’une bouteille d’oxygène coûte 600 DA. Cela sans compter le cautionnement exigé, le coût de la main-d’œuvre, du transport et du produit.
Pourtant, la cadence des exportations de ferraille, surtout par le port d’Annaba, continue à être aussi importante et cela, malgré tous les coûts, bien en deçà, des gains et a fortiori par rapport à la baisse des cours de la ferraille due essentiellement à l’inondation du marché par les Russes.
Le même cas de figure est enregistré pour les produits non ferreux.
Comment est-il donc possible de commercer à perte ? D’autant que l’acquisition de ce genre de produit se fait souvent de manière illicite, voire criminelle.
Autre cas de figure également à relever concernant cette mafia qui aura causé un préjudice de 350 millions de centimes à la Sonelgaz Oran (voir Liberté du 19 janvier 1997)
Cette perte chiffrée était causée par la dégradation des câbles électriques. Il y a lieu de souligner que le prix de revient de 1 m de câble est de 8 000 DA pour la Sonelgaz (voir El Watan du 6 février 1997.
Pourquoi l’enquête s’arrête-t-elle toujours au niveau des malfaiteurs pris la main dans le sac à voler ces câbles ?
La destination du produit est toujours ignorée, alors que dans la plupart des cas, celui-ci, de main en main, atterrit sur les quais de nos ports pour finir par être exporté vers l’étranger en parallèle aux règles du commerce extérieur.
Nous citerons et rappellerons également les appels d’offres nationaux et internationaux lancés par les entreprises censées détenir ces produits de récupération. A cet effet, nous faisons référence à celui lancé par les entreprises de récupération de la wilaya d’Alger n° 06/97, celui de l’EPE-Anabib-SPA n° 01/97 et celui de Ambas Skikda sous le n°02/99 et tant d’autres.
Les quantités prévues par ces appels d’offres restent énormes et il y a lieu de s’interroger sur la destination de ces produits et la manière dont ils ont été écoulés. On s’interroge également sur les énormes quantités de ferreux et non ferreux qui ont été revendues au courant des années 1998 et 1999 par le truchement des commissaires priseurs à El Hadjar-Annaba au niveau de laquelle il reste, cependant, à écouler une grande quantité de pipe-lines, toutes références confondues.
Autre cas concernant une proposition de prix envoyé par Sider-Annaba aux opérateurs privés et que nous reproduisons ci-contre (voir des prix qui s’alignent sur le marché parallèle). Les prix pratiqués prouvés par le document en question s’alignent sur le marché parallèle, économie de marché oblige.
Les remèdes existent
En attendant d’autres affaires au cas par cas, nous laisserons aux lecteurs et aux autorités compétentes le soin d’apprécier le degré de pourrissement en matière d’exportation hors hydrocarbures et cela, malgré l’existence de textes juridiques très stricts et assez consistants pour préserver notre économie nationale contre ce fléau.
A l’exemple du communiqué de la Banque d’Algérie que nous reproduisons ci-contre.
Les experts restent unanimes pour dire que les solutions à ces problèmes qui minent notre économie existent pour peu que l’on se penche réellement et avec volonté sur les cas les plus significatifs.
Les preuves sont manifestes et il suffirait de quelques vérifications et enquêtes en ce sens.
Une simple circulaire ou un simple communiqué rappelant aussi bien aux opérateurs publics que privés qu’ils se doivent d’appliquer et de respecter les lois en vigueur verrait une baisse, sinon l’arrêt de ces exportations. Les opérateurs quels qu’ils soient se verraient ainsi obliger de se conformer à la réglementation en cours. Cet état de fait ne pourra qu’être créateur d’emploi et ce, au grand bénéfice de l’économie nationale tant sur le plan interne qu’externe.
Car ces effets pervers ont bloqué la création de sociétés mixtes allant dans le sens du recyclage de ces produits et ces exportations et par là même contribuer à l’assainissement de l’environnement.
Parmi ces produits, il faut noter l’existence d’huiles cancérigènes, de cadmium…
Une information sera spécialement réservée dans cet espace à la protection de l’environnement et son impact sur l’économie nationale.
Les affaires se succèdent et se ressemblent
Une confusion au niveau des calculs et qui s’est glissée dans notre précédente édition nous a mis bien en deçà des coûts réels en matière de ferreux. Ce qui, par ailleurs, nous a montré plus d’éléments envers Nazef quand il oriente les uns et les autres vers Métal Sider pour l’écoulement de leurs ferrailles. En effet, les bons calculs pour un prix de vente des opérateurs privés à Métal Sider situé par Nazef à 150 DA la tonne métrique de ferraille au lieu de 100 DA à El Hadjar donnent lieu aux opérations arithmétique suivantes : si les opérateurs économiques écoulaient leur ferraille à 150 DA la tonne, un semi-remorque de 20 tonnes coûterait 3 000 DA et non 60 000 DA comme annoncé par erreur dans notre précédente édition. Retenons donc, comme affirmé précédemment, que si le coût d’un semi-remorque avoisine les 35 000 DA, que restera-t-il des 3 000 DA de la valeur réelle du produit livré sur site à Métal Sider ?
Il fallait par conséquent soustraire les 3 000 DA des 35 000 DA et ce, en plus de la valeur du produit, de l’opération d’oxycoupage, du prix du chargement et du déchargement…
L’opération, comme chacun le remarquera, est une aberration pour celui qui s’y lance, car il faudrait que non seulement l’opérateur commerce à perte mais en plus qu’il rajoute une grande différence de sa poche.
En fait, le dessein de M. Nazef sera que les opérateurs se désintéressèrent totalement du volet ferraille, afin de laisser ainsi le champ libre à Métal Sider concernant ce marché porteur et rapporteur.
Le même cas est valable pour les cuivres. Le comble en matière de commerce de la ferraille et du cuivre, c’est que les exportations de ces produits continuent à se faire à ce jour et ce, du port d’Annaba, à celui d’Oran, narguant par là même la République et ses lois. Pourtant, il est tellement aisé de vérifier cela à tous les niveaux. Voir à ce propos les exportations régulières à ce jour et celles prévues pour la semaine prochaine.
Des stocks (?) considérables
Les parcs de récupération regorgent, et regorgeaient même par le passé, de ferraille (voir le parc de récupération de l’ERWA, situé à Rouiba). Même les quantités données dans les différentes aires de vente sont insignifiantes par rapport aux quantités stockées dans ces parcs.
Le stockage en lui-même prédispose le produit à la détérioration d’une part et fait que ce soit de l’argent mort pour l’économie nationale d’autre part. Sachant que ces énormes stocks de ferraille sont en souffrance depuis des années dans les parcs de récupération et cela reste valable pour l’ERWO Oran et l’ERWA Annaba, il suffirait du reste de visiter ces énormes quantités pour être édifié sur la véracité des faits relevés et sur la stratégie de M. Nazef et consorts concernant la gestion des ferreux et des non ferreux. Mais là, il ne faudrait pas seulement incriminer les gestionnaires de ces parcs car eux-mêmes ont rencontré moult contraintes par le passé. Car à calculer les valeurs entreposées dans les différents parcs Est, Ouest et Centre, des unités de récupération, il y a lieu de s’interroger sur les difficultés financières que ces unités ont connu par le passé et qu’elles continuent de connaître, d’une part, à cause de certaines incohérences, d’autre part grâce aux complicités avérées et délibérées des autorités censées contribuer au bon déroulement des reventes ou des exportations.
Pourquoi cette ferraille reste-t-elle donc en souffrance ? Alors qu’il arrive parfois à ces unités de récupération de manquer de liquidités ne serait-ce que pour l’achat des pièces de rechange, voire jusqu’à ne pas avoir de quoi payer quelques fournisseurs particuliers de déchets d’aluminium au courant des années 1997 et 1998. A plus forte raison lorsqu’on sait que la valeur de ces déchets d’aluminium est symbolique par rapport aux valeurs stockées dans les parcs. Cet aspect-là du problème serait-il lié à la gestion ou au contraire à des contraintes liées éventuellement à cette mafia des ferreux et des non ferreux?
Si nous revenions sur l’exemple de l’affaire des 30 000 tonnes de tubes déclassés entreposés à Ghardaïa, il y a lieu de relever encore une fois l’étendue de l’influence de cette mafia.
En effet, malgré toutes les procédures engagées par une société privée qui était le premier acquéreur au prix de 100 DA la tonne métrique sur site et placée à 65 dollars la tonne métrique à l’export FOB, ce privé sera éjecté au profit de l’acheteur étranger (voir copie du télétexte de Son Excellence notre ambassadeur à Bonn, Kamel Hassan, après avoir été sollicité par le privé en question pour intervenir et que nous reproduisons ci-contre).
Il y a lieu également de souligner qu’à chaque aire de vente, les quantités annoncées sont énormes. Dans ce sens, est-ce que ces quantités disponibles ont trouvé acquéreurs et si oui quels sont ces acquéreurs et quels ont été les prix pratiqués lors de ces transactions et ce, que ce soit au niveau national ou à l’export?
Importation de matériels rénovés
On peut d’ores et déjà parler de certains matériels rénovés importés d’Europe dans le cadre d’une politique de délocalisation en prévision du marché commun et sur lesquels nous reviendrons plus amplement dans une de nos prochaines éditions.
Concernant maintenant les non ferreux et la stratégie opérée à ce niveau-là, il y a lieu de s’interroger sur une quantité de cuivre de l’ordre de 211 530 tonnes métriques de chutes de câbles sous plastique et 14 290 tonnes métriques de chutes de câbles sous plomb entreposées sur le site P et T Annaba jusqu’en date du 18 avril 1996 (voir avis de vente publié dans l’Authentique à cette date).
Quel a été le sort de ces produits et quelles destinations ont-ils pu connaître ?
Comme c’est le cas également pour les P et T Alger dans son parc de Bir Mourad Raïs.
En effet, les quantités entreposées dans ce parc sont loin de représenter les quantités réelles de cuivre souterrain tiré, car les opérateurs avouent s’approvisionner de façon occulte en matière de chutes de câbles. Ces chutes devant normalement connaître leur stockage au niveau du parc P et T de Bir Mourad Raïs.
On s’interroge alors sur le fait que la vente de ces chutes ne s’est pas encore réalisée.
D’autre part, concernant le cuivre, objet de toutes les convoitises, on s’interroge sur la portée de la nouvelle stratégie de revente de ces produits à l’exemple de la société EMBAL – SPA, BP 93 Kouba, Alger. (Voire avis de vente n°01/99 reproduit ci-contre).
Lequel avis insiste sur les prix pratiqués et qui se doivent d’être en adéquation avec les prix du marché international. Cela étant une reconnaissance que, par le passé, les prix pratiqués n’étaient nullement en conformité avec les usages du commerce national et international.
Il y a lieu également de soulever des interrogations concernant les ferreux pour lesquels on n’exige aucune caution, alors que pour la mitraille de cuivre et les bandes aluminium on exige par contre une caution cash de l’ordre de 2 000 000,00 DA (voir toujours les conditions particulières de l’avis de vente n°01/99 de l’EMBAL)
Il semble évident, à la lumière de cet avis de vente, que le but bien sûr est d’encourager certains opérateurs agissant en parallèle au système bancaire.
Commercialement parlant, il faut savoir qu’on peut demander une caution bancaire ou une obligation de cautionner qui préservent les intérêts des uns et des autres et le bon déroulement de la transaction au bénéfice de tous et de celui de l’économie nationale.
Compte tenu d’un autre côté de ces énormes quantités de cuivre, il y a lieu également de s’interroger sur les propos de l’ancien chef de gouvernement Ahmed Ouyahia devant le CNT et l’APN. Il s’agissait d’encourager les contacts entre les entreprises nationales. Ouyahia d’ailleurs donnera à ce propos l’exemple du contrat passé entre la SNVI et la Sonelgaz. Il faut savoir pour l’anecdote, comme Ouyahia le relèvera, que la Sonelgaz avait passé un contrat avec un pays voisin pour l’importation de tubes de cuivre.
S’étant rendu compte par la suite que les prix pratiqués par ce pays étaient majorés de 20 % par rapport aux pays européens, le contrat fut annulé et la Sonelgaz découvrira finalement une société productrice de ces tubes de cuivre sur le territoire national. Ce qui permettra l’élaboration d’un autre contrat au profit cette fois de cette société algérienne qui finalement épargnera à la Sonelgaz une importation onéreuse et qui n’avait pas lieu d’être selon Ouyahia.
Interrogé sur la question, un expert dira : « A ce niveau-là et à notre connaissance avérée, il n’existe sur le terrain aucun société nationale productrice de tubes de cuivre. Sinon, toutes ces quantités de cuivre exportées auraient plutôt connu la destination de cette société.
On souligne aussi qu’il n’existe pas non plus de sociétés productrices de tubes de cuivre en Algérie. N’étant pas en possession en Algérie d’une technologie permettant le recyclage de cuivre et n’ayant pas de minerai de cuivre, il serait en effet impossible à une quelconque société basée en Algérie de procéder à un aussi lourd investissement. Le cuivre que nous possédons en Algérie n’a pour origine que la récupération. Laquelle opération ne nécessite pas de gros moyens. »
Une histoire d’eau…
Le problème d’eau est un handicap qui touche non seulement le citoyen dans sa vie quotidienne mais aussi toutes les infrastructures économiques existantes;
Un projet quel qu’il soit est intimement lié à l’existence et à la disponibilité de certaines ressources. L’eau et l’énergie étant des ressources primordiales.
Dans le cas que nous allons décortiquer, plusieurs paramètres devraient être pris en considération pour l’élaboration d’un tel projet.
Le projet en question consistait en l’implantation d’une aciérie à l’est d’Alger par Metal-Sider.
En premier lieu, il fallait tenir compte de la nature juridique du terrain : voire sa délimitation et entre autre paramètre aussi, tenir compte de l’environnement écologique et vérifier que le terrain en question et ceux environnants n’étaient pas à vocation agricole.
D’un point de vue technique, il fallait également vérifier l’étude du sol et l’hydrologie et ce, tenant compte bien sûr de la capacité d’une éventuelle nappe phréatique.
Le projet en question verra le jour et donnera naissance à l’aciérie Metal-Sider. Laquelle aciérie fera l’objet plus tard d’un incendie criminel.
A ce nouveau-là, on s’interroge sur les capacités de production que cette aciérie a pu atteindre dans l’intervalle de sa mise en action à sa destruction.
Il faut savoir que d’un point de vue technique, une aciérie d’une capacité de 100 000 tonnes consomme en moyenne pour le refroidissement des cylindres, le décalage de pailles…, 360 m3 par heure pour fours. La m même capacité nécessite également en eau pure pour l’aller retour en réfrigérant à l’huile, réfrigérant à air…, un apport de 80 m3 d’eau ppar heure et 25 m3 d’eau par heure également pour four. En plus, il faut aussi compter une autre capacité d’eau due aux fuites et à l’évaporation.
Vu de telles capacités et compte tenu des problèmes de manque d’eau existants et que chacun connaît, un tel projet n’aurait par conséquent pas dû avoir l’aval des autorités compétentes, du mois par rapport au site choisi par Metal-Sider concernant un tel projet.
Si nous comparions un tel projet avec celui de l’aciérie du complexe d’El Hadjar-Annaba, nous comprendrions mieux encore l’importance de certains paramètres pour l’élaboration d’un projet d’une telle envergure.
L’étude d’El Hadjar aura, en effet, tenu compte, quant à elle, de la proximité de deux importants ports ainsi que de la proximité de chemin de fer et surtout de la disponibilité du minerai de fer de Djebel El Onk (Ouenza).
Un tel minerai, en effet est le support de la réalisation du complexe d’El Hadjar. Ce qui n’est malheureusement pas le cas pour Metal-Sider.
Graves atteintes à l’écosystème
L’étude de cette dernière pour le choix du site à l’est d’Alger et ce, tenant compte de toutes les publicités de l’époque pour la production de rond à béton, vu la forte demande enregistrée et la pénurie de ce matériau qui sévissait, nous amène à nous questionner sur les possibilités réelles de cette aciérie dans un tel endroit.
D’où venaient donc les matières premières ?
Quand on sait que la production de rond à béton nécessite de al ferraille ou du minerai .
Le coût de cette ferraille de ses points de départ au site choisi par Meta-Sider aurait nécessité des moyens financiers et matériels très onéreux, rendant donc cette ferraille inabordable et non rentable.
Ce qui a d’ailleurs encouragé la multiplication des exportateurs concernant ce type de produit.
Malheureusement, de telles exportations se font comme expliqué dans nos précédentes parties en parallèle de la réglementation des changes et des mouvements des capitaux.
Ce qu’il y a lieu de retenir serait, qu’en dehors de la production de ce rond à béton, y a t-il eu une quelconque autre production telle que celle de l’acier plat, les barres en T, les barres en U. ?
Si c’est le cas, c’est à travers quel programme de production et quel aurait été le produit ?
Est-ce le cas de billettes laminées ou de coulées continues ?
Et, dans le cas où une quelconque production a vu le jour, quel aurait été son coût, compte tenu des prix des matières premières livrées sur site, du prix de revient des charges…?
Le produit fini aurait-il coûté moins cher que le même produit importé ?
Serait-ce là une autre des raisons qui encourage davantage l’importation du rond à Béton…

Pour en revenir encore une fois aux ferreux, une autre méthode est à souligner et qui permet jusqu’à l’heure actuelle de contourner la loi. Cette méthode est liée à l’exportation des produits ferreux
Les projets et les agissements de la mafia des ferreux et des non ferreux se suivent et se ressemblent. Chaque cas de figure est similaire aux autres. Comme dans nos éditions précédentes, nous allons aujourd’hui encore décortiquer certains des agissements douteux de cette mafia. Qu’il s’agisse de Métal-Sider ou d’une autre entreprise, les procédés sont les mêmes et vont à l’encontre des intérêts de la nation. Dans une de nos éditions précédentes, nous avons quelque peu démontré, preuves à l’appui, que le projet d’aciérie de Métal-Sider était logiquement infaisable, car ne remplissant aucune des conditions de fonctionnement d’un tel projet. A l’appui de notre thèse, un comparatif avec un autre projet d’une plus grande envergure, celui d’El Hadjar qui, lui par contre, réunissait toutes les conditions de fonctionnement et de rentabilité. Le but que nous nous sommes fixé étant de dénoncer de tels projets qui utilisent des moyens douteux et contournent la légalité sans pour autant être inquiétés par les autorités compétentes. En effet, dans le sens où un projet quel qu’il soit ira à l’encontre des intérêts nationaux, lésant par là même l’économie du pays, et ce, en accumulant des preuves flagrantes, il est de notre devoir d’attirer l’attention des pouvoirs publics et de dénoncer ce genre d’agissements. Dans le cas de Métal-Sider, les preuves ne manquent pas et chacun de pouvoir y voir l’empreinte de ce qu’il est devenu commun de nommer la mafia des ferreux et des non ferreux. Pourtant, si l’on se penche sur certains aspects qui entourent de tels projets, nous pourrions aisément démontrer le bien-fondé de chacune de nos assertions. Nous pouvons encore une fois faire un comparatif entre le projet de cette aciérie Métal-Sider et celui de Sider El Hadjar (complexe sidérurgique d’El Hadjar).Ce complexe gigantesque qui emploie près de 18 000 personnes reste la seule cheville ouvrière en matière de produits sidérurgiques. Aucun projet jusque-là n’a pu supplanter ce monopole national. El Hadjar, avec toutes les difficultés qu’il rencontre sur tous les plans (rénovation, pièces de rechange, compression du personnel, financement…), avait quand même une production qui tournait autour de 70 000 tonnes par an de rond à béton et cela, compte tenu justement de ces difficultés.Métal-Sider, pour sa part, projetait une production beaucoup plus importante que celle du compère sidérurgique d’El Hadjar (Sider El Hadjar), comme expliqué précédemment. Aujourd’hui, on s’interroge sur une appellation choisie de manière à confondre le grand projet du complexe d’El Hadjar avec celui de Métal Sider. L’amalgame est de taille quand on sait qu’une appellation ou un label doivent être protégés. La confusion entre les deux demeures. Confusionde titres Il faut savoir que Sider représente l’appellation du confrère Sider d’El Hadjar, quant à Métal-Sider, ce n’est qu’une entreprise privée et de moindre envergure appartenant à M. Rebrab. Lequel aura sans doute alimenté l’amalgame pour créer la confusion entre sa propre entreprise et le géant Sider. En effet, une telle appellation cachait certainement des desseins non avouables. En attendant de nous pencher plus amplement sur l’aspect de l’énergie électrique devant être fournie pour un tel projet (Métal Sider), nous pouvons d’ores et déjà nous interroger sur, d’une part, son taux de production durant la période de son fonctionnement et, d’autre part, sur son financement et les modalités de ce dernier. Tenant compte de la situation actuelle de Métal-Sider, et ce, avec ce qu’il avait comme perspective en matière de production de rond à béton, il y a lieu de s’interroger, et à juste titre, sur une telle entreprise. En tout état de cause et actuellement, seule l’administration fiscale est à même de renseigner sur ces productions de rond à béton, dans le cas, bien sûr, où il y en a eu, et ce, par rapport aux quantités importées de rond à béton destinées à la revente en l’état par Métal-Sider. Pour revenir encore une énième fois à la mafia des non ferreux qui a perverti les règles les plus élémentaires de l’offre et de la demande, en plus des infractions commises et réprimées par différents articles du code pénal, nous citerons, encore une fois, l’exemple de la société ENICAB de Gué de Constantine. Les stocks du parc ERWO d’Oran L’exemple en question concernait la vente de 400 tonnes de chutes de câbles entreposées au parc ERWO d’Oran. Le lot en question était destiné dans un premier temps au grenaillage par l’entreprise de récupération d’Oran. Par la suite, il fera donc l’objet d’un appel d’offres. Ce qu’il y a lieu de relever, c’est que répondant à cet appel d’offres, les opérateurs se virent refuser la visite des lots par l’ERWO Oran. Cette dernière motivera son refus en arguant que le lot en question était loin de représenter la quantité annoncée de 400 tonnes d’une part et, d’autre part, que cette quantité de cuivre faisait l’objet à l’époque d’un contentieux entre ENICAB Gué de Constantine et elle-même. Il faut savoir que ce contentieux a été porté devant le tribunal d’Oran. Comment alors ENICAB Gué de Constantine entendait vendre cette quantité, objet d’un litige ?A plus forte raison, ENICAB ira même jusqu’à demander aux entreprises intéressées par ce lot le paiement à l’avance par chèque de banque ou virement d’un montant supérieur à 30 000 000,00 DA relatif à l’acquisition de ce lot (voire ci-contre le document que nous reproduisons de la décision n°01/95 ENICAB).On se demande déjà quel a pu être le sort de ce lot de 400 tonnes de chutes de câbles mis en vente par ENICAB ?Comme c’est le cas d’ailleurs pour une autre quantité représentant 900 tonnes de déchets de câbles isolés qui avait fait l’objet, à l’époque, de plusieurs tractations entre des entreprises intéressées et la société ENICAB.Ces tractations avaient fait que ENICAB s’alignent sur le marché parallèle, alléché par les prix faramineux dépassant l’imagination et les opérateurs avertis ne pouvant s’aventurer dans une telle entreprise, la quantité en question resta longtemps en souffrance. D’autre part, la quantité de 900 tonnes métriques annoncée par ENICAB était, selon toutes les entreprises intéressées amplement surestimée. Pourquoi une entreprise de la trempe d’ENICAB surestime-t-elle des lots pareils ? Et dans quel but, quand on sait que tout récemment cette quantité annoncée a fait l’objet d’une vente ? Est-ce réellement 900 tonnes de chutes de câbles en cuivre qui ont été vendues ? Transactions opaques surtout que ENICAB avait connu contentieux l’opposant à un opérateur économique, actuellement poursuivi par la justice pour des infractions que celle-ci lui reproche. Le contentieux en question portait justement sur les estimations et les surestimations faites par ENICAB et qui auront abouti à une confusion entre lot et poids réel. Pour l’un, il s’agissait en effet de la vente d’un lot fixe contenant ce qu’il pouvait contenir et pour l’autre, il s’agissait de définir par le poids réel ce lot. Pourquoi cette confusion n’est-elle apparue qu’après avoir procédé aux premiers enlèvements de ce lot par la société retenue par ENICAB pour la transaction ?Pourquoi ENICAB a-t-elle maintenu cette opacité concernant les quantités réelles et pourquoi n’a-t-elle pas clarifié ses positions au préalable vis-à-vis de son acheteur ?Il faut relever que nombre de société détentrices de ce type de produit jouent le jeu de ces opérateurs économiques qui contournent les lois et règlements en vigueur, créant ainsi des situations qui auront fait que les règles du marché de l’offre et de la demande auront été complètement faussées. On s’interroge alors sur les véritables bénéficiaires. Cet état de fait aura en outre poussé certains exportateurs à contourner et transgresser la réglementation du commerce extérieur d’une part et à procéder aux sabotages des artères téléphoniques et électriques du pays. Ces comportements se sont même élargis à d’autres types de produits ferreux et non ferreux. Le zinc, l’aluminium, l’inox, le fer blanc… font maintenant l’objet de toutes les transactions, créant ainsi un véritable lobby. Ce lobby achète et rachète, revend et exporte ces produits en toute quiétude. Chaque semaine, ces produits connaissent des exportations vers les ports européens, et ce, à

sallira 22/05/2016 08:36

Le cauchemar jésuite en Algérie

Par Y.Mérabet*
Le cauchemar Jésuite continue ! Cauchemar institutionnalisé depuis 1962 par des apatrides, formés pendant 170 ans par les Pères Blancs et en collaboration avec la judéo-maçonnerie, ils ont furtivement gangréné tous les rouages de l’état, de l’industrie, de la gestion de toutes les activités stratégiques, et surtout …des ressources du pays ! Imbriquée dans la franc-maçonnerie locale, ils sont une caste de parasites prédateurs qui ont failli mener le pays à la faillite généralisée de 1962 à 1999 ! Rabrab un jésuite et franc-maçon
Sous l’œil complice du ministre de la communication
Découvrir sur le Net que des internautes se réclamant de la démocratie et du militantisme au nom des intérêts de l’Algérie et de son peuple en s’appuyant sur les articles du « Huffpostmaghreb » est incompréhensible. Une seule raison explique et élude ce dilemme : leur malhonnêteté motivée par leur implication dans l’offensive belliqueuse silencieuse lancée par le pouvoir de l’ombre de Pars-Sion et ses succursales algériennes (jésuite-judéo-maçonnique). Huff Post-Maghreb ou Huff Post-Algérie référencés/cités par des prétendants patriotes, comme source fiable de scoops, tous ciblant le président Bouteflika, Chakib Khellil, et dans leur lancée le symbole de l’Islam, la Zaouia !
Irresponsabilité ? Inconscience ? Ou carrément mauvaise foi et agissements mensongers subversifs ?
Les participants suspects qui copient-collent les liens du quotidien « huffpostmaghreb.com » sont doublement responsables de la propagation d’intox agressive anti algérienne, pour deux raisons,
– l’affiliation de ce quotidien au sionisme via sa maison mère (Le Huffington Post, Paris et NY)
– la présence dans sa rédaction de journalistes marocains
(Makhzen – M6 ) et français larbins du CRIF et de Paris-Sion !
Pour découvrir le profil et organisation de ce quotidien (la branche mère) il suffit de consulter la plus simple des sources : wikipedia
Anne Sinclair : Anne-Élise Sinclair, est la fille unique de Micheline Nanette Rosenberg et de Joseph-Robert Schwartz.
Dans ce cadre Rebrab prend en charge un plan subversif de contrôle des institutions académiques (universités et polytechniques) par le biais du quotidien Liberté sous la nébuleuse d’associations d’étudiants du supérieur (ex. CAP). Cette stratégie est identique à celle mise en place par le « The U.S. Department of State Middle East Partnership Initiative (MEPI) ». Voir page facebook de cet organisme —> « MEPI Alumni Algeria Chapter ».
Rebrab est un partenaire et agent des banquiers (Rothschild et C°).
Ses projets grandioses, si incontrôlés, sans restriction, et sans
garde-fous, transformerait l’Algérie en une annexe commerciale de Paris-Sion, grâce à la façade contrefaite du « capitaine d’industrie ».
Pour preuve des intrigues préparant l’incursion des banques juives : ses fanfaronnades, « je suis capable de mobiliser $ 30 Milliards par ci, $ 10 Milliards par là ! »
La Russie a souffert des mêmes intrigues durant les années ’90, la
Russie avait perdu toutes ses richesses naturelles et ses infrastructures, ses sociétés de communication, ses industries, aux mains des pilleurs juifs locaux, tous appuyés par les banques New-yorkaises. L’arrivée de Poutine au pouvoir a changé la donne, la Russie a échappé au désastre et à la faillite. Ayez en mémoire la question des oligarques en Russie.
1- Un bref rappel historique de la montée vertigineuse d’Isaad Rebrab.
– 1967, il bénéficie, durant une ère où la bourgeoisie était condamnée, jugée blasphématoire, et « réactionnaire », de privilèges et de passe-droits qui l’autorisèrent à bâtir les fondations de son entreprise en important du fer à béton et le revendant à des prix astronomiques! Il éventre le marché, ne l’exploite pas, il ne crée aucune richesse bien au contraire, il dilapide des devises lors de l’achat et accumule facilement une richesse qui n’a rien de louable ni le fruit de son « esprit entrepreneurial » ! Favoritisme enfreignait les lois et règles financières, commerciales et doctrinales (contraire au principe socialiste d’alors de « guerre contre la bourgeoisie »).
Note : Pour abréger et résumer, ces privilèges lui sont octroyés par son appartenance au pouvoir de l’ombre judéo-maçonnique et les cercles jésuites (Pères Blancs), culte aux milliers de promotions de cadres infiltrés dans tous les rouages et activités imaginables.
En Europe, durant les années 80-90, vague de délocalisation d’industries en perte de régime, le CARTEL du sucre et des huiles végétales en particulier, intimement lié aux banquiers (Rothschild), étudie un plan de délocalisation de l’industrie alimentaire, un projet est tracé, une étude de marché effectuée. Principaux points arrêtés :
– L’Algérie est un marché important et la base idéale pour l’installation d’usines de raffinement! Raffinement donc transformation pour uniquement une plus value, et non création de richesse !
– Bas salaire et main d’œuvre bon marché, un avantage comparatif important offrant un avantage concurrentiel critique.
– Conditions favorables (proximité des marchés européens et africains), disponibilité de ports ou leur extension.
– Disponibilité de banques étrangères (partenaires) pour les opérations importantes légales et illégales, BNP Paribas de (Rothschild) est sur place et les agents judéo-maçonniques (administration et banques) toujours présents à l’appel !
2- Arrive Rebrab ! Un bon éclaireur pour les prédateurs !
Pour leur plan les banquiers ont besoin de discrétion, il leur faut un agent local comme couverture administrative, notariale, et légale. Leurs fichiers des membres des loges leur indiquent un nombre de candidats potentiels . mais Rebrab l’emporte, son profil est idéal, catholique (donc sans attache particulière avec la majorité de la population musulmane), formation professionnelle adéquate, une expérience dans les opérations bancaires et l’import-export, connaissance du terrain, affinité avec la Kabylie (la cible de futures manigance parallèles), etc.
3- Le deal est conclu.
L’expertise financière, technique, commerciale, managériale, les montages diverses sont assurés par les sociétés d’ingénierie et succursales des banques.
Rebrab est un partenaire chouchouté, il trouve son compte dans ce partenariat en exécutant d’un plan machiavélique aux dimensions planétaires qui dépassent ses ambitions, en paraphant les documents officiels et marquant sa présence dans les média pour convaincre l’opinion et les pouvoirs publiques, par la roublardise, de ses sincères intentions, philanthropiques, bienveillantes, et mêmes patriotiques !
4- Un rôle non négligeable de la mission de Cervital est la commercialisation d’huiles hydrogénées, dont il contrôle toutes les spécifications, les composants et le mode de raffinage, huiles transformées en arme de destruction massive.
Pour maintenir leur emprise sur la nation ils ont investi la sphère de l’information, (les médias de l’intox, El-Watan, El Khabar, Liberté, le Matin, les quotidiens du net, des chaines de TV, etc…) et mobilisé tout leur appareil de propagande, en Algérie, et de l’étranger (Paris-Sion).
C’est une insulte à la mémoire des cheikhs, de notre armée combattante, des Chouhadas de Kabylie, tous musulmans, défenseurs de leur identité et foi, que de décrire ces croisés comme kabyles !
Pour preuve : Père Rebrab a déplacé sa vindicte personnelle contre le gouvernement, du champ économique vers celui de la confrontation régionaliste sectaire irresponsable en lançant sa diatribe d’un cimetière chrétien ! Et lança sa légion contre les zaouias de culte musulman pure et pierre angulaire de l’unité nationale.
Les trolls qui sévissent dans ce groupe sont des agitateurs organisés qui distillent la haine de l’Islam et des musulmans, et brandissent « l’amazighité » comme alibi, un étendard jésuite, mais n’ont aucune attache avec ce pays ! C’est des apatrides chrétiens francophiles allochtones, culturellement-religieusement-historiquement, indifférents aux enjeux et intérêts de cette noble nation Arabo-Berbéro-musulmane !
*Journaliste indépendant

SBIH 12/05/2016 00:52

SIDI BEL ABBÉS/OUEST-INFO
CHAKIB KHELIL ATTENDU PAR LES SIENS A SIDI BEL ABBES
Marhaba, Ya Si Chakib !


Chakib Khelil est incessamment attendu à Sidi Bel Abbès pour rendre visite à une zaouia. Depuis son retour au pays, dans la sérénité et dans la discrétion, M. Khelil est de nouveau victime d’une honteuse cabale médiatique, même si cette dernière, rejetée par la majeure partie de la population, va inévitablement s’effriter. Usant d’arguments fallacieux et populistes, et l’accusant de tous les maux, les commanditaires peu scrupuleux de cette ignominieuse campagne, ont tenté, en vain de le livrer, à la vindicte populaire. Faisant fi de toutes les règles d’éthique, et sans faire la moindre allusion à la présomption d’innocence, pour un personnage public qui n’a été ni traduit en justice, ni encore moins condamné, la monstrueuse campagne avait ratissé toutes les médisances, toutes les calomnies, toutes les animosités et toutes les inimitiés accumulées sciemment et par méchanceté comme une boule de neige… qui a finit par s’effriter. Plus les griefs imputés à M. Khelil, étaient grossiers, et démesurés, plus le mensonge passait, relayé par de pseudo-médias, ces obscurs lobbys, dénués d’éthique, qui s’étaient érigés en donneurs de leçons en matière de démocratie et de respect des droits de l’homme, alors qu’ils ont rappelé, par cette cabale, à l’opinion publique nationale, les pires moments de la chasse aux sorcières. La conjuration, c’en est une, a lamentablement et piteusement échouée parce qu’elle n’a pas pu berner la majeure partie de la population, qui a fait preuve de lucidité et de sérénité, en la condamnant ou en l’ignorant de manière superbe. Et les quelques agitations relevées dernièrement, ici ou là, de quelques bouffons, lors de la visite de M. Khelil à des Zaouias, le prouvent amplement. Enfin, Il faut, de nouveau, rappeler, qu’Ouest-Info, fidèle à sa ligne éditoriale, n’a, dès le début, ni transigé, ni composé avec cette sordide campagne de dénigrement, la condamnant de la manière la plus ferme, sachant que cette cabale ne servait ni les intérêts de la Collectivité nationale, ni encore ceux de la Justice. Et le temps a donné raison à Ouest-Info, qui s’est toujours opposé à ces pratiques infâmantes basées sur l’invective, la calomnie et la vilenie. M M

Salah Eddine 11/05/2016 15:52

CHAKIB KHALIL ACCEUILLI COMME UN V.I.P ET HEROS DE LA BATAILE CONTRE LES CROISES BERBERO-JESUITES.
« C’est en présence de plus de 300 personnes : Chakib Khelil accueilli à la Zaouïa El-Bouzidia avec tous les honneurs »

L’ex ministre de l’énergie M.Chakib Khalil a effectué hier mardi une visite privée à la Zaouia El-Bouzidia à Mostaganem où il a été reçu vers 13 heures avec tous les honneurs qui sont dus à un invité de marque de son rang. Décontracté, M. Chakib a été surpris par l’accueil chaleureux des Chouyoukh venus en la circonstance de plusieurs wilayas de l’Ouest du pays pour lui souhaiter la bienvenue. Parmi les grandes personnalités spirituelles de la région Ouest du pays l’on citera la présence de Cheikh Abdelmalek Zoui Secrétaire national chargé des affaires religieuses et des Zouies, du patrimoine linguistique et des langues locales auprès de l’Union Nationale des Zaouias et Président de l’association ‘’Sidi Cheikh’’, venu de la wilaya d’El-Bayadh. Cheikh M. Dehah patron de la Zaouia El-Bouzidia, Cheikh de la Zaoui El-Bouabdellia de Bethioua (Oran), Cheikh Hamou Bensmaine, le représentant de la Zaouia El-Alaouia et Cheikh Ould Abed Mechri porte parole de la Zaouia El-Bouzidia et plusieurs autres invités de marque étaient présents pour souhaiter la bienvenue à l’invité du jour. A son arrivée dans l’enceinte de la Zaouia El-Bouzidia, M. Chakib Khelil a été accueilli par un comité composé des Grands Chouyoukhs qui ont tenu, un à un, à le saluer et lui témoigner toute leur sympathie. Ensuite, l’ex ministre très soulagé du climat convivial qui a prévalu, n’a pas manqué de déguster les dattes et du lait qui lui ont été offerts par un jeune Moudaress de la Zaouia. A l’intérieur de la salle archicomble, l’ex ministre a difficilement frayé son chemin. Et pour cause, tous voulaient le saluer et lui souhaiter la bienvenue, avant de prendre place aux côtés des Chouyoukhs de la Zouia. Devant un parterre de journalistes et d’invités, le Cheikh Dehah a pris la parole pour souhaiter tout d’abord la bienvenue à l’ancien ministre Chakib Khalil en lui adressant ces mots forts de sens :’’ Monsieur Chakib Khalil, soyez les bienvenus avec la délégation qui vous accompagne dans notre Zaouia, ici vous êtes chez vous et l’Islam nous recommande de l’hospitalité pour nos invités et c’est ce que nous faisons avec vous’’. Et d’enchainer :’’ Nous sommes fiers de vous recevoir, vous êtes un des fils de cette Algérie, qui ont tout sacrifié pour leur pays et ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour que vive notre Nation dans l’honneur et la Dignité’’. Le Cheikh de la Zaouia El Bouzidia n’a pas tari d’éloges dans son intervention son Excellence le Président de la République Abdelaziz Bouteflika :’’ Aussi, à partir de cet endroit, nous saluons notre grand frère et Moudjahid, le Président Abdelaziz Bouteflika à qui nous souhaitons un prompt rétablissement. C’est grâce à lui que l’Algérie est aujourd’hui debout, c’est grâce à lui aussi, que l’Algérie a pu réconcilier ses enfants et les mettre en ordre de marche pour l’édification nationale’’ a-t-il ajouté. Et de conclure :’’ Avant de passer la parole à notre invité, nous réitérons notre appel, sans entrer dans les jeux politiques dont nous sommes très loin, à toutes les forces vives de la Nation de s’unir pour défendre notre grand pays, sa souveraineté et nos acquis nationaux’’. Puis la parole fut donnée à Monsieur Chakib Khalil qui a dans une courte allocation, remercier vivement les Chouyoukhs présents et à leur tête Cheikh Dehah premier responsable de la Zaouia El-Bouzidia pour l’accueil chaleureux qui lui a été réservé et de saluer l’ensemble des convives présents pour leur témoignages de sympathie et de gratitude. Ensuite, c’était au tour de la troupe religieuse de la Zaouia de régaler l’assistance par ses psalmodiées coraniques et chants religieux traditionnels. Une collation a été offerte en la circonstance par la Zaoui El-Bouzidia en l’honneur de l’invité du jour et des convives qui ont répondu à l’invitation. La délagation a quitté la Zaouia El-Bouzidia vers 15 h 30 mn pour se rendre à l’hôtel El-Mountazah pour une pause café avant de reprendre la route.

Salah Eddine 11/05/2016 15:49

Enfin l’Ouest algérien se réveil, pour défendre ses zaouies menacées par les mouvements berbéro-jésuites infiltrés dans les rouages de l’Etat algérien.

CHAKIB KHELIL EN EXCLUSIVITÉ à OUEST-INFO : ‘’ Je suis très heureux de l’accueil des Mostaganemois ’’


Published on 11 May 2016
Written by Super User

Entretien réalisé par Ahmed Mehdi Avant que le Cheikh Dehah, chef de la Zaouia El-Bouzidia ne prenne la parole, l’équipe d’Ouest-Info s’est rapprochée de M. Chakib Khelil pour lui demander de lui livrer ses impressions sur sa visite à Mostaganem, au cours de ce bref entretien, écoutons-le : Ouest-Info : Monsieur Le Ministre, nous vous remettons des copies de deux éditions du journal Ouest-info où paraissiez à la Une où les Gens de Sidi Bel-Abbes vous attendaient jeudi dernier, mais certainement votre agenda était chargé ? Chekib Khalil : Très bien (En lisant la Une), je viendrai Inchaâ Allah à Sidi Bel-Abbès vous rendre visite. Ouest-Info : Vos impressions sur cette visite à Mostaganem ? Chekib Khalil : Je suis très heureux d’être parmi vous, j’ai été chaleureusement accueilli et j’en suis très content. Ouest-Info : Pouvez-nous dire un peu plus ? Chekib Khalil : Nous travaillerons pour l’émergence de notre pays, nous devons faire en sorte que l’Algérie soit hissé au niveau qui lui est sied et pour cela et avec la conjugaison des efforts de tous, nous pourrons mener notre pays vers un futur meilleur. Pour rappel, l’équipe d’Ouest-Info a remis à Monsieur Chakib Khalil deux copies de deux éditions du journal Ouest-Info, où les citoyens de la wilaya Sidi Bel-Abbes lui souhaitaient la bienvenue. Après avoir parcouru le titre de la Une d’un des deux journaux offerts, Monsieur Chakib Khalil a promis qu’il se rendrait prochainement Inchaâ Allah à Sidi Bel-Abbes.

saber Bouaaza 11/05/2016 00:38

Le triste bilan économique de la gouvernance d’Ahmed Ouyahia
Par Noureddine Legheliel*

Ahmed Ouyahia, l'indéboulonnable.
Je n´ai pas l'habitude d´écrire des articles sur des personnes, tous les sujets que j´avais traités dans mes articles se concentrent sur des analyses financières ou pétrolières mais le cas de l´ex-premier ministre M. Ahmed Ouyahia relève de l´exception. Un homme qui personnifie la contradiction, un ministre qui vous dit que la couleur d´une chose est verte mais deux ans après ce même ministre revient pour vous dire qu´elle est orange.
La constitution algérienne confère à tout citoyen algérien le droit de parler, débattre ou critiquer le bilan et la gestion des affaires du pays conduites par un président ou un ministre quelconque. Et c'est dans ce sens bien précis que je me permets de parler du bilan des affaires économiques du pays sous la gouvernance de M. Ahmed Ouyahia. En 1996, alors qu'il était chef du gouvernement du président Liamine Zeroual. M. Ahmed Ouyahia avait fait une déclaration à la télévision algérienne dans laquelle il avait dit ceci "L'Algérie vaut 9 milliards de dollars sur le marché." Cette expression est restée pour moi un souvenir inoubliable car je n'ai jamais de ma vie lu ou entendu un économiste évaluait un pays en dollars. Le célèbre économiste britannique le nommé Adam Smith qui est le père des théories sur l’économie ultralibérale n’aurait jamais osé utiliser l’expression de Ahmed Ouyahia. La politique économique ultralibérale menée par Ahmed Ouyahia vers la fin des années 90 s’est soldée par un cuisant échec et catastrophe en terme économique. Le dernier tissu industriel de l’Algérie fut disloqué, des centaines de milliers de travailleurs algériens se sont retrouvés au chômage, des entreprises et des terrains agricoles cédés pour des sommes dérisoires. Des dizaines de cadres algériens ont été jeté en prison (selon l’aveu de ces derniers) au point que ce chef du gouvernement fut appelé "le bourreau des cadres". Première question : pourquoi ce ministre ne reconnaît pas cet échec ? Et pourquoi il ne demande pas pardon aux travailleurs algériens qui ont perdu leur gagne-pain durant cette période ? L’ancien président argentin Carlos Menem avait lui aussi mené une politique économique ultralibérale en Argentine qui s’est soldée par échec total mais lui, il s’est retiré de la politique contrairement à M. Ouyahia. Face à cette catastrophe économique, le peuple algérien a pleinement le droit de demander des comptes á ce chef du gouvernement selon la constitution. Au début de l’année 2003 Ahmed Ouyahia est nommé de nouveau premier ministre il y restera jusqu’en avril 2006 pendant cette période l’Algérie fut secouée par le scandale de Khalifa. Là aussi M. Ouyahia chercha par tous les moyens á minimiser l’ampleur de ce scandale et déclina toute responsabilité. Si on suit le raisonnement d’Ahmed Ouyahia on peut se demander á quoi sert un premier ministre ? En mars 2006, c’est-à-dire deux avant son limogeage et son remplacement par M. Abdelaziz Belkhadem et dans une conférence de presse télévisée M. Ouyahia parlait du bilan économique de l’année 2005 et disant : "Nous avons réussi à créer une croissance économique de l’ordre de 5,5%, nous avons réussi à réduire le taux de chômage à 13% alors qu’il avoisinait les 20% auparavant et nous avons réussi á réduire le taux d’inflation à 2,5% alors qu’il a 22% en 2004".
augmenter la croissance économique exprimé en PIB , réduire le taux de chômage et réduire en même temps le taux d’inflation de 22% à 2,5% á supposer que cela fut vrai Le premier ministre algérien le nommé Ahmed Ouyahia aurait défit et mit en doute deux théories économiques la première est la courbe de Philips et la seconde est la théorie de Phillips -Lipsey qui englobe aussi les salaires. Remarquons que les salaires des travailleurs algériens sont restés stables c’est-à-dire sans augmentation durant l’année 2005.
En 2006, lors d’une conversation que j’ai eu avec un cadre très haut placé au sein de la Cosob, ce dernier m’avouait que "11 entreprises nationales allaient être introduites en Bourse mais á la dernière minute une circulaire envoyée par le premier ministre Ahmed Ouyahia au chef de la Cosob lui ordonnant de stopper tout".
En décembre 2008, dans une déclaration reprise par les journaux Ahmed Ouyahia est allé jusqu’á se moquer des experts financiers algériens qui ont conseillé au gouvernement algérien de créer un Fonds souverain j’étais parmi ces analystes et j’étais le plus engagé dans le débat sur la création d’un fond souverain en Algérie. "L’Algérie rejette l’aventure des fonds souverains", lançait-il et continua en affichant un refus catégorique sur la convertibilité du dinar
Questions : pourquoi Le premier ministre ne souhaite pas que la Bourse d’Alger soit développée ? Comment se fait-il que l’homme qui était un adepte de l’économie ultralibérale soit contre la Bourse ? Incroyable !!!
Notons pour notre cher lecteur que la Bourse avant tout est la vitrine de l’économie d’un pays ; qui parle de la bourse parle de la transparence. Si les entreprises algériennes étaient cotées partiellement en bourse peut-être on n’aurait pas assisté aux scandales financiers qui ont touché certaines entreprises nationales. Une compagnie cotée en Bourse est obligée de publier ses résultats financiers chaque trimestre et si les dirigeants de cette entreprise venaient à être tentés par des détournements de fonds ils n’auraient pas de temps pour entreprendre une telle action.
Question: comment se fait-il qu’un ministre qui disait que l’Algérie vaut 9 milliards de dollars sur le marché devient un adversaire farouche de toute idée de convertibilité du dinar ?
Question : M. Ahmed Ouyahia qui a occupé le poste suprême de premier ministre sait pertinemment que le meilleur moment d’acheter les actions en Bourse c’est lors des crises économiques et financières qui ont duré dans le temps et on a commencé à observer les premiers symptômes de la fin de cette crise en décembre 2008. J’avais écrit 4 articles dans les journaux Al Khabar, El Watan, le Maghreb et L’Expression dans lesquels j’avais expliqué d’une manière empirique la nécessité pressante de la création d’un fonds souverain, (le moment était opportun).
M. Ahmed Ouyahia si vous avez écouté les conseils des experts que vous avez cherché à ridiculiser en décembre 2008 l’Algérie de 2016 ne serait pas touchée par la crise actuelle. Regardez la Norvège, les Emirats arabes et le Koweït, ces pays ont été épargnés par la crise due à la chute du prix du baril de pétrole grâce aux gains qu’avaient amassés les portefeuilles de leurs fonds souverains. Le dénominateur commun qui existe entre la Bourse et les fonds souverains c’est la transparence.
En 2009 lors de la présentation de la loi des finances M. Ahmed Ouyahia tient un discours zélé honorant le patriotisme économique proche de celui du défunt Hugo Chavez.
Quel paradoxe de sauter d’une doctrine économique à l’extrême d’une autre doctrine économique diamétralement opposée á la première. Que reste-t-il de l’adepte farouche de l’économie ultralibérale des années 1990 ? Le patriotisme économique est une variante de l’économie socialiste. Le premier ministre algérien taxait les salariés algériens mais pas les riches (taxe sur les salaires, vignette etc,..) "je taxerais même l’oxygène que respirent les Algériens", ironise-t-il.
Automne 2015. Ahmed Ouyahia revient de nouveau nous reparler de l’économie de marché, des ambitions honorables et profitables des patrons algériens FCE, de la Bourse. Peut-être, on peut dire qu’il est saisi par la nostalgie des années 90.
Malgré tous ses échecs tant sur le volet économique que politique et malgré ses contradictions qui peuvent faire de lui un candidat sérieux au livre record Guinness, M. Ahmed Ouyahia jouit du soutien et même de la complaisance de certains journaux qui ont du poids dans le monde médiatique algérien. Ces journaux nous décrivent M. Ouyahia comme un fin diplomate, un homme qui lance des discours codés, un chevronné de la politique, etc.
On se pose des questions sur l’honnêteté, la partialité et la crédibilité de ces journaux.
Pour clôturer cette modeste contribution, je tiens á porter á la connaissance du lecteur que Noureddine Legheliel n’appartient á aucun parti politique et j’espère du fond de mon cœur que cet article ne serait pas un soutien aux adversaires politiques de M. Ahmed Ouyahia.
(*) Noureddine Legheliel, analyste boursier auprès de Carnegie

Belkacemi 10/05/2016 19:46

Un homme politique a toujours été une cible privilégiée de la société, plus ses compétences sont affirmées plus il est ciblé par tous les maux auxquels il ne s'est jamais attendu. Un homme politique doit savoir encaisser et toujours aller de l'avant pour faire aboutir son projet. Les journaux et tous les outils d'information sont des machines d'analyses parfois perverses en continu envers l'homme politique, ils sont là pour émettre des jugements négatifs dans une perspective de donner du sens à leur existence. Un homme politique c'est celui qui a la technique de transformer les compétitions perverses en des points positifs envers sa politique et la société, malheureusement ce n'était pas le cas en Algérie. Je reviens toujours au système éducatif en Algérie qui n'inculque pas aux apprenants la critique et l'autocritique pour les préparer à des formations politiques. Je ne vais pas aller plus loin puisque le sujet et log et complexe même si des signes positifs se sont manifestés par la ministre de l'éducation nationale à laquelle je rends hommage car la mission n'est pas facile si on s'arme pas d'une détermination et d'une volonté de fer.

Sakina bentini 10/05/2016 14:59

AL HUFFINGTON POST huffpostmaghreb.com
Le monde annonce le 10 octobre 2011 le lancement de la version française du site américain The Huffington Post. L’ouverture du site est effectuée le 23 janvier 2012, avec un retard sur le lancement prévu initialement pour novembre 2011. Il s’agit là, du premier site continental européen du groupe et le premier non anglophone. Anne Sinclair est la première directrice éditoriale de cette version française ; Paul Ackermann, ancien du figar.fr, etest rédacteur en chef. L’équipe compte treize personnes. Il est détenu à 51% par la maison –mère américaine, à34% par le Monde et à 15% par le banquier Matthieu Pigasse
L’affaire Sonatrach 1 et 2 un sénario monté par « Huffpost Algérie » contre Chakib Khalil, cette compagne de dénigrement fut relayée par la presse officielle algérienne et le « net ». , (Les media de l'intox, El-Watan, El Khabar, Liberté, le Matin, les quotidiens du net, des chaines de TV, etc...) et mobilisé tout leur appareil de propagande, en Algérie, et de l'étranger (Paris-Sion), tourne en boucle ! Infâmes et malhonnête ceux qui citent « Huffpost Algérie » comme source fiable d’info ! Quotidien en version maghreb du Huffington Post, propriétaire de…Le Monde, Huffington (U.S.A), un banquier juif, et géré par Paul Ackerman et Anne Sinclair.
Saipem-Algérie : Les montants pots-de-vin versés à Chakib Khalil et ses proches révélés dans la presse italiennes huffinpost algérie : par Hebba Salim Publication 27/10/2014 CET 09 h 55, mise à jour le 15/03/2015 09 h.22 CET
L’intox en continu sur Bouteflika,Bouchouareb et Chakib le moteur de l’Algérie !La diffamation orchestré par la sphère de l'information, (les media de l'intox, El-Watan, El Khabar, Liberté, le Matin, les quotidiens du net, des chaines de TV, etc...)

La subversion jésuite alliée de la judéo-maçonnerie poursuit son travail d'infiltration et de contrôle des institutions vitales en Algérie.
1- Hier avec les Pères Blancs et leur prise d'otage des orphelins et des damnés de la Terre victimes de la colonisation et ses tentatives de génocide massif (famine organisée, enfumades, exécutions collectives de civils, maladies résultant de la malnutrition et de l'eau contaminée).
- ont suivi le baptême d'enfants en bas âge, leur éducation poussée et de haut niveau, puis leur positionnement dans les postes clés de la gestion et de la gouvernance du pays, accompagné du renouvellement ininterrompu depuis 150 ans de cadres de l'administration (spécialement ceux de l'éducation. La cause de toutes les carences et des aberrations qui frappent le pays et troublent l'opinion et les analystes, tous déconcertés par l'inexplicable mésaventure que le pays enregistre depuis 60 ans.
2- Aujourd'hui, ce pouvoir occulte s'en prend à la jeunesse en l'embrigadant dans des ONG le fameux TEDx, dont les programmes d'endoctrinement sont élaborés par des laboratoires de sciences humaines et de psychologie NewYorkais, auquel est adjoint une touche de Kabalah Talmude (sorcellerie et envoutement par des procédés audio-visuels élaborés par l'industrie du Show business aux USA; voir le satanisme dans les spectacles aux USA, un thème documenté sur le net).
Dans ce cadre Rebrab prend en charge un plan subversif de contrôle des institutions académiques (universités et polytechniques) par le biais du quotidien Liberté sous la nébuleuse d'associations d'étudiants du supérieur (ex. CAP). Cette stratégie est identique à celle mise en place par le "The U.S. Department of State Middle East Partnership Initiative (MEPI)". Voir page facebook de cet organisme ---> "MEPI Alumni Algeria Chapter".

Rab EL Kbael revient à la raison ?

Dans un entretien accordé au site d’information TSA, Issad Rebrab est revenu sur ses derniers propos tenus sur la chaîne Berbère Télévision. « Je suis Algérien. La Kabylie et les autres régions du pays font partie intégrante de l’Algérie ». « Pour moi, il y a un seul pays et une seule nation. On n’a qu’une seule patrie, c’est l’Algérie », a-t-il ajouté
Les grandes quantités d’armes découvertes dans la région d’El oued, qui les a achetés ? Et seront utilisées par qui et contre qui ? Hormis la grande Kabylie, devenue le fief du terrorisme résiduel et des mouvements rebelles berbérophones (entre autre le MAK), toutes le reste des autres willayas, soit au total 47 et 1/3 sur 48, vivent la prospérité ( ثف ؤقخهثىف((الحمد و الشكر لله عز و جل .
y.m Journaliste indépendant

Belkacemi 09/05/2016 00:12

C'est bien de s'inspirer du passé pour se propulser vers l'avenir, mais je pense que les Algériens, ont perdu beaucoup de temps dans ce domaine, au moment où des pays voire des peuples entiers, écrasés par le rouleau compresseur de la seconde guerre mondiale et devenir aujourd'hui parmi les grandes puissances.Il faut réfléchir plutôt à construire une génération modèle par l'éducation nationale, qui saura faire émerger l'Algérie parmi les pays les plus civilisés de la planète, en ce moment tous les Algériens s'enlisent dans les histoires qui divisent et au détriment de l'avenir du pays et c'est bien dommage pour nous tous.

Sakina bentini 08/05/2016 21:34

Le père Rabrab, grand argentier du MAK, s’en prend à Bouteflika et à Chakib Khalil. Par Y.Mérabet*


Le cauchemar Jésuite continue ! Cauchemar institutionnalisé depuis 1962 par des apatrides, formés pendant 170 ans par les Pères Blancs et en collaboration avec la judéo-maçonnerie, ils ont furtivement gangréné tous les rouages de l'état, de l'industrie, de la gestion de toutes les activités stratégiques, et surtout ...des ressources du pays ! Imbriquée dans la franc-maçonnerie locale, ils sont une caste de parasites prédateurs qui ont failli mener le pays à la faillite généralisée de 1962 à 1999 ! Rabrab un jésuite et franmaçon

Ou t’es pa Hamid ?
Découvrir sur le Net que des internautes se réclamant de la démocratie et du militantisme au nom des intérêts de l'Algérie et de son peuple en s'appuyant sur les articles du "Huffpostmaghreb" est incompréhensible. Une seule raison explique et élude ce dilemme : leur malhonnêteté motivée par leur implication dans l'offensive belliqueuse silencieuse lancée par le pouvoir de l'ombre de Pars-Sion et ses succursales algériennes (jésuite-judéo-maçonnique). Huff Post-Maghreb ou Huff Post-Algérie référencés/cités par des prétendants patriotes, comme source fiable de scoops, tous ciblant le président Bouteflika, Chakib Khellil, et dans leur lancée le symbole de l'Islam, la Zaouia !
Irresponsabilité ? Inconscience ? Ou carrément mauvaise foi et agissements mensongers subversifs ?
Les participants suspects qui copient-collent les liens du quotidien "huffpostmaghreb.com" sont doublement responsables de la propagation d'intox agressive anti algérienne, pour deux raisons,
- l'affiliation de ce quotidien au sionisme via sa maison mère (Le Huffington Post, Paris et NY)
- la présence dans sa rédaction de journalistes marocains
(Makhzen - M6 ) et français larbins du CRIF et de Paris-Sion !
Pour découvrir le profil et organisation de ce quotidien (la branche mère) il suffit de consulter la plus simple des sources : wikipedia
Anne Sinclair : Anne-Élise Sinclair, est la fille unique de Micheline Nanette Rosenberg et de Joseph-Robert Schwartz.
Dans ce cadre Rebrab prend en charge un plan subversif de contrôle des institutions académiques (universités et polytechniques) par le biais du quotidien Liberté sous la nébuleuse d'associations d'étudiants du supérieur (ex. CAP). Cette stratégie est identique à celle mise en place par le "The U.S. Department of State Middle East Partnership Initiative (MEPI)". Voir page facebook de cet organisme ---> "MEPI Alumni Algeria Chapter".
Rebrab est un partenaire et agent des banquiers (Rothschild et C°).
Ses projets grandioses, si incontrôlés, sans restriction, et sans
garde-fous, transformerait l'Algérie en une annexe commerciale de Paris-Sion, grâce à la façade contrefaite du "capitaine d'industrie".
Pour preuve des intrigues préparant l'incursion des banques juives : ses fanfaronnades, "je suis capable de mobiliser $ 30 Milliards par ci, $ 10 Milliards par là !"
La Russie a souffert des mêmes intrigues durant les années '90, la
Russie avait perdu toutes ses richesses naturelles et ses infrastructures, ses sociétés de communication, ses industries, aux mains des pilleurs juifs locaux, tous appuyés par les banques New-yorkaises. L'arrivée de Poutine au pouvoir a changé la donne, la Russie a échappé au désastre et à la faillite. Ayez en mémoire la questions des oligarques en Russie.
1- Un bref rappel historique de la montée vertigineuse d'Isaad Rebrab.
- 1967, il bénéficie, durant une ère où la bourgeoisie était condamnée, jugée blasphématoire, et "réactionnaire", de privilèges et de passe-droits qui l'autorisèrent à bâtir les fondations de son entreprise en important du fer à béton et le revendant à des prix astronomiques! Il éventre le marché, ne l'exploite pas, il ne crée aucune richesse bien au contraire, il dilapide des devises lors de l'achat et accumule facilement une richesse qui n'a rien de louable ni le fruit de son "esprit entrepreneurial " ! Favoritisme enfreignait les lois et règles financières, commerciales et doctrinales (contraire au principe socialiste d'alors de "guerre contre la bourgeoisie").
Note : Pour abréger et résumer, ces privilèges lui sont octroyés par son appartenance au pouvoir de l'ombre judéo-maçonnique et les cercles jésuites (Pères Blancs), culte aux milliers de promotions de cadres infiltrés dans tous les rouages et activités imaginables.
En Europe, durant les années 80-90, vague de délocalisation d'industries en perte de régime, le CARTEL du sucre et des huiles végétales en particulier, intimement lié aux banquiers (Rothschild), étudie un plan de délocalisation de l'industrie alimentaire, un projet est tracé, une étude de marché effectuée. Principaux points arrêtés :
- L'Algérie est un marché important et la base idéale pour l'installation d'usines de raffinement! Raffinement donc transformation pour uniquement une plus value, et non création de richesse !
- Bas salaire et main d’œuvre bon marché, un avantage comparatif important offrant un avantage concurrentiel critique.
- Conditions favorables (proximité des marchés européens et africains), disponibilité de ports ou leur extension.
- Disponibilité de banques étrangères (partenaires) pour les opérations importantes légales et illégales, BNP Paribas de (Rothschild) est sur place et les agents judéo-maçonniques (administration et banques) toujours présents à l'appel !
2- Arrive Rebrab ! Un bon éclaireur pour les prédateurs !
Pour leur plan les banquiers ont besoin de discrétion, il leur faut un agent local comme couverture administrative, notariale, et légale. Leurs fichiers des membres des loges leur indiquent un nombre de candidats potentiels, mais Rebrab l'emporte, son profil est idéal, catholique (donc sans attache particulière avec la majorité de la population musulmane), formation professionnelle adéquate, une expérience dans les opérations bancaires et l'import-export, connaissance du terrain, affinité avec la Kabylie (la cible de futures manigance parallèles), etc.
3- Le deal est conclu.
L'expertise financière, technique, commerciale, managériale, les montages diverses sont assurés par les sociétés d'ingénierie et succursales des banques.
Rebrab est un partenaire chouchouté, il trouve son compte dans ce partenariat en exécutant d'un plan machiavélique aux dimensions planétaires qui dépassent ses ambitions, en paraphant les documents officiels et marquant sa présence dans les média pour convaincre l'opinion et les pouvoirs publiques, par la roublardise, de ses sincères intentions, philanthropiques, bienveillantes, et mêmes patriotiques !
4- Un rôle non négligeable de la mission de Cervital est la commercialisation d'huiles hydrogénées, dont il contrôle toutes les spécifications, les composants et le mode de raffinage, huiles transformées en arme de destruction massive.
Pour maintenir leur emprise sur la nation ils ont investi la sphère de l'information, (les media de l'intox, El-Watan, El Khabar, Liberté, le Matin, les quotidiens du net, des chaines de TV, etc...) et mobilisé tout leur appareil de propagande, en Algérie, et de l'étranger (Paris-Sion).
C'est une insulte à la mémoire des cheikhs, de notre armée combattante, des Chouhadas de Kabylie, tous musulmans, défenseurs de leur identité et foi, que de décrire ces croisés comme kabyles !
Pour preuve : Père Rebrab a déplacé sa vindicte personnelle contre le gouvernement, du champ économique vers celui de la confrontation régionaliste sectaire irresponsable en lançant sa diatribe d'un cimetière chrétien ! Et lança sa légion contre les zaouias de culte musulman pure et pierre angulaire de l’unité nationale.
Les trolls qui sévissent dans ce groupe sont des agitateurs organisés qui distillent la haine de l'Islam et des musulmans, et brandissent "l'amazighité" comme alibi, un étendard jésuite, mais n'ont aucune attache avec ce pays ! C'est des apatrides chrétiens francophiles allochtones, culturellement-religieusement-historiquement, indifférents aux enjeux et intérêts de cette noble nation Arabo-Berbère-musulmane !

*Journaliste indépendant

Belkacemi 08/05/2016 18:37

L'identité Algérienne forgée par la révolution 1954-1962 est sacrée, la liberté d"expression ne convient que pour une société civilisée polie respectueuse avec des valeurs nobles. La liberté d'expression ne peut pas s'adapter à une société désorientée qui ne se respecte pas, qui agit dans la dissimulation des faits .La société Algérienne est en train de se consumer de l' intérieur mon soutien pour la ministre de l'éducation est indissoluble dans une perspective de reconstruire une société à la dérive qui détruit plus qu'elle ne construit. Une société de plus en plus violente envers elle-même. L'algérien est pris en otage dans le mensonge qui'il sème et cultive au quotidien.Le travail de recherche,le goût de la lecture sont inexistants dans une société qui ne sait pas ce qu'elle vaut.

Sakina bentini 07/05/2016 20:53

Après rab-dzair, c’est Rebrab, rab-elkbael Y.Mérabet)
1ière partie
Rabrab : une fortune 3,2 milliards bâtie sur la corruption et le trafic des déchets ferreux et non ferreux
Un crime dans son sens large est un manquement très grave à la morale, à la loi et, lorsqu’on bafoue les lois de la République et qu’on lèse le citoyen quant à ses droits et ses intérêts en attentant à l’économie nationale, l’on se rend coupable des pires délits. L’empire Rebrab, dans son essor, n’aura lésiné ni sur les moyens ni sur les méthodes. Le mode opératoire suit une rigoureuse logique dans cette soif d’argent et de pouvoir.
Au départ trois hommes : Issad Rebrab, Chetih Messaoud et Yahia Nazef (alors directeur central de la métallurgie au ministère de l’Industrie) voulaient avoir la main- mise sur tous les produits ferreux. S’entend par ferreux la ferraille destinée au recyclage et à la production du rond à béton et des profilés. Le trio, par la suite, s’agrandira d’une quatrième personne qui n’était autre que le directeur commercial de la société ENICAB, laquelle agissait dans les non ferreux, les déchets de cuivre à l’exportation, l’achat de câbles à l’étranger ainsi que dans la production de câbles
Les quatre hommes feront alors élaborer un arrêté interministériel, celui du 24 mars 1992, portant suspension de certaines marchandises à l’exportation, entre autres les ferreux et non ferreux. Toutefois, cet arrêté, en son article 3, stipulait qu’il pourrait être délivré à titre exceptionnel des autorisations d’exportation.
L’arrêté n’aurait, en fait, pour but que de contrer les autres opérateurs économiques afin que ceux-ci n’agissent plus sur le marché national. Les « 3 + 1 » pouvaient alors maintenir leur monopole sur les produits ferreux et non ferreux.
Les ministres du Commerce et de l’Industrie informés

Un opérateur pourtant ne cessait à l’époque de harceler les ministres du Commerce et de l’Industrie, menaçant même de médiatiser l’affaire dans le cas où l’arrêté n’était pas annulé, car basé sur des données erronées. Il parviendra quand même à le faire annuler suite aux entretiens qu’il aurait eus avec M. Belgacem Belarbi, ministre de l’Industrie, et M. Mostefa Makraoui le ministre du Commerce.
Il lui sera alors délivré une dérogation interministérielle, lui permettant l’exportation de ces produits, et ce, dans l’attente de l’examen de son dossier allant dans le sens de l’annulation de l’arrêté qui ne servait en fait que les intérêts des « 3 + 1″ et ceux des sociétés étrangères.
L’opérateur, entre-temps, réussira à faire annuler l’arrêté et provoquera en date du 14. 04.1993, une réunion interministérielle, présidée par Yahia Nazef, au siège du ministère du Commerce. Il faut noter qu’à cette réunion étaient présents la société ENICAB, représentée par M. Belkhodja, Sider El Hadjar, les unités de récupération Est, Ouest et Centre, un représentant de Métal Sider, la société METANOF, la direction générale des douanes…
Lors de cette réunion, l’opérateur avait insisté sur l’annulation pure et simple de l’arrêté en exhibant des rapports signés par Nazef et destinés au ministre du Commerce pour le maintien de l’arrêté.
Or, ces rapports étaient erronés et scandaleux, car Nazef, en fait, induisait en erreur trois ministres (Industrie, Commerce et Budget).
Deux des ministres furent pourtant convaincus par l’opérateur qui demandait l’annulation des dispositions de l’arrêté.
Malheureusement, le changement de chef de gouvernement opéré à l’époque gèlera les décisions.
L’arrêté sera abrogé au début de l’année 1994 et sera suivi par une circulaire de la Banque d’Algérie, celle du 12 avril 1994. Celle-ci rappelait d’une part aux opérateurs économiques d’être en adéquation avec les prix pratiqués à l’étranger, et donc en référence à la Bourse et, d’autre part, insistait sur le rapatriement des valeurs exportées. En fait, tout se jouait sur la création de patrimoine à l’étranger, grâce à ces exportations.
Instauration d’un monopole de fait
Les dispositions de l’arrêté seront donc abrogées et tous les produits devinrent libres à l’exportation, à l’exception des plants de palmier, et des objets d’art.
Les questions que l’on se pose à ce niveau-là déjà sont : les exportations de Rebrab avant et après 1994 ont-elles été des exportations qui appelaient au rapatriement des fonds ou ont-elles au contraire été des exportations liées à l’importation ? Les prix pratiqués par Rebrab sur la ferraille étaient-ils en conformité avec la Bourse et le LME (London Metal Exchange) ?
L’information vérifiée prouve bien, quant à elle, qu’il a acheté de la ferraille auprès des unités de récupération d’Alger ERWA (Entreprise de récupération de la wilaya d’Alger, domiciliée à Côte rouge à Hussein Dey).
Rebrab justifiera l’achat de cette ferraille par le fait de la transformer en rond à béton, or, elle sera exportée. Il arguera alors de cette transaction en prétextant que son usine aurait été saccagée par des soi- disant terroristes.
Une autre information fera, quant à elle, état que même le matériel importé par Rebrab d’Italie dans le cadre de son projet de production de rond à béton était du matériel rénové. Alors que le matériel rénové était, selon les lois en vigueur, (voir le dossier de la Chambre de commerce de l’époque) interdit d’importation. Pour référence également, il y a lieu de voir les publicités de l’époque insérées dans Algérie Actualité et dans d’autres journaux entre 1989 et 1991 et dans lesquelles Metal Sider annonçait la production de rond à béton avec comme perspectives une production de 400 000 t/an. Or, ce matériel et les laminoirs importés ne pourraient atteindre cette quantité.
Tous les marchés de Rebrab étaient, en fait, liés à l’importation des produits destinés à la revente en l’état (voire cornière, fer-plat…), et ce, jusqu’à l’heure actuelle.
En s’agrandissant, l’empire Rebrab engloutira les monopoles du sucre, du lait, CMV (complexe vitaminique) les farines, aliments de bétail…
La mafia du patrimoine à l’étranger
Après 1994, les exportations hors hydrocarbures, après avoir pollué l’environnement économique (tous produits confondus à l’exportation), ont permis l’émergence d’une « mafia » spécialisée dans la création de patrimoines à l’étranger au détriment de l’économie nationale.
Les exemples foisonnent et nous pouvons d’ores et déjà donner quelques récentes exportations frauduleuses qui ont eu pour théâtre le port d’Alger.
Entre le 28 et le 30 juillet 1998, l’exportateur Issiyakhem Mehdi exportra 80 tonnes de cuivre à 1,50 FF le kilogramme et vient d’en exporter encore 112 tonnes. Le produit en question, cuivre sudronic était entreposé dans les parcs de l’EMB (entreprise publique d’emballage de Gué de Constantine).
C’est suite à un appel d’offres que M. Issiyakhem avait acheté le produit « cuivre sudronic » à l’EMB de Gué de Constantine au prix de 115,00 DA. Sachant qu’il le cède à l’exportation au prix de 1,50 FF le kilogramme soit à peine 14,00 DA, comment l’opérateur trouve-t-il son compte par rapport au prix d’achat, et cela en dehors des charges de frets, transports…
D’autre part, entre juin et juillet 1998, Issiyakhem exporta 2 à 3 navires de ferraille « bouteille de gaz propane » par le port d’Oran. Ces bouteilles de gaz exportées à 100,00 FF la tonne à l’export ont coûté à cet exportateur plus de 5 000,00 DA la tonne, l’achat s’étant effectué auprès de l’Entreprise de récupération de la wilaya d’Oran (ERWO). La valeur réelle du produit en question varie entre 120 et 125 USD la tonne, donc se situe autour de 650,00 FF la tonne et non 100,00 FF.
D’un autre côté, comment peut-on expliquer que M. Issiyakhem paye du cuivre brut auprès des P et T d’Oran au courant de mars 1998 à 140,00 DA le kg + TVA et charge alors qu’il le cède à 1,5 FF le kg net représentant à peine 14,00 DA le kg.
Comment expliquer aussi que la même personne abandonnera son marché de cuivre auprès des P et T de Sidi Bel-Abbès en septembre 1997 après leur avoir avancé la somme de 500 000,00 DA, d’autant que ce cuivre de Sidi Bel-Abbès était situé entre 110,00 DA et 120,00 DA le kg. Il préférera alors celui d’Oran à 140,00 DA le kg car à Oran, il pouvait prétendre tricher sur le poids de la cargaison.
Des prix impensables…
Les prix à l’exportation sont inférieurs au coût du fret et la valeur réelle du produit exporté est virée sur compte à l’étranger sans que la Banque d’Algérie ou les institutions chargées du contrôle des changes et du mouvement des capitaux n’interviennent.
Autre exemple significatif que celui de la société SIBA qui a, et continue, à exporter de la ferraille par le port d’Alger, domiciliée à la BNA, 608 Bab El-Oued.
I – Ferraille logée en container : domiciliation n° 1085/2/98CT32F du 17.05.1998.
Quantité : 16 000 kg. Prix unitaire : 0,10 FF. Montant : 1600,00 FF, et ce, pour la société SMAF à Marseille.
Notons que le cours réel à la tonne est de 125 USD, ce qui représente en fait un total de 12 000,00 FF et non 1600,00 FF.
II- Ferraille logée en container : domiciliation n° 1685/2/98 CT52F du 10.6.1998 BNA, agence 608, Bab-El-Oued.
Quantité : 72 000 kg. Prix unitaire : 0,11 FF. Montant : 7 920,00 FF, exportée par SIBA vers Genova, Italia soit, toujours selon le cours, un total de 54 000,00 FF et non 7 920,00 FF.
Autre exemple de ces malversations, il y a lieu également de noter les exportations des batteries usagées à 0,30 FF le kilogramme alors que le secteur public, producteur de batteries à Mostaganem et à Sétif, rachète les batteries usagées ou mortes à 7,50 DA le kg. Elles sont donc exportées par la société SELECTRON à 0,30 FF, représentant 3 DA le kg. Si on déduit le transport des batteries jusqu’au port et le coût du fret et du transit, que reste-t-il de ces 0,30 FF ? Ces calculs du reste sont valables pour tous les exportateurs des déchets ferreux et non ferreux. Ce qu’il y a lieu de relever, c’est l’incohérence des services des douanes de tous les ports d’Algérie censés relever ces anomalies et la différence des prix pratiqués à l’exportation par rapport à ceux pratiqués avant 1994.
Il y a lieu également de s’interroger sur le sort réservé à l’ordonnance 96-22 du 9 juillet 1996, relative à la répression de l’infraction à la législation et des mouvements des capitaux.
Anomalies flagrantes
Autres anomalies à relever pour le reste des sociétés export qui, à l’exemple de la société Rafa, déclarent un prix symbolique de façon à être en conformité avec la réglementation des changes concernant le rapatriement. En effet, l’année dernière, Rafa a acheté des déchets de laiton auprès de BCR-Sétif à un prix avoisinant les 60 DA le kg.
Est-ce que les prix de Rafa à l’export représentent au moins l’équivalent en devises, du prix d’achat en dehors toujours du coût du fret et autres charges ?
Est-ce que les quantités enlevées de chez BCR ont été réellement déclarées et exportées au kilogramme près.
Il faut savoir que, compte tenu de ces pratiques frauduleuses, qui étaient portées à la connaissance des autorités compétentes et qui prouvaient bien l’existence d’un milieu maffieux spécialisé dans la création de patrimoine à l’étranger, un arrêté interministériel fut promulgué le 2 mai 1999. Cet arrêté institue un certificat d’exportation pour les opérateurs économiques.
Mais, l’arrêté en question ne règle pas le problème dans le sens où il ne sert en fait qu’à l’identification de ces exportateurs qui sont du reste connus par le registre de commerce.
Il ne règle donc ni le problème des prix symboliques, pratiqués pour éviter le transfert des valeurs réelles exportées, ni le problème de l’origine des produits qui sont souvent acquis de manière occulte dont, l’exemple du cuivre acheté par M. Issiyakhem auprès de l’EMB de Gué de Constantine. Mais, compte tenu également de l’avis de presse du ministère du Commerce paru au courant du mois de juin 1999 et rendant effectives les dispositions de l’arrêté en question à partir du 1er novembre 1999, il y a lieu de s’interroger sur la portée d’une telle décision. En effet, le laps de temps laisse toute la latitude à ces exportateurs de changer de raison sociale pour avoir à éviter de produire, comme le stipule l’arrêté, l’attestation de rapatriement des fonds des produits des opérations d’exportations réalisées antérieurement.
La mafia du foncier du médicament et du rond à béton gangrène l’économie nationale
La dégradation des artères téléphoniques au service de la mafia du cuivre
Dans notre édition du mercredi 28 juillet 1999, nous avons donné le mode opératoire de la mafia de la ferraille ; aujourd’hui nous abordons celui de la mafia du cuivre, lequel, comme le lecteur le constatera, ne manque ni de ficelles, ni de complicité à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, dans et en dehors du système.
Comme nous l’avons déjà souligné dans une précédente édition, la fraude est flagrante et l’arrêté réglementaire ne suffit pas à prévenir cette fraude en matière de prix et de poids. Mais cette lacune, dès lors qu’elle n’intervient ni sur le prix ni sur les quantités, et encore moins sur les moyens et délais de paiement, induit des pertes pour l’économie nationale qui ne se limitent pas uniquement à des opérations de fuite des capitaux. En effet, pour se procurer du cuivre par exemple, ces exportateurs « malhonnêtes » ne lésinent sur aucun moyen. Le cuivre étant devenu pour eux la source de gains importants, de véritables petits réseaux spécialisés dans le vol de ce cuivre vont aller jusqu’à la dégradation des artères téléphoniques du pays.
Il faut savoir que les câbles téléphoniques souterrains et aériens comportent une grosse quantité de cuivre. Le seul moyen donc pour acquérir ce cuivre, si précieux et à moindre coût, sera de dégrader les artères téléphoniques. Pour ce faire, la méthode est simple : ils procèdent d’abord à la dégradation de l’artère en elle-même par des actes de sabotage, isolant ainsi le citoyen et souvent des communes entières.
Les artères étant fortement endommagées, les P et T procèdent alors au changement de ces artères qui, du reste, coûtent cher à l’Etat.
Ce qu’il y a lieu de savoir, est que l’artère endommagée sera ensuite volée afin d’être revendue aux exportateurs de cuivre en vue de son utilisation frauduleuse.
La perte incommensurable, au vu du nombre d’artères endommagées, touche ainsi tous les secteurs de l’économie nationale.
A titre indicatif, nous citerons quelques exemples et laisserons le soin aux lecteurs et aux autorités concernées d’apprécier l’étendue des dégâts sur notre économie.
Une longue liste d’artères endommagées
La liste est longue concernant ces artères endommagées de manière criminelle et à des fins criminelles, mais nous ne citerons que l’artère aérienne Abdelmoula-Laricha entre Sebdou et Mechria ; l’artère aérienne allant de Saïda à Sfit ; l’artère aérienne allant de Saïda à Baloul ; l’artère aérienne allant de Berrouaghia à Souagui ; l’artère aérienne allant de Berrouaghia à Ksar El Boukhari ; l’artère aérienne allant de Berrouaghia à Aïn Boucif ; l’artère aérienne allant de Berrouaghia à Laghouat ; l’artère aérienne allant de Annaba à Berrahal et bien d’autres encore.
Ce sera de quelques dizaines de kilomètres d’artères à plusieurs centaines qui seront ainsi détériorées.
A l’exemple également des dégâts occasionnés par de tels vols, nous citerons la collision ferroviaire de Boudouaou. L’enquête à l’époque (début juin 96) avait abouti à la conclusion que l’accident avait été causé par la dégradation des artères téléphoniques. Selon les expertises, 2 800 kilomètres de cuivre avaient été volés.
L’accident en question avait coûté la vie à sept personnes et avait fait une centaine de blessés, et cela sans compter tous les dégâts matériels enregistrés (voir articles de presse de l’époque).
L’attention des autorités concernant les vols et sabotages des artères téléphoniques sera maintes fois attirée. Le Soir d’Algérie, dans son édition du 20 avril 1998, faisait état d’un entretien avec la direction des P et T de Blida, dans lequel celle-ci affirmait la dégradation de 500 kilomètres de câbles par les terroristes. Que sont donc devenus ces 500 km de câbles ? Quelles destinations inconnues ont-ils pu prendre ? La quantité dégradée (ou subtilisée) reste énorme quand on sait par exemple qu’un mètre de câble sous plastique de 900 paires pèse 6 kg. Sur ces 6 kg, il faut compter 2 g d’impuretés qui seront déductibles. Un mètre de câble de 900 paires représentant 800 g net coûte, suivant le cours actuel, à peu près 6,40 FF.
A ce niveau-là, ces 500 km détériorés à Blida n’ont-ils pas été engloutis par le marché passé entre les P et T de Blida et M. Chermoti et Mme Bélia entre novembre et décembre 1995 ?
Marchés douteux
Ces derniers n’ont jamais eu la qualité d’exportateurs mais ont toujours agi en tant qu’intermédiaires dans nombre de marchés, à l’exemple de celui passé avec la direction des P et T de la wilaya de Naâma où M. Chermoti et Mme Bélia ont acquis du câble P et T entre juin et juillet 1997 par le truchement du service des domaines.
Est-ce que leurs factures ont été réglées ? On sait que le sieur Chermoti se trouve détenu dans une des maisons d’arrêt d’Alger pour des délits que la justice lui reproche.
Pour ce qui concerne les P et T de la wilaya de Tlemcen, on sait que M. Chermoti et Mme Bélia avaient abandonné leur marché dans le courant de l’année 1996, car n’ayant pu tricher sur les quantités. Entre autres spécimens de ces malversations et de ces actes criminels destinés à la récupération du cuivre à moindre coût, nous pouvons également citer l’exemple de la société ENICAB de Gué de Constantine, voire l’appel d’offre national et international de cette société au courant de l’année 1997 concernant 90 tonnes métriques ™ de chutes de câbles en cuivre.
Le même appel d’offre sera relancé au courant de l’année 1998.
A l’époque des faits, y avait-il réellement 900tm de disponibles au niveau de la société ENICAB de Gué de Constantine ?
Selon notre information, Mme Bélia a été retenue pour un prix avoisinant les 90 DA le kilogramme à l’état brut.
Comment se fait-il alors que la concrétisation du marché entre Mme Bélia et ENICAB n’a jamais eu lieu?
L’une des causes était que le prix de revient au kilogramme net allait dépasser les 200 DA compte tenu des impuretés des matériaux, en plus des valeurs ajoutées.
D’un autre côté, tricher sur la quantité ne pouvait régler le problème dans le sens où l’écart était trop considérable par rapport même aux pratiques avérées et frauduleuses des exportateurs.
Ce qu’il faut relever, en outre, c’est que cette même société vient de revendre ce produit et on s’interroge alors sur la réalité de la quantité annoncée, des prix de ces chutes de câbles bruts sachant que le prix du cuivre net rendu ports de destination se situe actuellement entre 8 FF et 9 FF le kilogramme. Pour rappel, la chute du cours de ces métaux à l’étranger, cotés à la Bourse de Londres et d’Anvers avait été provoquée par l’inondation sur le marché de ces métaux, doublée par la crise asiatique.
Le cas ENICAB
Toujours pour la société ENICAB, il faut savoir que son unité à Biskra, suite à une prorogation de délai d’un appel d’offres national et international n° 5/97 DCCP/DU paru dans El Moudjahid le 29 novembre 1997, le 2 décembre 1997 et le 6 décembre 1997, un opérateur sera retenu.
Ce dernier recevra un télex en date du 28 mars 1998, dans lequel on lui annonce qu’il est retenu et qu’il se devait de se présenter dans les meilleurs délais, muni des pièces justificatives, d’un chèque certifié de 180 000 DA correspondant à une caution de garantie et d’un chèque de banque de l’ordre de 5 millions de dinars (5 000 000,00 DA).
Ce qui sera fait par l’opérateur. Mais arrivé à Biskra muni de toutes ces exigences, il récoltera une fin de non-recevoir, sans qu’aucune explication ne lui soit donnée. Par la suite, il s’est avéré que le directeur de l’unité en question pratiquait de telles exigences pour s’aligner sur le marché parallèle.
N’est-ce pas là un énième encouragement pour les gens qui pratiquent des prix imaginaires dans le but de fausser les poids et mesures et de produire des déclarations dérisoires et symboliques à l’exportation.
Bien entendu, nos exportateurs et nos sociétés ne peuvent agir seuls et si, sur le territoire national, leurs complicités sont multiples, à l’étranger, ils jouissent également de certaines largesses.
Réseaux multinationaux
La société MALCO, sise à Paris, et les sociétés SNMRI et PERMET-SUD à Marseille détiennent les monopoles de nos exportations des non-ferreux. Elles sont en fait de connivence avec nos opérateurs économiques, et cela d’Oran jusqu’à Annaba, et maîtrisent bien les rouages du système des exportations.
Ces sociétés opèrent en avançant des devises à nos opérateurs en parallèle de la réglementation des changes et du commerce extérieur. C’est-à-dire que ces sociétés avancent de l’argent cash en France ou ailleurs en Europe. L’argent ainsi avancé aux opérateurs, tout en restant dans ces capitales européennes, sera échangé par nos opérateurs au taux de 13,80 et servira à financer de façon occulte le produit en Algérie, tandis que nos banques ne sont utilisées que pour la domiciliation bancaire. Quant aux douanes algériennes, elles ne feront que viser officiellement des dossiers export. La valeur réelle des produits exportés ne franchira jamais le seuil d’un compte bancaire algérien, créant ainsi un déséquilibre monétaire sans précédent, lequel aggravera l’atteinte à l’économie nationale. Serait-ce le cas pour d’autres de nos ressources et produits ? Pourquoi le secteur public détenteur de ce genre de produit s’aligne-t-il sur le marché parallèle, sachant que les prix pratiqués ne sont nullement en adéquation avec les prix du marché extérieur ? Pourquoi ajoute-t-il le jeu des milieux mafieux en encourageant par là même la mafia et la concurrence déloyale au détriment de l’économie nationale ? (A suivre)
Pour en revenir aux « 3+1″, en l’occurrence Rebrab, Nazef, Chetih et Belkhodja, ceux-ci, concernant la portée de l’arrêté interministériel du 24 mars 1992 que nous avions mentionné dans notre première partie (voir Demain l’Algérie du 28 juillet 1999), réussiront le coup de maître d’un réaménagement dudit arrêté, lequel va dans le sens du maintien de la suspension des produits cités. Voir l’arrêté du 22 février 1993 qui maintient la suspension de la ferraille et qui suspend à l’exportation les chutes de câbles de cuivre et, par conséquent libère des matériaux tels que les cendres et résidus de zinc, les mattes de galvanisation, les chutes d’inox et de fer blanc.
Pour rappel, une réunion en date du 14 avril 1994 avait été initiée par des opérateurs privés au siège du ministère du Commerce concernant les dispositions de l’arrêté du 24.03.1992. Etaient présents à cette réunion ENICAB, représentée par Belkhodja, Metanof, Métal Sider, Sider El Hadjar, les entreprises de récupération Est, Ouest et Centre, le ministère de l’industrie, représenté par Nazef, le ministère du Commerce, la direction générale des douanes, la Chambre nationale de commerce et trois opérateurs privés. La question qu’il y a lieu de poser à ces présents à cette réunion serait : se rappellent-ils de l’intervention de Nazef concernant la convention de Bâle que ceux-ci d’ailleurs étaient censés ignorer ?
Nazef : un rôle moteur A juste titre, Nazef n’avait-il pas situé les prix de la ferraille à l’exportation à 140 dollars la tonne métrique ™. N’avait-il pas insisté auprès aussi bien des entreprises publiques que des entreprises privées afin que celles-ci livrent leur ferraille à Métal-Sider au prix de 150 DA/tm, plutôt que de la vendre à El Hadjar à 100 DA/tm ? Laquelle El Hadjar traînait sur les paiements et sur le déchargement des cargaisons surtout si celles-ci étaient livrées par wagons SNTF.
Qu’est-il advenu de la ferraille livrée à El Hadjar par les entreprises de récupération à l’époque ? A-t-elle réellement connu sa transformation en rond à béton où a-t-elle été stockée à l’air libre, prédisposée ainsi à l’oxydation et à la détérioration ?
Nazef ayant incité les entreprises publiques et privées à livrer leur ferraille à Métal Sider, arguant que l’intérêt national était à la production du rond à béton pour cette ferraille et, motivant pour les non ferreux la suspension des chutes de câbles à l’exportation par le fait de parer aux dégradations des artères téléphoniques du pays. Une question lui sera posée : si réellement ses motivations qui, comme il le prétend, tendent à protéger nos artères téléphoniques et électriques, pourquoi alors libère-t-il à l’export la grenaille de cuivre ?
Il faut savoir que la grenaille de cuivre n’est autre qu’un câble électrique du téléphonique broyé. Ce qui détruit encore plus, à la faveur de ce broyage, l’origine du produit qui est souvent suspect. L’identification ne pouvant plus être faite, cela servait encore plus les intérêts de cette mafia des ferreux et non ferreux qui, de ce fait, avait toute la latitude et l’impunité pour continuer à œuvrer dans le noir, servant ses intérêts et desservant ceux du pays.
L’idée de Nazef était de renforcer encore plus le monopole que détenaient certains sur les non ferreux. Car du fait qu’une seule grenaille était en activité, celle de l’ERWO (Oran) et avec qui ENICAB avait signé un contrat pour le grenaillage de ses chutes de câbles, il était évident que les opérateurs abandonnent justement ce marché de chutes de câbles. Ces derniers ne pouvant investir dans l’achat onéreux en devises d’une grenailleuse qui plus est ne pourrait être rentable.
Car le câble une fois broyé donne l’occasion aux acheteurs étrangers de procéder à des réserves compte tenu des éventuelles impuretés et qui font que la grenaille sera cédée moins cher que le câble en l’état. A titre d’exemple, nous pouvons donner une idée sur la portée de l’arrêté en question en citant le cas de M. Salhi Mohamed El Hadi, qui a importé une grenailleuse se trouvant à Boudouaou et qui n’a jamais pu être fonctionnelle. Pour répondre à la vision de Nazef quand il prétend servir les intérêts de la nation, nous lui rappellerons, entre autres, le sabotage d’une artère dans la wilaya de Tipasa entre juillet et septembre 1995.Les malfaiteurs, au nombre de deux, seront alors surpris par les services de sécurité de nuit, procédant à leur forfait.
Arrêté, l’un deux avouera écouler le cuivre à Boudouaou chez M. Salhi. Les exemples en ce sens sont légion, en raison justement de la non-application des lois et décrets régissant le commerce extérieur. Le citoyen, quant à lui, saura faire le rapprochement avec toutes les liaisons téléphoniques endommagées à l’échelle du territoire national en général et au niveau du gouvernorat du Grand- Alger en particulier. Laxisme ou duplicité aux P et T
Maintenant, compte tenu de tous les dérangements au niveau d’Alger, dus pas spécialement aux vols de câbles, il y a lieu de se poser la question suivante : est-ce que tous les câbles morts tirés, soit auto-portés, soit souterrains sont récupérés par le ministère des P et T ?Si c’est le cas où sont-ils donc stockés et pourquoi n’ont-ils pas connu de revente soit par adjudication, soit par le biais des domaines ?
Si ce n’est pas le cas où sont-ils passés ? Sachant qu’une section détériorée de 900 paires avoisine les 300 mètres linéaires (ml). Il faut savoir aussi que 1 ml pèse 6 kg brut à raison de 800 g net de cuivre par kilogramme brut. C’est à la DOPT relevant de la direction des P et T de la wilaya d’Alger, de répondre à ces questions et, il va sans dire que les exemples en ce sens foisonnent. Concernant maintenant le degré de pourrissement des produits ferreux, à l’exemple des bouteilles à gaz propane réformées par Naftal il y a une décennie, quel est le sort qui leur a été réservé ?A ce titre, où sont passées les bouteilles à gaz préparées et écrasées par l’entreprise de récupération de la wilaya d’Annaba ?
Quelle a été leur destination finale ? A quels prix ont-elles été cédées dans le cas où il y aurait eu transaction commerciale ?
Pour revenir à l’origine de l’exportation de la ferraille, on se pose les questions concernant le contrat signé à Annaba, le 21 octobre 1995, entre l’entreprise de récupération de la wilaya d’Annaba représentée par son directeur général, M. Messast Abdelatif, et le directeur général de la société SODAGRA, sise à Alger. Le contrat portait sur une quantité à l’exportation de ferraille de 3 000 t arrimée cale fermée au prix de 5 000 DA la tonne métrique. Le contrat n’a jamais connu d’exécution.
Qu’en est-il donc advenu de ces précieux produits pour le marché italien, français, espagnol, turc… ? Et quelle origine a pu avoir ce produit qui ne représente en fait qu’une partie infime de ces ferreux, objet de toutes les convoitises ?
Quand on sait également que les exportations de ferrailles sont quasi régulières par le port d’Annaba et de Skikda, comme cela est le cas pour les non ferreux par tous les ports d’Algérie.
Nous citerons le cas de la Sarl Selectron qui a exporté les rails de chemin de fer d’une partie du tronçon Aïn Abid (wilaya de Constantine), Oued Zenati (wilaya de Guelma) et qui a connu sa fin par un jugement définitif, rendu par le tribunal de Oued Zenati. Un même exportateur, L’exportateur n’étant autre que le même Selectron, dont nous avions cité les agissements en matière d’exportation des batteries usagées à 0,30 FF le kg, du laiton, du cuivre… et qui s’est élargie jusqu’à la ferraille et en particulier les rails de chemin de fer. Pourquoi ne s’est-il pas inquiété quand il s’est agi d’exporter cette quantité de rails ? A-t-il réellement rapatrié ne serait-ce que les valeurs symboliques déclarées à l’exportation ?D’ailleurs, c’est le cas aussi pour Salhi Mohamed El Hadi qui a exporté de la ferraille d’origine suspecte provenant certainement de Ferovial Annaba.
Comme c’est également le cas des traverses appartenant à la SNTF que Salhi continue à exporter par le port d’Annaba et éventuellement celui de Skikda.
Il reste à relever l’écart entre le prix d’achat en dinars et le prix à l’export, convertible selon le cours des changes et la valeur ajoutée en matière d’oxycoupage et d’arrimage en plus des frais de transit. A l’exemple aussi de Hamid Temmam et de ses acolytes, MM. Chérif et Abbès, qui se sont rendus coupables des prix pratiqués à l’exportation et du rapatriement des valeurs ajoutées, en plus de l’acquisition de façon occulte des chutes de câbles qui étaient souvent d’origine suspecte.
Citons alors les chutes de cuivre en provenance du parc des P et T de la wilaya d’Alger, situé à Bir Mourad Raïs.
L’opération se faisait de nuit comme de jour, en fonction des dérangements et des tirages de câbles opérés par les services des P et T.
Peut-on connaître le nombre de sections des câbles morts tirés par les P et T par rapport aux quantités stockées dans leurs parcs, sachant que, pour référence, 1 m de câble de 900 paires brut pèse 6 kg brut ?Il y a lieu de savoir que les P et T ont toujours été informées de ces agissements
L’univers obscur des ferreux et des non ferreux
Les affaires se succèdent et se ressemblent…
Si on revenait aux ferreux et qu’on faisait la comparaison entre l’orientation de Nazef à écouler la ferraille à 150 DA la tonne à Métal Sider et les prix pratiqués selon lui à l’exportation et qui étaient situés autour de 140 dollars la tonne, nous pourrions déjà remarquer l’écart et la marge entre les deux prix. D’autant que la ferraille dont il parlait n’a été ni transformée en rond à béton ni exportée avec des prix en adéquation avec la Bourse LME (London Metal Exchange). On s’interroge déjà sur le fait que si les opérateurs, prenant compte des conseils de Nazef, avaient livré leur ferraille à Métal Sider, l’opération aurait nécessité une véritable flotte de camions de gros tonnage. Sachant que cette flotte de camions devait agir sur l’ensemble du territoire national pour l’opération de récupération qui, du reste, nécessite autant de moyens que d’argent liquide. Le but étant évidemment de faire aboutir toute la ferraille existante dans les dépôts de Métal Sider. Un simple calcul arithmétique suffit à édifier le lecteur sur de telles transactions. Le coût d’un semi-remorque pour le transport de Hassi Messaoud à Alger avoisine les 35 000 DA et ce, pour une cargaison qui ne peut dépasser les 20 tonnes, à 3 000 DA la tonne. Si on multiplie la quantité par le prix, la somme s’élève à 60 000 DA. De cette somme, il reste à déduire le coût du transport, le coût du chargement et du déchargement, le coût du produit et le coût de la transformation ou oxycoupage. Que restera-t-il donc des 60 000 DA ? N’est-ce pas là une opération négative qu’aucun esprit sain et qu’aucun opérateur ne réaliserait ?
Dans ce sens, pourquoi aucun opérateur quel qu’il soit n’a répondu aux propositions de Nazef, laissant ainsi des quantités immenses de ferraille se perdre à l’échelle du territoire national.
« Davi et consorts »
Nous pouvons donner le cas des opérations d’une personne qui prétend se dénommer « Davi et consorts » et qui a procédé à des exportations par les ports de l’Ouest, à l’exemple de celui d’Oran, des ferreux et non ferreux, tout en contournant et piétinant toutes les règles et les usages en matière de commerce national et international. Et ce, au point où un litige opposa Davi à la société Malco sise à Paris. Le litige en question porte sur des avances considérables que la société Malco a déboursées pour Davi. Ce dernier préconisera régulariser sa dette en procédant à des exportations de produits ferreux et non ferreux qui ne verront jamais leurs valeurs ajoutées franchir le seuil des comptes en banque en Algérie. On peut déjà se poser la question sur le cas des tubes déclassés au niveau de la tuberie de Ghardaïa. La quantité était de l’ordre de 30 000 tonnes. Qu’est-il advenu de cette quantité de cette quantité, sachant qu’une société privée à l’époque avait signé un contrat avec Anabib Ghardaïa pour un prix de 100 DA la tonne métrique sur site ? Dès lors, cette société privée, après avoir mis en place un contrat avec une société étrangère suivi de l’ouverture d’un crédit documentaire irrévocable et confirmé de l’ordre de 1 950 000 dollars se verra à la fin refuser l’exécution du projet contracté avec Anabib. Ce qu’il y a lieu de retenir, c’est que la transaction connaîtra un début d’exécution mais cette fois-ci entre directement cette société étrangère et Anabib.
L’opérateur privé muni d’une licence d’exportation, d’un contrat et d’un crédit documentaire s’est vu éjecté de la transaction.
Où sont donc passées les 30 000 tonnes de tubes déclassés ? D’autant que même le contrat passé entre Anabib et cette société étrangère a été réalisé à même pas 20 % de la quantité initiale.
Quel rôle pour les services des douanes ?
Le marché juteux et occulte de la ferraille est opaque du point de vue des complicités au niveau des organismes concernés et surtout des douanes. Car si au niveau des douanes algériennes, il n’y avait pas autant de largesse et de complaisance, ces opérateurs n’auraient jamais prétendu à de tels agissements, la décantation se faisant au niveau des douanes.
A titre indicatif les coûts de l’opération d’oxycoupage des rails de chemin de fer ou de la ferraille en général selon la norme en vigueur sont : 1,50 m de rail pèse 69,800 kg. Pour 60 barres de 1,50 m, la consommation est d’une bouteille d’oxygène et un tiers de bouteille d’acétylène. Donc trois bouteilles d’oxygène et une bouteille d’acétylène dégagent 180 barres de 1,50 m. Sachant qu’une bouteille d’acétylène coûte en moyenne 1 800 DA et qu’une bouteille d’oxygène coûte 600 DA. Cela sans compter le cautionnement exigé, le coût de la main-d’œuvre, du transport et du produit.
Pourtant, la cadence des exportations de ferraille, surtout par le port d’Annaba, continue à être aussi importante et cela, malgré tous les coûts, bien en deçà, des gains et a fortiori par rapport à la baisse des cours de la ferraille due essentiellement à l’inondation du marché par les Russes.
Le même cas de figure est enregistré pour les produits non ferreux.
Comment est-il donc possible de commercer à perte ? D’autant que l’acquisition de ce genre de produit se fait souvent de manière illicite, voire criminelle.
Autre cas de figure également à relever concernant cette mafia qui aura causé un préjudice de 350 millions de centimes à la Sonelgaz Oran (voir Liberté du 19 janvier 1997)
Cette perte chiffrée était causée par la dégradation des câbles électriques. Il y a lieu de souligner que le prix de revient de 1 m de câble est de 8 000 DA pour la Sonelgaz (voir El Watan du 6 février 1997.
Pourquoi l’enquête s’arrête-t-elle toujours au niveau des malfaiteurs pris la main dans le sac à voler ces câbles ?
La destination du produit est toujours ignorée, alors que dans la plupart des cas, celui-ci, de main en main, atterrit sur les quais de nos ports pour finir par être exporté vers l’étranger en parallèle aux règles du commerce extérieur.
Nous citerons et rappellerons également les appels d’offres nationaux et internationaux lancés par les entreprises censées détenir ces produits de récupération. A cet effet, nous faisons référence à celui lancé par les entreprises de récupération de la wilaya d’Alger n° 06/97, celui de l’EPE-Anabib-SPA n° 01/97 et celui de Ambas Skikda sous le n°02/99 et tant d’autres.
Les quantités prévues par ces appels d’offres restent énormes et il y a lieu de s’interroger sur la destination de ces produits et la manière dont ils ont été écoulés. On s’interroge également sur les énormes quantités de ferreux et non ferreux qui ont été revendues au courant des années 1998 et 1999 par le truchement des commissaires priseurs à El Hadjar-Annaba au niveau de laquelle il reste, cependant, à écouler une grande quantité de pipes-lines, toutes références confondues.
Autre cas concernant une proposition de prix envoyé par Sider-Annaba aux opérateurs privés et que nous reproduisons ci-contre (voir des prix qui s’alignent sur le marché parallèle). Les prix pratiqués prouvés par le document en question s’alignent sur le marché parallèle, économie de marché oblige.
Les remèdes existent
En attendant d’autres affaires au cas par cas, nous laisserons aux lecteurs et aux autorités compétentes le soin d’apprécier le degré de pourrissement en matière d’exportation hors hydrocarbures et cela, malgré l’existence de textes juridiques très stricts et assez consistants pour préserver notre économie nationale contre ce fléau.
A l’exemple du communiqué de la Banque d’Algérie que nous reproduisons ci-contre.
Les experts restent unanimes pour dire que les solutions à ces problèmes qui minent notre économie existent pour peu que l’on se penche réellement et avec volonté sur les cas les plus significatifs.
Les preuves sont manifestes et il suffirait de quelques vérifications et enquêtes en ce sens.
Une simple circulaire ou un simple communiqué rappelant aussi bien aux opérateurs publics que privés qu’ils se doivent d’appliquer et de respecter les lois en vigueur verrait une baisse, sinon l’arrêt de ces exportations. Les opérateurs quels qu’ils soient se verraient ainsi obliger de se conformer à la réglementation en cours. Cet état de fait ne pourra qu’être créateur d’emploi et ce, au grand bénéfice de l’économie nationale tant sur le plan interne qu’externe.
Car ces effets pervers ont bloqué la création de sociétés mixtes allant dans le sens du recyclage de ces produits et ces exportations et par là même contribuer à l’assainissement de l’environnement.
Parmi ces produits, il faut noter l’existence d’huiles cancérigènes, de cadmium…
Une information sera spécialement réservée dans cet espace à la protection de l’environnement et son impact sur l’économie nationale.
Les affaires se succèdent et se ressemblent
Une confusion au niveau des calculs et qui s’est glissée dans notre précédente édition nous a mis bien en déçà des coûts réels en matière de ferreux. Ce qui, par ailleurs, nous a montré plus d’éléments envers Nazef quand il oriente les uns et les autres vers Métal Sider pour l’écoulement de leurs ferrailles. En effet, les bons calculs pour un prix de vente des opérateurs privés à Métal Sider situé par Nazef à 150 DA la tonne métrique de ferraille au lieu de 100 DA à El Hadjar donnent lieu aux opérations arithmétique suivantes : si les opérateurs économiques écoulaient leur ferraille à 150 DA la tonne, un semi-remorque de 20 tonnes coûterait 3 000 DA et non 60 000 DA comme annoncé par erreur dans notre précédente édition. Retenons donc, comme affirmé précédemment, que si le coût d’un semi-remorque avoisine les 35 000 DA, que restera-t-il des 3 000 DA de la valeur réelle du produit livré sur site à Métal Sider ?
Il fallait par conséquent soustraire les 3 000 DA des 35 000 DA et ce, en plus de la valeur du produit, de l’opération d’oxycoupage, du prix du chargement et du déchargement…
L’opération, comme chacun le remarquera, est une aberration pour celui qui s’y lance, car il faudrait que non seulement l’opérateur commerce à perte mais en plus qu’il rajoute une grande différence de sa poche.
En fait, le dessein de M. Nazef sera que les opérateurs se désintéressèrent totalement du volet ferraille, afin de laisser ainsi le champ libre à Métal Sider concernant ce marché porteur et rapporteur.
Le même cas est valable pour les cuivres. Le comble en matière de commerce de la ferraille et du cuivre, c’est que les exportations de ces produits continuent à se faire à ce jour et ce, du port d’Annaba, à celui d’Oran, narguant par là même la République et ses lois. Pourtant, il est tellement aisé de vérifier cela à tous les niveaux. Voir à ce propos les exportations régulières à ce jour et celles prévues pour la semaine prochaine.
Des stocks (?) considérables
Les parcs de récupération regorgent, et regorgeaient même par le passé, de ferraille (voir le parc de récupération de l’ERWA, situé à Rouiba). Même les quantités données dans les différentes aires de vente sont insignifiantes par rapport aux quantités stockées dans ces parcs.
Le stockage en lui-même prédispose le produit à la détérioration d’une part et fait que ce soit de l’argent mort pour l’économie nationale d’autre part. Sachant que ces énormes stocks de ferraille sont en souffrance depuis des années dans les parcs de récupération et cela reste valable pour l’ERWO Oran et l’ERWA Annaba, il suffirait du reste de visiter ces énormes quantités pour être édifié sur la véracité des faits relevés et sur la stratégie de M. Nazef et consorts concernant la gestion des ferreux et des non ferreux. Mais là, il ne faudrait pas seulement incriminer les gestionnaires de ces parcs car eux-mêmes ont rencontré moult contraintes par le passé. Car à calculer les valeurs entreposées dans les différents parcs Est, Ouest et Centre, des unités de récupération, il y a lieu de s’interroger sur les difficultés financières que ces unités ont connu par le passé et qu’elles continuent de connaître, d’une part, à cause de certaines incohérences, d’autre part grâce aux complicités avérées et délibérées des autorités censées contribuer au bon déroulement des reventes ou des exportations.
Pourquoi cette ferraille reste-t-elle donc en souffrance ? Alors qu’il arrive parfois à ces unités de récupération de manquer de liquidités ne serait-ce que pour l’achat des pièces de rechange, voire jusqu’à ne pas avoir de quoi payer quelques fournisseurs particuliers de déchets d’aluminium au courant des années 1997 et 1998. A plus forte raison lorsqu’on sait que la valeur de ces déchets d’aluminium est symbolique par rapport aux valeurs stockées dans les parcs. Cet aspect-là du problème serait-il lié à la gestion ou au contraire à des contraintes liées éventuellement à cette mafia des ferreux et des non ferreux?
Si nous revenions sur l’exemple de l’affaire des 30 000 tonnes de tubes déclassés entreposés à Ghardaïa, il y a lieu de relever encore une fois l’étendue de l’influence de cette mafia.
En effet, malgré toutes les procédures engagées par une société privée qui était le premier acquéreur au prix de 100 DA la tonne métrique sur site et placée à 65 dollars la tonne métrique à l’export FOB, ce privé sera éjecté au profit de l’acheteur étranger (voir copie du télétexte de Son Excellence notre ambassadeur à Bonn, Kamel Hassan, après avoir été sollicité par le privé en question pour intervenir et que nous reproduisons ci-contre).
Il y a lieu également de souligner qu’à chaque aire de vente, les quantités annoncées sont énormes. Dans ce sens, est-ce que ces quantités disponibles ont trouvé acquéreurs et si oui quels sont ces acquéreurs et quels ont été les prix pratiqués lors de ces transactions et ce, que ce soit au niveau national ou à l’export?
Importation de matériels rénovés
On peut d’ores et déjà parler de certains matériels rénovés importés d’Europe dans le cadre d’une politique de délocalisation en prévision du marché commun et sur lesquels nous reviendrons plus amplement dans une de nos prochaines éditions.
Concernant maintenant les non ferreux et la stratégie opérée à ce niveau-là, il y a lieu de s’interroger sur une quantité de cuivre de l’ordre de 211 530 tonnes métriques de chutes de câbles sous plastique et 14 290 tonnes métriques de chutes de câbles sous plomb entreposées sur le site P et T Annaba jusqu’en date du 18 avril 1996 (voir avis de vente publié dans l’Authentique à cette date).
Quel a été le sort de ces produits et quelles destinations ont-ils pu connaître ?
Comme c’est le cas également pour les P et T Alger dans son parc de Bir Mourad Raïs.
En effet, les quantités entreposées dans ce parc sont loin de représenter les quantités réelles de cuivre souterrain tiré, car les opérateurs avouent s’approvisionner de façon occulte en matière de chutes de câbles. Ces chutes devant normalement connaître leur stockage au niveau du parc P et T de Bir Mourad Raïs.
On s’interroge alors sur le fait que la vente de ces chutes ne s’est pas encore réalisée.
D’autre part, concernant le cuivre, objet de toutes les convoitises, on s’interroge sur la portée de la nouvelle stratégie de revente de ces produits à l’exemple de la société EMBAL – SPA, BP 93 Kouba, Alger. (Voire avis de vente n°01/99 reproduit ci-contre).
Lequel avis insiste sur les prix pratiqués et qui se doivent d’être en adéquation avec les prix du marché international. Cela étant une reconnaissance que, par le passé, les prix pratiqués n’étaient nullement en conformité avec les usages du commerce national et international.
Il y a lieu également de soulever des interrogations concernant les ferreux pour lesquels on n’exige aucune caution, alors que pour la mitraille de cuivre et les bandes aluminium on exige par contre une caution cash de l’ordre de 2 000 000,00 DA (voir toujours les conditions particulières de l’avis de vente n°01/99 de l’EMBAL)
Il semble évident, à la lumière de cet avis de vente, que le but bien sûr est d’encourager certains opérateurs agissant en parallèle au système bancaire.
Commercialement parlant, il faut savoir qu’on peut demander une caution bancaire ou une obligation de cautionner qui préservent les intérêts des uns et des autres et le bon déroulement de la transaction au bénéfice de tous et de celui de l’économie nationale.
Compte tenu d’un autre côté de ces énormes quantités de cuivre, il y a lieu également de s’interroger sur les propos de l’ancien chef de gouvernement Ahmed Ouyahia devant le CNT et l’APN. Il s’agissait d’encourager les contacts entre les entreprises nationales. Ouyahia d’ailleurs donnera à ce propos l’exemple du contrat passé entre la SNVI et la Sonelgaz. Il faut savoir pour l’anecdote, comme Ouyahia le relèvera, que la Sonelgaz avait passé un contrat avec un pays voisin pour l’importation de tubes de cuivre.
S’étant rendu compte par la suite que les prix pratiqués par ce pays étaient majorés de 20 % par rapport aux pays européens, le contrat fut annulé et la Sonelgaz découvrira finalement une société productrice de ces tubes de cuivre sur le territoire national. Ce qui permettra l’élaboration d’un autre contrat au profit cette fois de cette société algérienne qui finalement épargnera à la Sonelgaz une importation onéreuse et qui n’avait pas lieu d’être selon Ouyahia.
Interrogé sur la question, un expert dira : « A ce niveau-là et à notre connaissance avérée, il n’existe sur le terrain aucun société nationale productrice de tubes de cuivre. Sinon, toutes ces quantités de cuivre exportées auraient plutôt connu la destination de cette société.
On souligne aussi qu’il n’existe pas non plus de sociétés productrices de tubes de cuivre en Algérie. N’étant pas en possession en Algérie d’une technologie permettant le recyclage de cuivre et n’ayant pas de minerai de cuivre, il serait en effet impossible à une quelconque société basée en Algérie de procéder à un aussi lourd investissement. Le cuivre que nous possédons en Algérie n’a pour origine que la récupération. Laquelle opération ne nécessite pas de gros moyens. »
Une histoire d’eau…
Le problème d’eau est un handicap qui touche non seulement le citoyen dans sa vie quotidienne mais aussi toutes les infrastructures économiques existantes;
Un projet quel qu’il soit est intimement lié à l’existence et à la disponibilité de certaines ressources. L’eau et l’énergie étant des ressources primordiales.
Dans le cas que nous allons décortiquer, plusieurs paramètres devraient être pris en considération pour l’élaboration d’un tel projet.
Le projet en question consistait en l’implantation d’une aciérie à l’est d’Alger par Metal-Sider.
En premier lieu, il fallait tenir compte de la nature juridique du terrain : voire sa délimitation et entre autre paramètre aussi, tenir compte de l’environnement écologique et vérifier que le terrain en question et ceux environnants n’étaient pas à vocation agricole.
D’un point de vue technique, il fallait également vérifier l’étude du sol et l’hydrologie et ce, tenant compte bien sûr de la capacité d’une éventuelle nappe phréatique.
Le projet en question verra le jour et donnera naissance à l’aciérie Metal-Sider. Laquelle aciérie fera l’objet plus tard d’un incendie criminel.
A ce nouveau-là, on s’interroge sur les capacités de production que cette aciérie a pu atteindre dans l’intervalle de sa mise en action à sa destruction.
Il faut savoir que d’un point de vue technique, une aciérie d’une capacité de 100 000 tonnes consomme en moyenne pour le refroidissement des cylindres, le décalage de pailles…, 360 m3 par heure pour fours. La m même capacité nécessite également en eau pure pour l’aller retour en réfrigérant à l’huile, réfrigérant à air…, un apport de 80 m3 d’eau ppar heure et 25 m3 d’eau par heure également pour four. En plus, il faut aussi compter une autre capacité d’eau due aux fuites et à l’évaporation.
Vu de telles capacités et compte tenu des problèmes de manque d’eau existants et que chacun connaît, un tel projet n’aurait par conséquent pas dû avoir l’aval des autorités compétentes, du mois par rapport au site choisi par Metal-Sider concernant un tel projet.
Si nous comparions un tel projet avec celui de l’aciérie du complexe d’El Hadjar-Annaba, nous comprendrions mieux encore l’importance de certains paramètres pour l’élaboration d’un projet d’une telle envergure.
L’étude d’El Hadjar aura, en effet, tenu compte, quant à elle, de la proximité de deux importants ports ainsi que de la proximité de chemin de fer et surtout de la disponibilité du minerai de fer de Djebel El Onk (Ouenza).
Un tel minerai, en effet est le support de la réalisation du complexe d’El Hadjar. Ce qui n’est malheureusement pas le cas pour Metal-Sider.
Graves atteintes à l’écosystème
L’étude de cette dernière pour le choix du site à l’est d’Alger et ce, tenant compte de toutes les publicités de l’époque pour la production de rond à béton, vu la forte demande enregistrée et la pénurie de ce matériau qui sévissait, nous amène à nous questionner sur les possibilités réelles de cette aciérie dans un tel endroit.
D’où venaient donc les matières premières ?
Quand on sait que la production de rond à béton nécessite de al ferraille ou du minerai .
Le coût de cette ferraille de ses points de départ au site choisi par Meta-Sider aurait nécessité des moyens financiers et matériels très onéreux, rendant donc cette ferraille inabordable et non rentable.
Ce qui a d’ailleurs encouragé la multiplication des exportateurs concernant ce type de produit.
Malheureusement, de telles exportations se font comme expliqué dans nos précédentes parties en parallèle de la réglementation des changes et des mouvements des capitaux.
Ce qu’il y a lieu de retenir serait, qu’en dehors de la production de ce rond à béton, y a t-il eu une quelconque autre production telle que celle de l’acier plat, les barres en T, les barres en U.. ?
Si c’est le cas, c’est à travers quel programme de production et quel aurait été le produit ?
Est-ce le cas de billettes laminées ou de coulées continues ?
Et, dans le cas où une quelconque production a vu le jour, quel aurait été son coût, compte tenu des prix des matières premières livrées sur site, du prix de revient des charges…?
Le produit fini aurait-il coûté moins cher que le même produit importé ?
Serait-ce là une autre des raisons qui encourage davantage l’importation du rond à Béton…



Pour en revenir encore une fois aux ferreux, une autre méthode est à souligner et qui permet jusqu’à l’heure actuelle de contourner la loi. Cette méthode est liée à l’exportation des produits ferreux
Les projets et les agissements de la mafia des ferreux et des non ferreux se suivent et se ressemblent. Chaque cas de figure est similaire aux autres. Comme dans nos éditions précédentes, nous allons aujourd’hui encore décortiquer certains des agissements douteux de cette mafia. Qu’il s’agisse de Métal-Sider ou d’une autre entreprise, les procédés sont les mêmes et vont à l’encontre des intérêts de la nation. Dans une de nos éditions précédentes, nous avons quelque peu démontré, preuves à l’appui, que le projet d’aciérie de Métal-Sider était logiquement infaisable, car ne remplissant aucune des conditions de fonctionnement d’un tel projet. A l’appui de notre thèse, un comparatif avec un autre projet d’une plus grande envergure, celui d’El Hadjar qui, lui par contre, réunissait toutes les conditions de fonctionnement et de rentabilité. Le but que nous nous sommes fixé étant de dénoncer de tels projets qui utilisent des moyens douteux et contournent la légalité sans pour autant être inquiétés par les autorités compétentes. En effet, dans le sens où un projet quel qu’il soit ira à l’encontre des intérêts nationaux, lésant par là même l’économie du pays, et ce, en accumulant des preuves flagrantes, il est de notre devoir d’attirer l’attention des pouvoirs publics et de dénoncer ce genre d’agissements. Dans le cas de Métal-Sider, les preuves ne manquent pas et chacun de pouvoir y voir l’empreinte de ce qu’il est devenu commun de nommer la mafia des ferreux et des non ferreux. Pourtant, si l’on se penche sur certains aspects qui entourent de tels projets, nous pourrions aisément démontrer le bien-fondé de chacune de nos assertions. Nous pouvons encore une fois faire un comparatif entre le projet de cette aciérie Métal-Sider et celui de Sider El Hadjar (complexe sidérurgique d’El Hadjar).Ce complexe gigantesque qui emploie près de 18 000 personnes reste la seule cheville ouvrière en matière de produits sidérurgiques. Aucun projet jusque-là n’a pu supplanter ce monopole national. El Hadjar, avec toutes les difficultés qu’il rencontre sur tous les plans (rénovation, pièces de rechange, compression du personnel, financement…), avait quand même une production qui tournait autour de 70 000 tonnes par an de rond à béton et cela, compte tenu justement de ces difficultés.Métal-Sider, pour sa part, projetait une production beaucoup plus importante que celle du compère sidérurgique d’El Hadjar (Sider El Hadjar), comme expliqué précédemment. Aujourd’hui, on s’interroge sur une appellation choisie de manière à confondre le grand projet du complexe d’El Hadjar avec celui de Métal Sider. L’amalgame est de taille quand on sait qu’une appellation ou un label doivent être protégés. La confusion entre les deux demeures. Confusionde titres Il faut savoir que Sider représente l’appellation du confrère Sider d’El Hadjar, quant à Métal-Sider, ce n’est qu’une entreprise privée et de moindre envergure appartenant à M. Rebrab. Lequel aura sans doute alimenté l’amalgame pour créer la confusion entre sa propre entreprise et le géant Sider. En effet, une telle appellation cachait certainement des desseins non avouables. En attendant de nous pencher plus amplement sur l’aspect de l’énergie électrique devant être fournie pour un tel projet (Métal Sider), nous pouvons d’ores et déjà nous interroger sur, d’une part, son taux de production durant la période de son fonctionnement et, d’autre part, sur son financement et les modalités de ce dernier. Tenant compte de la situation actuelle de Métal-Sider, et ce, avec ce qu’il avait comme perspective en matière de production de rond à béton, il y a lieu de s’interroger, et à juste titre, sur une telle entreprise. En tout état de cause et actuellement, seule l’administration fiscale est à même de renseigner sur ces productions de rond à béton, dans le cas, bien sûr, où il y en a eu, et ce, par rapport aux quantités importées de rond à béton destinées à la revente en l’état par Métal-Sider. Pour revenir encore une énième fois à la mafia des non ferreux qui a perverti les règles les plus élémentaires de l’offre et de la demande, en plus des infractions commises et réprimées par différents articles du code pénal, nous citerons, encore une fois, l’exemple de la société ENICAB de Gué de Constantine. Les stocks du parc ERWO d’Oran L’exemple en question concernait la vente de 400 tonnes de chutes de câbles entreposées au parc ERWO d’Oran. Le lot en question était destiné dans un premier temps au grenaillage par l’entreprise de récupération d’Oran. Par la suite, il fera donc l’objet d’un appel d’offres. Ce qu’il y a lieu de relever, c’est que répondant à cet appel d’offres, les opérateurs se virent refuser la visite des lots par l’ERWO Oran. Cette dernière motivera son refus en arguant que le lot en question était loin de représenter la quantité annoncée de 400 tonnes d’une part et, d’autre part, que cette quantité de cuivre faisait l’objet à l’époque d’un contentieux entre ENICAB Gué de Constantine et elle-même. Il faut savoir que ce contentieux a été porté devant le tribunal d’Oran. Comment alors ENICAB Gué de Constantine entendait vendre cette quantité, objet d’un litige ?A plus forte raison, ENICAB ira même jusqu’à demander aux entreprises intéressées par ce lot le paiement à l’avance par chèque de banque ou virement d’un montant supérieur à 30 000 000,00 DA relatif à l’acquisition de ce lot (voire ci-contre le document que nous reproduisons de la décision n°01/95 ENICAB).On se demande déjà quel a pu être le sort de ce lot de 400 tonnes de chutes de câbles mis en vente par ENICAB ?Comme c’est le cas d’ailleurs pour une autre quantité représentant 900 tonnes de déchets de câbles isolés qui avait fait l’objet, à l’époque, de plusieurs tractations entre des entreprises intéressées et la société ENICAB.Ces tractations avaient fait que ENICAB s’alignent sur le marché parallèle, alléché par les prix faramineux dépassant l’imagination et les opérateurs avertis ne pouvant s’aventurer dans une telle entreprise, la quantité en question resta longtemps en souffrance. D’autre part, la quantité de 900 tonnes métriques annoncée par ENICAB était, selon toutes les entreprises intéressées amplement surestimée. Pourquoi une entreprise de la trempe d’ENICAB surestime-t-elle des lots pareils ? Et dans quel but, quand on sait que tout récemment cette quantité annoncée a fait l’objet d’une vente ? Est-ce réellement 900 tonnes de chutes de câbles en cuivre qui ont été vendues ? Transactions opaques surtout que ENICAB avait connu contentieux l’opposant à un opérateur économique, actuellement poursuivi par la justice pour des infractions que celle-ci lui reproche. Le contentieux en question portait justement sur les estimations et les surestimations faites par ENICAB et qui auront abouti à une confusion entre lot et poids réel. Pour l’un, il s’agissait en effet de la vente d’un lot fixe contenant ce qu’il pouvait contenir et pour l’autre, il s’agissait de définir par le poids réel ce lot. Pourquoi cette confusion n’est-elle apparue qu’après avoir procédé aux premiers enlèvements de ce lot par la société retenue par ENICAB pour la transaction ?Pourquoi ENICAB a-t-elle maintenu cette opacité concernant les quantités réelles et pourquoi n’a-t-elle pas clarifié ses positions au préalable vis-à-vis de son acheteur ?Il faut relever que nombre de société détentrices de ce type de produit jouent le jeu de ces opérateurs économiques qui contournent les lois et règlements en vigueur, créant ainsi des situations qui auront fait que les règles du marché de l’offre et de la demande auront été complètement faussées. On s’interroge alors sur les véritables bénéficiaires. Cet état de fait aura en outre poussé certains exportateurs à contourner et transgresser la réglementation du commerce extérieur d’une part et à procéder aux sabotages des artères téléphoniques et électriques du pays. Ces comportements se sont même élargis à d’autres types de produits ferreux et non ferreux. Le zinc, l’aluminium, l’inox, le fer blanc… font maintenant l’objet de toutes les transactions, créant ainsi un véritable lobby. Ce lobby achète et rachète, revend et exporte ces produits en toute quiétude. Chaque semaine, ces produits connaissent des exportations vers les ports euro

y.mérabet 04/05/2016 08:40

Suite"Bilan Bouteflika 1999-2014"

Cet effort important a été renforcé pendant le dernier quinquennat. Ainsi, le secteur de la jeunesse et des sports a bénéficié, pour la période 2010-2014, d’un financement de 380 milliards de DA dédiés à la réalisation de80 stades de football, 750 complexes de proximité, 160 salles polyvalentes, plus de 400 piscines, 3 500 aires de jeux, 230 auberges et maisons de jeunesse ainsi que plus de 150 centres de loisirs scientifiques. Actuellement, il est fait état de 73 stades omnisports, 512 complexes sportifs de proximité, 267 salles omnisports et 98 piscines. Pour l’année en cours, il est attendu un total de 83 stades omnisports, 561 complexes sportifs de proximité, 304salles omnisports et 145 piscines.
Durant les trois mandats, le Président Bouteflika, a accordé un intérêt particulier aux différentes disciplines sportives principalement le football destinataire d’un appui sans précédent ayant permis la qualification de l’équipe nationale en 2010 et 2014 à la Coupe du monde, et cela après 24 ans d’absence.
IX – Promotion de la culture, préservation du patrimoine
La promotion de la culture, dans ses différents aspects, a été marquée aussi bien par la réalisation de nombreuses infrastructures que par un intérêt croissant accordé à la production, la recherche et l'exploitation des moyens et des différents supports de publication, d'information et audiovisuels. De ce fait, le secteur a bénéficié pour l’essentiel :
. D’un budget d’équipement de 90 milliards DA durant les deux premiers mandats. Le budget de fonctionnement du secteur a accompagné cette évolution en atteignant les 15 milliards DA pour l’exercice 2009.
. De 133 bibliothèques (dont une centaine mises en chantier durant la période), 23 maisons de culture et de 72 centres culturels.
. D’un programme pour la réalisation de près de 1.200 bibliothèques et salles de lecture au bénéfice de toutes les communes qui en sont encore dépourvues.
. D’un programme d’ouverture de salles de lecture dans les cités et localités en collaboration avec les collectivités locales.
S’agissant du livre, la législation a été consolidée par l’institution de deux festivals du livre, l’édition ou la réédition de plus de 1.200 titres dans le cadre de la manifestation culturelle «Alger capitale de la culture arabe 2007».
Le cinéma a, quant à lui, enregistré la production de 80 œuvres en 2007. Cette opération a été accompagnée de la rénovation de 17 salles du réseau de la cinémathèque, ainsi que de salles communales de cinémas.
Théâtre, chorégraphie, musique et arts lyriques : production de 47 pièces théâtrales en 2007, renforcement de la formation artistique dans plusieurs établissements, projet de réalisation dans la capitale d’un opéra de dimension nationale, en plus d’un projet d’une grande salle de spectacle. Un total de 93 festivals culturels internationaux, nationaux, et locaux a été relancé et encadré au plan réglementaire.
Cet effort a été poursuivi lors du dernier quinquennat. Ainsi, 140 milliards de DA ont été octroyés au secteur de la culture pour la réalisation de 40 maisons et complexes culturels, 340 bibliothèques, 44 théâtres, 12 conservatoires de musique et écoles des beaux-arts ainsi que 156 centres de loisirs scientifiques.
A l’horizon 2014, une soixantaine de bibliothèques sont au programme des réalisations amenant à un total de 370. On attend également la réalisation de 5 musées, 9 théâtres et 7 instituts et écoles de formation artistique. Le cinquantenaire de l’Indépendance a permis de financer un nombre important d’œuvres culturelles.
Patrimoine : la préservation et la restauration du patrimoine a fait l’objet de nombreux programmes ainsi que d’une amélioration de la protection légale des biens culturels.
Alger a accueilli, en juillet 2009, le second Festival Culturel panafricain, et en 2011, la ville de Tlemcen a été, durant une année, la capitale de la civilisation islamique. Ces actions se poursuivent notamment à Constantine, capitale de la culture arabe pour l’année 2015.
Affaires religieuses
Ce secteur a bénéficié, durant la période 2009-2013, d’un budget de plus de 120 milliards DA, en vue de la réalisation de la Grande Mosquée d’Alger et plus de 80 autres mosquées et centres culturels islamiques et 17écoles coraniques. La restauration de 17 mosquées historiques est au programme.
X – Prise en charge de l’histoire (la mémoire) nationale
La prise en charge de ce volet s’est traduite par la constitution de fonds bibliothécaires, la création d’ateliers dédiés à la recherche scientifique historique englobant des domaines nouveaux aux plans de l'utilisation technique, cinématographique et documentaire, ainsi que l'exploitation des espaces idoines pour ériger des monuments historiques. Elle s’est concrétisée également à travers :
. La prise en charge des droits et des besoins des Moudjahidine et ayants droits en témoignage de la reconnaissance de la Nation.
. La poursuite du programme de restauration des 800 sites et édifices liés à la lutte de libération, la réalisation des musées de la Révolution, dont 33 ont été réceptionnés, La collecte des documents et témoignages et la production d’ouvrages sur la lutte de libération nationale.
. La mise en œuvre des dispositions constitutionnelles relatives aux responsabilités de l’Etat dans le domaine de la promotion de l’écriture de l’Histoire et de son enseignement aux jeunes générations.
Les Moudjahidine
Ces 5 dernières années, le secteur des Moudjahidine a bénéficié de 19 milliards de DA en vue de la réalisation de 9 centres de repos, de salles de soins et de rééducation, 17 musées et complexes historiques ainsi que la réhabilitation de 34 sites historiques et l’aménagement de 40 cimetières de martyrs.
De 2009 à 2013, pas moins de 95 projets ont été programmés, dont l’étude et l’équipement de 10 centres de repos, la réhabilitation et l’extension de 8 centres de repos, la réalisation de 8 salles de soins et de 2 musées régionaux. Pour l’année 2014, il est prévu l’aménagement de 2 musées régionaux, la réalisation de 14 annexes de musées régionaux, la réhabilitation de 22 cimetières de martyrs, de 12 stèles ainsi que l’aménagement de 3 directions.
XI- Promotion des droits de la femme
L’égalité des droits entre les hommes et les femmes est consacrée dans les textes de loi. La Constitution garantit cette égalité et appelle les institutions de l'Etat à bannir toutes formes de discrimination.
En outre, la révision constitutionnelle de novembre 2008 a consacré de nouvelles dispositions relatives à la promotion de la place de la femme dans les assemblées élues. L’Algérie est signataire des conventions internationales qui protègent les droits des femmes.
La poursuite de la politique, déjà entamée, a permis la nomination de femmes à des postes jusque-là réservés aux hommes, notamment ceux de Wali, Ambassadeur, recteur d'université, président de Cour et membres du gouvernement.
L’égalité des droits se traduit sur le terrain avec notamment la participation de la femme à la vie politique, économique et culturelle. Les réformes initiées par le Président Abdelaziz Bouteflika ont ouvert à la femme les portes d’une représentation sans précédent au sein des instances élues, y compris au Parlement. Ainsi, le taux de représentation est supérieur à 30%, alors qu’il n’était que de 7% environ lors de la précédente législature. L’autre acquis de la femme réside en l’égalité de rémunération avec les hommes occupant les mêmes postes et les mêmes responsabilités par rapport à d’autres pays ainsi que d’autres droits fondamentaux issus des réformes des codes de la nationalité et de la famille.
Solidarité nationale
Des infrastructures spécialisées sont administrées sous tutelle du ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition féminine. Ce département ministériel est doté de quarante-huit directions de l’Action sociale et de solidarité de wilaya.
Ces infrastructures sont édifiées en vue de la prise en charge institutionnelle des catégories vulnérables, en particulier l'enfance privée de famille, les jeunes en «danger moral», les femmes en difficultés sociales, les personnes handicapées (mental, moteur, auditif et visuel), les personnes âgées dépourvues de ressources et les personnes démunies. Cette prise en charge institutionnelle est assurée par un encadrement spécialisé formé au niveau des trois Centres nationaux du secteur, dont plusieurs profils de formation sont dispensés depuis 14 ans, à savoir : les éducateurs spécialisés, les maîtres d’enseignements spécialisés, l’assistante sociale, l’éducateur, le technicien. En outre, en vue de la réalisation de plus de 70 établissements spécialisés au bénéfice des handicapés et près de 40 infrastructures pour les personnes en détresse, une enveloppe budgétaire de 40 milliards de DA a été accordée au secteur de la solidarité nationale.
Pour rappel, 184 structures spécialisées ont été érigées entre 1999 et 2013. Pour la période 2009-2013, soixante six infrastructures spécialisées ont été réalisées et ce, à travers quarante wilayas du pays. Il s’agit de 38 centres psychopédagogiques pour enfants handicapés mentaux, 2 centres psychopédagogiques pour enfants handicapés moteurs, 4 écoles pour enfants handicapés visuels, 5 écoles pour enfants handicapés auditifs, 1 centre pour insuffisants respiratoires, 1 centre spécialisé de rééducation, 1 centre polyvalent de sauvegarde de la jeunesse, 12 établissements pour enfants assistés, 1 foyer pour personnes âgées, ainsi qu’un centre national d'accueil pour jeunes filles et femmes victimes de violence en situation de détresse.
Pour la fin de l’année 2013, il est fait état au total de 353 établissements, répartis sur tout le territoire national. Il s’agit de 136 centres psychopédagogiques pour enfants handicapés mentaux répartis à travers 48 wilayas, dont la mission est l’accueil ainsi qu’une prise en charge en matière d’éducation et d’enseignement spécialisé d’enfants âgés de 4 à 18 ans ayant un handicap mental, 7 centres psychopédagogiques pour enfants handicapés moteurs, implantés au niveau de 7 wilayas. 46 écoles d’enseignement spécialisé pour enfants handicapés auditifs sont réparties à travers 41 wilayas, dont la mission est l’accueil des enfants malentendants ou sourds âgés de 5 à 16 ans afin qu’ils suivent une scolarité identique à celle de l’éducation nationale. D’autres institutions et écoles sont réparties sur 22 wilayas. Il s’agit de 22 écoles d’enseignement spécialisé pour enfants handicapés visuels, dont la mission est l’accueil des enfants non-voyants ou mal voyants âgés de 5 à 16 ans, afin qu’ils suivent une scolarité identique à celle de l’éducation nationale. 7 Centres pour insuffisants respiratoires (CIR) sont répartis à travers 7 wilayas. Ces établissements prennent en charge des enfants et adolescents bénéficiant d’une scolarité ordinaire, soutenue par un programme psychopédagogique et médical. On comptabilise également 46 centres spécialisés en rééducation, en protection et en sauvegarde de la jeunesse. Ils sont répartis à travers 32 wilayas, dont 9 pour l’accueil de jeunes mineures. Ces établissements ont pour mission l’accueil de jeunes mineurs en danger moral ou ayant commis des délits. D’autres structures ont été érigées, dont 50 Etablissements pour enfants assistés (dont 36 pour les 0-6 ans). Répartis à travers 38 wilayas, ces établissements ont pour mission l’accueil des enfants sans attaches familiales dès la naissance. Il est également fait état de 4 foyers d’accueil pour orphelins victimes du terrorisme (FAO). Répartis à travers 4 wilayas. Ils ont pour mission l’accueil, la prise en charge, l’éducation et le placement, dans un milieu familial, des enfants orphelins. 33 Foyers pour personnes âgées, répartis à travers 28 wilayas, dont la mission est l’accueil des personnes âgées de plus de 65 ans, sans soutien familial ni ressources, des personnes handicapées et infirmes moteurs âgés de plus de 15 ans sans soutien familial ni ressources et reconnus inaptes au travail et à une rééducation professionnelle, ont été réalisés. 2 autres Centres Nationaux pour Femmes Victimes de Violences ont été également érigés durant cette période.
Pour l’année 2014, 34 établissements supplémentaires en cours d’achèvement seront réceptionnés. Ainsi, on comptabilisera un total de 387 établissements, soit une augmentation de 9,63% par rapport à la période 1999-2013. Il s’agit de 4 centres psychopédagogiques pour enfants handicapés mentaux, 3 centres psychopédagogiques pour enfants handicapés moteurs, 4 écoles pour enfants handicapés visuels, 2 écoles pour enfants handicapés auditifs, 2 centres pour insuffisants respiratoires, 9 centres spécialisés de rééducation, 2 centres polyvalents de sauvegarde de la jeunesse, 3 établissements pour enfants assistés, 3 foyers pour personnes âgées ainsi que 2 centres nationaux d'accueil pour jeunes filles et femmes victimes de violence et en situation de détresse.
• Prime scolaire de solidarité
Le ministère a octroyé 3 000 DA pour chaque élève issu des milieux défavorisés. Cette prime a profité à 3 millions d’élèves. La même prime est allouée aux enfants handicapés issus de familles démunies, scolarisés au niveau des établissements spécialisés.
Prise en charge de la femme
Alphabétisation des femmes : avec le concours de 228 associations, le ministère a permis à 80 877 femmes d’accéder aux cours d’alphabétisation entre 2011 et 2012.
Emploi des femmes : les dispositifs d’insertion sociale gérés par le secteur ont profité à 57,9% de femmes dans le cadre de l’AFS, 75,7% dans le cadre du PID et 50,5% dans le cadre du DAIS.
Prise en charge des mineurs en difficulté sociale ou en danger moral
Le secteur dispose d’un réseau infrastructurel de 46 établissements spécialisés pour la prise en charge des mineurs en difficulté sociale ou en danger moral. 8 665 mineurs ont été secourus en 2010 et 8 934 en 2013.
Prise en charge de la petite enfance
Le nombre de crèches et jardins d’enfants a connu une évolution significative, passant de 500 établissements en 2010 à 907 en 2013. Ainsi, 43 935 enfants ont été pris en charge en 2013 contre 11 541 en 2010.
Prise en charge des enfants privés de famille
Le nombre d’enfants pris en charge a été de 1 678 en 2013, dont 960 placés en kafala locale et 95 en kafala à l’étranger.
Prise en charge des personnes âgées
La protection des personnes âgées tel que mentionné dans l’arrêté du 13 juillet 1999, a permis la création de 36 établissements à travers le pays, accordant une place à 2 028 pensionnaires, dont 867 femmes.
Des dispositifs de protection et de bien-être des personnes âgées ont été instaurés dont :
- l’allocation forfaitaire de solidarité qui a bénéficié à 297 465 personnes en 2013
- Le microcrédit qui a bénéficié à 4 565 personnes en 2013.
- L’accueil de jour des personnes âgées dans des établissements spécialisés.
- Aide et accompagnement à domicile, 4 opérations pilotes ont été lancées à 0ran, Médéa, Tizi-Ouzou, Annaba avec la participation du mouvement associatif local.
- Des séjours aérés ont été organisés au profit de 431 personnes issues de 35 wilayas du pays.
XII- Promotion des médias, de la presse et de la communication
A/Communication
En vue de l’amélioration des équipements de radio, de télévision et de leurs réseaux de diffusion, une enveloppe de106 milliards de DA a été allouée au secteur de la communication. Ceci a permis de concrétiser :
1/Sur le plan organisationnel
• Refonte des principaux textes régissant les établissements sous tutelle
• Actualisation et adaptation de la législation sectorielle
• Un nouveau siège du ministère de la Communication a été réalisé.
En matière de Presse écrite
Concrétisation du droit du citoyen à l’information :
- Réalisation de deux unités d’impression à Ouargla et Béchar d’une capacité de 100 000 exemplaires par jour chacune. Elles assurent actuellement l’impression d’une vingtaine de titres. L’imprimerie de Béchar a pour mission de répondre aux besoins de 5 wilayas du sud-ouest algérien (Béchar, Adrar, El Bayadh, Tindouf et Naâma) en journaux et livres scolaires.
- Dans le cadre du fonds spécial du développement des régions du Sud, 4 imprimeries ont été notifiées en 2013 et sont en cours de réalisation à Tamanrasset, Illizi, Tindouf et Adrar.
Modernisation des moyens et des activités de l’Agence nationale de presse :
- Réalisation de 4 directions régionales à Constantine, Oran, Ouargla et Blida
- L’acquisition de bureaux de wilayas est en cours de réalisation
- Durant la période 2010-2014, il y a eu le renouvellement de la plateforme rédactionnelle multimédia et la mise en place d’un Progiciel ERP (entreprise ressources planning)
- Renouvellement de la plateforme rédactionnelle en diffusant des informations par téléphone (MOB-APS).
En matière de Télédiffusion
• Elargissement et amélioration de la couverture du territoire national en programme radiophonique et télévisuel :
- Réalisation de nouveaux centres de diffusion, renouvellement des principales stations d’émissions radio FM ainsi que l’acquisition, l’installation et la mise en service de stations d’émissions et de réémissions sur l’ensemble du territoire national en vue de diffuser 4 programmes radio FM simultanément et la diffusion radio de 6 programmes par sites de diffusion.
- Renouvellement des équipements d’émissions des centres ondes courtes, moyennes et longues.
- Installation d’1 réémetteur par site pour chaque chaîne radiodiffusée.
• Développement du réseau de diffusion et des programmes radiophoniques et télévisuels destinés à l’étranger.
• Mise en place d’un réseau de télévision numérique terrestre (TNT) :
- Mise en service de 3 premières stations (Chréa, Kal El Akhal et Tassala) en 2010, puis 93 stations de différentes puissances et 100 stations de réémissions pour la résorption des zones d’ombre. Ce réseau couvre 60% de la population. Il atteindra les 90% à la fin 2014 avec, notamment :
- La mise en service de 15 plateformes de codage et multiplexage pour les réseaux des Hauts-Plateaux.
• Le développement et le renforcement des moyens de sécurité pour la protection du patrimoine.
• L’amélioration et l’extension de la couverture radiophonique et télévisuelle dans le cadre du programme des Hauts-Plateaux.
• L’amélioration et l’extension de la couverture radiophonique et télévisuelle dans le cadre du programme du Sud.
• Le remplacement des équipements arrivés en fin de vie opérationnelle et mis à profit pour tirer parti des techniques numériques qu’offrent les nouveaux systèmes de diffusion et de transmission.
En matière de télévision
• Renforcement des moyens de production de programmes télévisuels en orientant l’investissement vers la technologie numérique :
- Il a été procédé à l’acquisition, pour les 5 chaînes ainsi que pour les stations régionales (Constantine, Oran, Ouargla, Béchar), d’un ensemble de moyens de production fixes et mobiles (Caméscopes, unité de postproduction, unités mobiles et de reportages).
• La réalisation et l’équipement de la maison de la télévision
• La création de chaînes de télévision thématiques :
- 2 chaînes de télévision la TV4 (Tamazight), TV5(Coran) ont été lancées en 2009.
• Développer et diversifier les programmes télévisés.
• La réalisation et/ou l’aménagement des centres régionaux de télévision :
- Des centres implantés à Ghardaïa, El Oued, Tindouf, Adrar et Illizi sont en cours de réalisation.
• L’entretien et la réhabilitation des moyens et infrastructures d’environnement dont la vétusté menace la continuité du service.
En matière de radiodiffusion sonore
• Le renforcement des moyens de production des programmes radiophoniques en orientant l’investissement vers la technologie numérique :
- Initié durant la période 2005-2009 pour les chaînes radiophoniques nationales et thématiques, cette action a été généralisée à l’ensemble des chaînes de proximité.
- Acquisition et mise en service de système de radios numériques pour 15 stations de radios locales et thématiques.
• Création de radios locales dans chacune des wilayas.
• Développement et diversification des programmes radiophoniques.
• Création de chaînes de radios thématiques :
- Une radio destinée à la jeunesse a été réalisée.
• Acquisition d’équipements pour le service Radio Internationale.
Actions liées aux médias
Presse écrite :
Entre 2009 et 2013 :
- le nombre de quotidiens est passé de 78 à 142.
- Le nombre d’agréments des nouveaux titres a été de l’ordre de 36 en 2012 et de 39 en 2013.
Actions liées au renforcement de la liberté d’expression et de presse
Deux importants textes de loi ont été promulgués dont la loi relative à l’information en 2012, ainsi que la loi relative à l’activité audiovisuelle en 2014.
Action liées à la formation
La formation des personnels des médias a connu une évolution durant la période 2009-2013. Elle est passée de 1 069 personnes à 1 284, soit un total de 5 644 personnes formées.
B/ Les Technologies de l’information et de la communication (TIC) :
Le secteur de la Poste et des TIC s’est renforcé par la réalisation des infrastructures socioéconomiques au titre de 2009-2013. Il s’agit de 733 infrastructures de télécommunications fixes, de 9 676 d’infrastructures de télécommunications mobiles, de 12 infrastructures spatiales et 7 de contrôle des fréquences. La même période a enregistré la réalisation de 52 infrastructures commerciales de télécommunications, de 308 infrastructures postales et 3 parcs technologiques. Il est à souligner que 100 milliards de DA ont été réservés à la «E gouvernance»
L’année 2014 verra la réalisation de 270 infrastructures de télécommunications fixes et de 3 351 mobiles. En plus des 2 infrastructures de télécommunications spatiales, de 12 infrastructures de contrôle des fréquences, 240infrastructures commerciales de télécommunications et 189 postales ont été réalisées. Ceci, nous donne un total général de 14 855 infrastructures réalisées durant ce dernier quinquennat en y incluant les prévisions pour 2014.
Enfin, pour permettre la généralisation de l’Internet, la technologie 3G a été lancée le 14 décembre 2013, après un appel à concurrence adressé aux trois opérateurs.
XIII : Les acquis de la diplomatie algérienne
Depuis 1999, la diplomatie algérienne, dirigée par Abdelaziz BOUTEFLIKA, a su briser l'isolement dans lequel le pays était confiné durant la décennie du terrorisme et retrouver sa place qui est la sienne sur la scène internationale.
Une présence forte et active dans les forums internationaux a permis à notre pays de contribuer ainsi à la recherche de solutions aux défis multiples imposés à la communauté internationale, dont le terrorisme, la sécurité et le désarmement, la problématique du développement, la protection de l'environnement et le dialogue des civilisations.
C'est dans la foulée de ces mutations profondes que, sous l'impulsion du président de la République, le ministère des Affaires étrangères a initié un redéploiement de ses structures au niveau central et à l’extérieur pour assurer une meilleure prise en charge des intérêts géostratégiques et économiques du pays et se mettre en permanence à l'écoute de la communauté nationale à l’étranger.
Forte de ses importants acquis, la politique extérieure arrêtée et conduite par M. le Président de la République, a permis à notre pays de conforter sa place dans le concert des nations, en dépit d’un contexte régional et mondial complexe, marqué par des défis politiques (printemps arabe), sécuritaires (Sahel), économiques (crise financière et économique dont les effets perdurent) et environnementaux considérables (l’Afrique subissant les plus grands dommages).
Le Maghreb arabe : l’Algérie, profondément attachée au choix stratégique d’un ensemble régional cohérent et complémentaire permettant de faire droit aux aspirations de tous les peuples de la région, et empruntant des voies méthodiques qui prennent en charge les mutations intervenues aux plans régional et international, ne saurait admettre que cet ensemble maghrébin se construire au détriment du peuple sahraoui et de ses droits légitimes et inaliénables à l’autodétermination, en référence à la résolution 1514 des Nations unies sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples colonisés. L’Algérie, qui œuvre pour des relations apaisées avec son voisin de l’Ouest, soutient les efforts du Représentant personnel du Secrétaire des Nations unies pour la promotion d’une solution juste et durable de la question du Sahara occidental, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité et à la légalité internationale. Elle soutient aussi les efforts de tous ceux qui appellent à l’élargissement du mandat de la MINURSO à la protection des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés.
A propos de la question des droits de l’homme, l’Algérie vient d’être élue membre du Conseil des droits de l'homme de l’ONU, preuve de l’appréciation internationale positive des droits de l’homme en Algérie.
Le monde arabe : l’Algérie a œuvré au renforcement de la cohésion et de la solidarité arabes, et n’a eu de cesse d’appeler à la concrétisation de l’exigence d’une action arabe commune. La nécessité de la réalisation des aspirations des peuples et des pays arabes, du respect de leurs droits légitimes à la justice, à la dignité et à la stabilité, a également constitué un axe important de l’action de notre pays. L’Algérie a ainsi manifesté une solidarité sans faille pour l’édification d’un Etat palestinien avec pour capitale El Qods Echarif et pour l’admission de la Palestine en qualité de membre de l’ONU. L’Algérie, qui est pour la libération de tous les territoires arabes occupés en 1967, considère que l°initiative arabe de paix demeure le référent adéquat pour le règlement de cette question.
D’une manière générale, au sein de la Ligue des Etats arabes, l’Algérie a joué un rôle stabilisateur, adoptant une position conforme à ses principes de non-ingérence et œuvrant en faveur de l’unité des rangs arabes et de la sauvegarde de la souveraineté et de l’intégrité des pays membres de cette organisation.
L’Afrique : L’Algérie a appuyé tous les efforts en vue de résoudre les conflits et les différends qui secouent notre continent, et de promouvoir le développement et l’intégration du continent, ainsi que son insertion ordonnée et bénéfique dans la mondialisation.
Dans le cadre de l’Union africaine (UA), l'Algérie, membre fondateur et l’un des principaux contributeurs au budget de cette organisation régionale, joue un rôle de premier plan par ses initiatives et propositions, particulièrement lors des sommets des Chefs d'Etat, où la participation de notre pays a toujours été soutenue et active, lui valant la reconnaissance, au plus au haut niveau, des dirigeants des principaux partenaires de l’Afrique, tels que ceux du G8, dont l’Algérie est devenue l’un des interlocuteurs privilégiés pour tout ce qui concerne notre continent.
Dans la région du Sahel, l’Algérie a fortement contribué à l’établissement, en 2010, du Comité d’Etat-major opérationnel conjoint (CEMOC) des pays du Champ et de la Force africaine en attente. Celle-ci devrait être effective à la fin de 2015 et autoriserait le recours à la force ou à une intervention rapide pour le règlement de certaines crises. De même, l’Algérie a œuvré pour la promotion d’une stratégie intégrée prenant en compte l’impératif d’une réponse coordonnée des pays du Champ aux menaces à la sécurité dans la sous-région, ainsi qu'aux besoins essentiels des populations démunies. Ces efforts couronnés, notamment, par la tenue à Alger, en septembre 2011, d’une conférence sur le partenariat, la sécurité et le développement entre les pays du Champ (Algérie, Mauritanie, Mali et le Niger), devraient être confortés par l’apport d’un partenariat international authentique en soutien à cette stratégie basée sur l’appropriation de la sous-région par ses pays eux-mêmes.
L’Algérie a, par ailleurs, appuyé le dialogue national et le processus électoral au Mali, visant à donner une assise solide à la reconstruction des institutions de ce pays, comme elle a soutenu la réunion autour d’une même table des différentes parties syriennes, afin de trouver une issue pacifique au conflit qui déchire ce pays frère.
Outre sa contribution à la résolution des conflits, l’Algérie a participé à des conférences internationales pour venir en aide à des pays voisins et à des pays frères, confrontés à des situations humanitaires dramatiques causées et/ou aggravées par des conflits internes (Mali, Syrie, Yémen, Libye), ou encore du fait de catastrophes naturelles (Philippines, Soudan) et autres (Congo).
En matière de développement de l’Afrique, l’Algérie s’est pleinement engagée dans la promotion et la mise en œuvre du NEPAD, qu'elle a initié avec d’autres partenaires africains, notamment l’Afrique du Sud et le Nigeria ; de même qu’elle a été l'un des premiers à adhérer au Mécanisme d’Evaluation par les Pairs (MAEP), et a, après une évaluation globale effectuée en 2007, soumis en 2009 un rapport d’étape concernant son programme d’amélioration de la gouvernance, suivi d'un deuxième rapport en 2012. Cette démarche découle du fait que notre pays ne peut concevoir un développement harmonieux sans une bonne gouvernance et sans une intégration économique continentale plus forte.
L’Algérie, qui a atteint, avant la date-butoir, les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), entend prendre une part active dans la définition du cadre rénové des OMD pour la période post-2015.
Parce que le développement durable est un facteur déterminant pour une intégration réussie de notre continent et de son insertion avantageuse dans une mondialisation effrénée de l’économie, l’Afrique bénéficiera de la formation des ressources humaines qu’assurera l’institut des Nations unies dédié au développement durable qui sera implanté à Alger et sera opérationnel à la fin de l’année 20l4. Dans ce même ordre d’idées, la conférence africaine sur l’économie verte, qui s’est tenue à Oran en février 2014, permettra de favoriser la transition vers une économie verte fondée sur les priorités nationales du développement durable.
Les autres régions : l’Algérie a poursuivi le raffermissement de ses relations bilatérales avec l’Europe -la coopération traditionnelle avec les anciens pays du bloc socialiste a été relancée et renforcée et son cadre juridique adapté -, mais aussi avec l’Asie et les pays de l’Amérique latine avec lesquels existent de solides liens d’amitié et de coopération.
L’action diplomatique de l’Algérie a été mise à contribution pour accompagner le développement de l'économie nationale (mise à niveau et adaptation de l'outil de production aux techniques modernes de production et de gestion en appui aux efforts des agents économiques nationaux), à travers l’encouragement de l’investissement et du partenariat étrangers. Cette démarche a notamment bénéficié à la mise en œuvre du plan quinquennal de développement 2010-2014. Ainsi, l’Accord d’association avec l’UE, qui a fait l’objet de démarches de la part de la diplomatie algérienne pour introduire un aménagement du calendrier de mise en œuvre en rapport avec l’évolution de l’économie nationale, a été complété par l'établissement, en juillet 2013, d’un partenariat stratégique dans le domaine de l’énergie.
Au plan bilatéral, la coopération avec nombre de nos partenaires a été renforcée et élargie dans le cadre des traités d’amitié, de bon voisinage et de coopération, signés avec l'Espagne (2002) et le Portugal (2005), et du partenariat stratégique avec la Russie (2010), ainsi qu’à la faveur de la mise en œuvre de la Déclaration d’Alger (2012) sur le partenariat entre l’Algérie et la France. La coopération avec la Chine est appelée à s’intensifier grâce au partenariat stratégique global, conclu avec ce pays en février 2014.
Au niveau multilatéral, les négociations que mène l'Algérie en vue de son accession à l’0MC appellent une contribution qualitative de notre appareil diplomatique aux plans bilatéral et multilatéral pour l’aboutissement de ce processus dans les meilleures conditions.
Questions de sécurité internationale : l’Algérie, membre actif du Forum mondial contre le terrorisme, mis en place à New York en septembre 2011, a contribué à l’efficacité accrue de la coopération internationale dans la lutte contre ce fléau, à travers le dialogue stratégique établi avec les USA (2012) et le partenariat stratégique de sécurité noué avec le Royaume uni (2013).
L’Algérie a joué un rôle important dans la sensibilisation de la communauté internationale pour le parachèvement de l’architecture légale contre le terrorisme, dont un des effets directs est l’adoption d’une résolution onusienne demandant aux Etats membres de ne pas verser de rançon financière ou politique aux terroristes en cas de prise d’otages.
Sous l`impulsion de l'Algérie, l’Afrique s’est dotée d'une convention pour la prévention et la lutte contre le terrorisme, adoptée à l’occasion du 35e sommet de l’OUA, à Alger en 1999. Dans le cadre de la mise en œuvre de cette convention et en application du plan d’action de l’UA pour la prévention et la lutte contre le terrorisme, adopté à Alger en 2002, un Centre africain d’études et de recherche sur le terrorisme (CAERT) a été établi à Alger. En accueillant ce centre, l’Algérie met à la disposition de l’Afrique ses moyens et son expérience dans la lutte antiterroriste.
En matière de désarmement, et plus particulièrement au sujet du nucléaire, l’Algérie qui est signataire de toutes les conventions internationales interdisant la prolifération nucléaire, défend le droit légitime des Etats à l'utilisation de la technologie nucléaire à des fins pacifiques et se réjouit du règlement du différend lié au programme nucléaire iranien et de de la signature de l’accord y afférent.
L’Algérie a participé activement dans les divers forums de dialogue et de concertation, tels que le dialogue méditerranéen de l’OTAN, l’OSCE, l’UPM, les 5+5 et les autres conférences et réunions traitant des questions de sécurité, de développement et de migration.
Le règlement pacifique des conflits, le renforcement de la coopération internationale pour le développement, le dialogue des cultures et des civilisations sont des thématiques constantes de l'action internationale de notre pays. Ces questions nécessitent un traitement adéquat par la communauté internationale dans le cadre d’un système de sécurité collective et de coopération rénové.
A cet égard, l’Algérie qui plaide pour une réforme profonde du système des Nations unies, apporte sa contribution active à toutes les initiatives tendant à remodeler les cadres et les pratiques de gouvernance mondiale, afin de les rendre plus démocratiques et plus équitables.
REALISATIONS EN FAVEUR DE LA COMMUNAUTE NATIONALE ETABLIE A L'ETRANGER
La communauté nationale à l’étranger a toujours été une préoccupation majeure de l'Etat Algérien. Le programme du Président de la République consacre cet objectif. Il marque l'intérêt de l’Algérie pour les nationaux résidant à l’étranger et fixe les priorités en la matière.
1-Gestion consulaire et administrative
• Des mesures de fond ont été prises pour faciliter davantage les formalités d'immatriculation consulaire, de délivrance de documents administratifs, ainsi que la simplification des procédures d'obtention de ces derniers.
• Garantie du meilleur accueil possible dans les enceintes des consulats et ambassades et réduction du nombre de pièces constitutives des dossiers administratifs et des délais de leur traitement.
• Réduction du coût fiscal du passeport algérien (de 60 à 20 euros) et autres documents soumis à légalisation.
• Numérisation de l’état civil des membres de la communauté nationale, tant au siège du Ministère qu'au niveau des représentations à l'étranger afin de faciliter grandement l'obtention de ces documents par voie électronique auprès du Registre National de l'Etat Civil.
• Aménagement d’espaces d'accueil adéquats et acquisition de nouveaux locaux diplomatiques et consulaires : chancelleries à Lyon, Montpellier, Toulouse, Grenoble, Nice, Nanterre, Pontoise, Vitry-sur- seine, Alicante, Londres et Frankfort. Le programme doit s'étendre à d'autres pays où vit une forte communauté nationale.
• Possibilité de délivrance des passeports de courte durée (une année) a été donnée aux postes diplomatiques et consulaires afin de permettre à certains nationaux de régulariser leur situation sur le plan du séjour.
• Facilités accordées pour l'obtention du passeport ordinaire et depuis 2013 du passeport biométrique. Des options ont été retenues pour permettre la délivrance en Algérie de l'acte de naissance 12 s, comme a été généralisée l'obtention du casier judiciaire en ligne.
• Mise en place d'un système informatique entre le MAE et le MDN en vue de la gestion du Service national à l’étranger.
2- protection judiciaire et consulaire
• Généralisation de la conclusion de conventions avec des Avocats conseils dans le cadre de l'assistance judiciaire.
• Renforcement des visites consulaires aux détenus algériens pour s'enquérir de leur situation carcérale et s'assurer du respect de leurs droits.
• Visites aux centres de rétention où sont signalés de potentiels citoyens algériens.
• Aide au retour volontaire des nationaux en situation irrégulière.
• Visites aux malades et personnes âgées dans les foyers pour les «chibanis».
• Démarches officielles pour veiller au respect des conventions bilatérales sur le séjour des Algériens et dans le cadre des accords de réadmission signés par notre pays.
• Traitement et règlement définitif des dossiers de demandes de bénéfice des dispositions de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale.
3- opérations de rapatriement
Le MAE a organisé trois opérations lourdes de rapatriement de nationaux se trouvant dans les pays connaissant de graves troubles internes.
• Rapatriement par voies aérienne et maritime de milliers de nationaux de Libye, de Syrie, d`Egypte et du Japon (accident nucléaire). Des moyens matériels, financiers et humains ont été mobilisés à cette fin.
• Rapatriement de citoyens en détresse dans d'autres pays, dont récemment une famille de 15 personnes à partir de la République de Centrafrique.
• Conduite de l'opération qui a permis le retour au pays, à partir du Kenya, des 17 marins enlevés sur le bateau «le Blida».
• Libération et rapatriement de certains détenus en Irak et de Guantanamo.
4- Rapatriement des dépouilles mortelles
• Prise en charge du rapatriement des corps des Algériens démunis, décédés à l’étranger.
• Mise en place d'une assurance «obsèques» moyennant une cotisation symbolique de (25 euros par personne et par an et ne dépassant pas les 90 euros pour une famille nombreuse).
5- Portail des compétences nationales à l'étranger
• Mise en place de ce Portail en liaison avec le Ministère des Postes et des Technologies de l'Information et de la Communication. Il permet à ces compétences de participer à l'effort de développement national et à réaliser des projets en Algérie.
• Renforcement des liens avec ces compétences et d'autres catégories socioprofessionnelles.
• Encouragement en vue du développement des mouvements associatifs algériens à l’étranger.
6- Encadrement scolaire, enseignement à distance
• Accompagnement des institutions nationales chargées de l'enseignement de la langue arabe à l’étranger (Ecole nationale à Paris).
• Assistance aux programmes de l'enseignement de la langue et de la culture d'origine et encouragement des initiatives privées (associations et mosquées).
• Programme à distance de l'enseignement de la langue arabe.
• Acheminement et distribution de manuels scolaires à l’étranger.
• Organisation d'Universités d'hiver et d'été.
7- Encadrement religieux
• Assistance à la Grande Mosquée de Paris, ses affiliés et les associations cultuelles algériennes à l'étranger.
• Assistance et aides pour la construction des mosquées, détachement permanent d'Imams et lors des périodes du Ramadhan.
• Aide de la Baâtha du Hadj aux nationaux à l’étranger effectuant le pèlerinage.
8. questions sociales
• Amélioration des conditions d'accueil aux points d'accès au territoire national.
• Aide occasionnelle aux familles nécessiteuses dans certains pays (Maroc, Tunisie, Yémen, Syrie, etc.).
• Aide à l'adoption (kafala) au profit des familles algériennes établies à l'étranger.
• Organisation de colonies de vacances en Algérie pour les enfants issus de l'immigration.
• Renforcement des liaisons aériennes et maritimes lors des périodes estivales.
• Ouverture de nouvelles lignes aériennes (France, Amérique du Nord, monde arabe et Afrique) et programmation de nouvelles escales.

(*) Note : Sans autorisation officielle, à l'initiative personnelle, l'auteur de ce blog publie une copie du texte
reflexionsetcommentaires.blogspot.com/.../algerie-bilan-bouteflika-1999-2014
Association Algérienne des relations internationales, 119 Bd Didouch Mourad , Alger centre

y.mérabet 04/05/2016 08:08

Algérie : "Bilan Bouteflika 1999-2014" –
L'Opposition Subversive fait Obstacle à la Vérité ! par Y.Mérabet



«Bilan du Président A. Bouteflika 1999-2014»

Le document "Bilan" étant gênant pour les ennemis de l'Algérie au vue de son contenu pertinent et de son pouvoir thérapeutique de réanimation de l'opinion victime de l’amnésie distillée par la propagande et l'intox étrangères et locales. La vérité les dérange, les irrite, leur fait perdre la face !
Au lecteur de constater de visu et de pondérer les faits chiffrés qui annihilent les mensonges et les promesses idyllique de cette "colonne" hostile à l'Algérie et à la publication de la vérité.

Bilan du Président A. Bouteflika 1999-2014
I- Consolider la Paix sociale
Eu égard aux engagements pris devant la Nation, le président Bouteflika avait enjoint le gouvernement de parachever la mise en œuvre de la Charte pour la paix et la réconciliation afin de permettre, parallèlement à la lutte contre le terrorisme livrée par les forces de sécurité notamment l’ANP, de libérer les initiatives et consacrer les efforts aux autres questions cruciales de développement.
Plébiscitée par référendum du 29 septembre 2005 avec 97,38% de «oui», la Charte pour la Paix et la Réconciliation Nationale est destinée à consolider définitivement la paix et la sécurité exigées aujourd’hui pour la mise en œuvre d’une démarche nouvelle visant à concrétiser la réconciliation nationale et apaiser les stigmates de cette tragédie.
Pour rappel, cette démarche traite les cinq points suivants :
- Reconnaissance de la part du peuple algérien à l’égard des artisans de la sauvegarde de la République Algérienne Démocratique et Populaire
- Mesures destinées à consolider la paix
- Mesures destinées à consolider la Réconciliation nationale
- Mesures d’appui à la politique de prise en charge du dossier complexe des disparus
- Mesures destinées à renforcer la cohésion sociale
A cet effet, différents dispositifs ont été mis en œuvre, notamment :
- les mesures d’appui à la politique de prise en charge du cas des disparus ;
- l’aide de l’Etat aux familles démunies éprouvées par l’implication d’un de leurs proches dans le terrorisme ;
- les mesures de réintégration ou d’indemnisation des personnes ayant fait l’objet de mesures administratives de licenciement pour des faits liés à la tragédie nationale.
Bilan
La réconciliation nationale est devenue une réalité palpable. Au 31 juillet 2008, elle a a mobilisé une enveloppe financière globale de 22,6 milliards de DA avec un montant d’indemnisations versées de 6,634 milliards de DApour les trois dispositifs mis en œuvre.
A - Mesures d’appui de la politique de prise en charge du cas des disparus
Au 31 juillet 2008, l’application de ce dispositif a concerné :
– 8 023 cas de disparus recensés ;
– 15 438 personnes reçues par les commissions de Wilayas ;
– 371,45 millions de DA d’indemnités versées au titre du capital global ;
– 5 704 dossiers ont été acceptés dont 5 579 définitivement réglés ;
– Montant des indemnisations versées aux ayants droit :
- capital global : 371,45 millions de DA.
- pension mensuelle : 1,32 milliards de DA.
En plus, 858 psychologues ont été recrutés pour la prise en charge des enfants touchés par la tragédie nationale, un programme de 100 logements par wilaya au profit des veuves avec enfants a été initié et des postes de travail sont offerts à leurs ayants droits chômeurs.
Concernant les dossiers rejetés, au nombre de 934, les principales causes de rejet sont :
– la non-compétence territoriale ;
– le fait que le nom de l’intéressé figure sur la liste des décédés dans les rangs des groupes terroristes ;
– la recherche du disparu par les services de sécurité toujours en cours ;
– les ayants droits sont déjà indemnisés dans le cadre des victimes de terrorisme ;
– absence d’ayants droits légaux ;
– disparition non liée à la tragédie nationale.
B - Aide de l’Etat aux familles démunies éprouvées par l’implication d’un de leurs proches dans le terrorisme (décédé dans les rangs des groupes terroristes)
Les personnes dont un ou des proches ont choisi une voie condamnable, ne sauraient être tenues pour responsables des erreurs et errements d’autrui. Afin d’écarter le risque de voir exclues des familles éplorées par la tragédie nationale, des dispositifs ont été mis en place pour aider les familles démunies éprouvées par l’implication d’un de leurs proches dans le terrorisme.
Au 31 juillet 2008, l’application de ce dispositif a concerné :
– 17 969 cas de décès dans les rangs terroristes recensés ;
– 18 945 personnes reçues par les commissions de wilaya ;
– 12 646 dossiers examinés et 139 en instance ;
– 7 702 dossiers définitivement acceptés ;
Montant des indemnisations versées aux ayants droits :
• capital global : 3,38 milliards de DA
• pension mensuelle : 523,93 millions de DA.
Concernant les dossiers rejetés, au nombre de 4.805, les principales causes de rejet sont :
– la non-compétence territoriale ;
– enquête sociale défavorable (revenu mensuel supérieur à 12.000,00 DA) ;
– les ayants-droits sont déjà indemnisés pour un autre proche décédé dans les rangs des groupes terroristes ;
– les recherches sont restées infructueuses.
C- Réintégration ou indemnisation des personnes ayant fait l’objet de mesures administratives de licenciement pour des faits liés à la tragédie nationale
Au 31 juillet 2008, l’application de ce dispositif a concerné :
– 20 511 personnes reçues par les commissions de wilaya ;
– 9 861 dossiers examinés ;
– 5 430 dossiers avec avis favorable acceptés qui ont abouti à 1 368 avis favorables pour réintégration et 4 008avis favorables pour indemnisation ;
– 1,038 milliard de DA d’indemnités versées aux intéressés ;
–36 dossiers en instance.
Durant la période 2009-2014
• le Ministère de l'Intérieur et les représentants de la garde municipale qui avaient un grand rôle dans le retour de la stabilité et de la sécurité en Algérie, entament des négociations
• En février 2014, un décret a été publié portant indemnisation des femmes violées en tant que victimes de la tragédie nationale et l’envoi du décret exécutif en instructions incluant l'indemnisation des victimes du terrorisme par décrets de 1997 et modifiée complémentée en 1999. 10 000 femmes sont concernées par cette disposition, elles ne seront plus contraintes de fournir un certificat médical attestant de leur viol, seule une attestation des services de l’ordre suffit. Les femmes concernées seront recensées en fonction de leur dossier déjà déposé au niveau des comités chargés du dossier.

II – Construction de l’Etat de Droit et amélioration de la Gouvernance Durant ses trois mandats, le président Bouteflika s’est fixé comme objectif l’instauration dans les institutions et l’économie du pays des règles et des normes de fonctionnement et d’interactions modernes permettant au pays de s’intégrer harmonieusement à son environnement immédiat et à la communauté internationale. La bonne gouvernance est synonyme de modernisation, de stabilité, de développement et de prospérité dans la justice et l’équité.
La Consolidation de l’Etat de droit est un défi qui doit engager activement toute la société, dont l’ultime objectif reste l’accomplissement du processus démocratique dans le pays. Depuis 1999, cinq directions principales ont été privilégiées.
1er : renforcement de l'État légal qui impose la loi et se soumet lui-même à la loi.
2e : légitimation des institutions élues et des pouvoirs établis par des élections régulières qui ont donné, nonobstant les taux de participation, les assemblées les mieux élues depuis l'indépendance.
3e : proximité, comme méthode de gouvernance. Le président Bouteflika multiplie ses sorties sur le terrain pour s’enquérir, au plus près, de la mise en œuvre et des effets sur les populations des politiques publiques qu’il a engagées.
4e : Mise en chantier de la réforme des structures et des missions de l'Etat, à travers des mesures visant à améliorer les prestations du service public, démocratiser les conditions de leur accès et rationaliser les modes d'intervention des collectivités locales.
5e : Réforme de la justice, complexe processus évolutif qui a été érigée en priorité nationale par le président Bouteflika. Socle de la bonne gouvernance, la justice a été au centre du programme du Président en lui consacrant près de 379 milliards de DA. Ce financement est dédié à la réalisation de 110 cours et tribunaux, d’écoles de formation et plus de 120 établissements pénitentiaires afin de développer les infrastructures du secteur. D’importants progrès ont été enregistrés en matière de mise aux normes universelles, la formation du personnel, la modernisation de l’appareil judicaire et la réforme pénitentiaire.
6e : Lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent. Contre ce fléau persistant, le Président Bouteflika a mis en place l’organe national de lutte contre la corruption et élargi l’obligation de déclaration du patrimoine.
7e : Amélioration des prestations du service public en démocratisant les conditions de leurs accès et en rationnalisant les modes d’intervention des collectivités locales.
9e : Lutte contre la bureaucratie, un chantier lancé durant le mandat 2009-2014 avec la création d’un ministère-délégué chargé de la Réforme du service public et l’informatisation du fichier national de l’Etat civil permettant à tout citoyen où qu’il se trouve d’obtenir son acte de naissance sans avoir à se déplacer vers la commune de son lieu de naissance.
10e : Renouveau du secteur des Finances durant la période 2010-2014, avec plus de 295 milliards de DA destinés à la réalisation de 250 structures des impôts, de 70 structures du Trésor, 50 structures des Douanes ainsi que de nouveaux services du cadastre.
11e : Commerce et régulation ont fait l’objet d’un processus de modernisation et de renforcement des services et des moyens de contrôle ainsi que de la réhabilitation de plus de 250 marchés de gros et de détail avec une enveloppe budgétaire de près de 39 milliards de DA allouée au secteur. Un autre budget de 58 milliards de DA a été destiné au renforcement et la modernisation des moyens de contrôle et de régulation pour l’administration du travail. De 2009 à 2013, des centaines d’infrastructures administratives et de services de proximité et de prestations sectorielles ont été réalisées, alors que des centaines d’autres sont en cours de réalisation.

III – Poursuite du développement des secteurs vitaux
Pour la première fois depuis son indépendance, l’Algérie peut aspirer à maintenir son élan de développement en dépit d’une crise économique mondiale que nul ne peut ignorer. Pour ce faire, il est vital de valoriser au mieux les moyens et les atouts du pays pour résorber les déficits sociaux, mais aussi construire une économie diversifiée, source de revenus additionnels à ceux des hydrocarbures.
Le Président Abdelaziz BOUTEFLIKA
Agriculture
Dans le domaine de l’agriculture, une stratégie de développement durable a été élaborée en 2006 (Renouveau Rural) et en 2008 (Renouveau de l’Economie Agricole). Le Renouveau de l’Economie Agricole (2009-2013), en tant que stratégie nationale de développement durable de l'agriculture, vise notamment le renforcement de la sécurité alimentaire du pays. Cette stratégie s’articule autour des quatre axes principaux suivants :
1- La promotion d’un environnement incitatif pour les exploitations agricoles, les opérateurs de l’agroalimentaire et d’une politique de soutien adaptée. 2- La mise en place de 10 programmes d’intensification des productions et des programmes spécifiques. 3- Le rajeunissement des exploitants agricoles et le renforcement de leurs capacités techniques, grâce à une dynamisation de l’appareil de formation, de recherche et de vulgarisation. 4- La modernisation de l’administration agricole et le renforcement des institutions publiques concernées (administration forestière, services vétérinaires, services phytosanitaires, labellisation…).
Pour donner une nouvelle chance aux petits producteurs qui en ont le plus besoin, l’Etat a effacé la totalité de la dette des agriculteurs et des éleveurs qui s'élevait à 41 milliards DA. Ce secteur a, par ailleurs, bénéficié, par la suite, d’autres programmes d’aides, à savoir : 1 - Des mesures d’aide par le biais des exemptions et allègements fiscaux sur certains intrants agricoles. 2 - La régulation de la distribution, entamée cette année pour la pomme de terre et qui sera élargie à d’autres produits. 3- L’amélioration de l’encadrement de l’agriculture en rendant ce secteur éligible aux bénéfices des emplois soutenus. 4 - L’encouragement de l’investissement dans le secteur, grâce à la clarification du régime juridique d’exploitation des terres agricoles publiques sous forme de concession.
Durant la période 2009-2014, la stratégie de développement durable entamée en 2006, s’est poursuivie à travers les instruments mis en place à cet effet et visant le renforcement de la sécurité alimentaire du pays. Aussi, près de 1 000 milliards de DA ont été consacrés à la réalisation de plantations forestières sur 360 000 hectares, de plantations pastorales sur une superficie de 70 000 hectares et les plantations oléicoles sur 1 million d’hectares. Ce budget a concerné le programme de développement de l’agriculture par voie de bonification des prix des récoltes et de soutien à la modernisation des techniques et moyens de cette activité.
Infrastructures d’Hydrauliques agricoles
Dans ce secteur, neuf projets ont été réalisés, portant sur des aménagements hydro-agricoles, des équipements, des réhabilitations d’infrastructures, des rénovations de canaux, des études de réalisation, des travaux d’assainissement et de protection contre les crues, des constructions de retenues collinaires, des travaux d’extension de périmètres irrigués, etc., qui ont touché des dizaines de milliers d’hectares.
Ressources en eau
En matière de ressources en eau, l’Algérie disposait en 2009, sur la base de projets lancés durant les premiers plans, d’un parc de grands ouvrages de mobilisation de la ressource, composé de 72 barrages (60 sont actuellement en exploitation) faisant passer la capacité de mobilisation à 8,35 milliards de m3.
Le programme de dessalement d’eau de mer comprend, pour sa part, la réalisation de 13 stations de capacités variables qui produiront à terme 2,26 millions de m3/jour. Les deux premières usines de ce programme (Arzew et Alger) ont été mises en service en 2005 et 2008. Elles s’ajoutent aux 23 stations monoblocs déjà fonctionnelles et réparties le long des villes du littoral.
Dans le domaine de la mobilisation et de la distribution de l’eau potable, de raccordements aux AEP et de la protection des ressources halieutiques, les efforts consentis durant les cinq dernières années ont permis d’enregistrer des améliorations notables.
L’apport financier de 2 000 milliards de DA a boosté ce secteur, en vue de la réalisation de 35 barrages, 25 transferts, 34 stations d’épuration et plus de 3 000 opérations d’alimentation en eau potable, assainissement et protection des villes contre les inondations. A ce montant, s’ajouteront 60 milliards de DA mobilisés sur le marché financier pour la finalisation ou la réalisation de 8 nouvelles stations de dessalement de l’eau de mer.
Durant la période 2009-2013, dix barrages ont été livrés, pouvant mobiliser un total supplémentaire de 807 millions de m3. Il s’agit des barrages de Douéra (W. d’Alger), de Kissir (W. Jijel), de Boussiaba (W. Jijel), de Saf-Saf (W. Tébessa), de Bougous (W. El Taref), d’Ourkis (W. Oum El Bouaghi), de Kerrada (W. Mostaganem), de Mahouane (W. Sétif), de Draa Diss (W. Sétif) et du barrage de dérivation du Cheliff (MAO) (W. Mostaganem).
En 2013, dix stations d’une capacité globale de production de 1,9 million de m3/jour d’eau potable étaient en exploitation. Les trois autres sont soit en construction soit à l’étude. Une fois ce programme achevé, le dessalement d’eau de mer fournira aux populations des villes et villages du nord du pays plus de 2,3 millions de m3 d’eau potable/jour.
Concernant les forages entre 2009 et 2013, il a été réalisé pas moins de 702 forages représentant un linéaire de 146.380 ml et mobilisant un débit global de 11.805,5 l/s soit 1,019 million m3/j.
En outre, six grands transferts ont été livrés, durant la période 2009-2013. Il s’agit des transferts Mostaganem –Arzew- Oran (MAO) et El Harrach- Douéra, du transfert Béni-Haroun avec le passage des eaux de la station de pompage de Aïn Kercha vers le barrage de Koudiet M’daouar (W. Oum El Bouaghi – Batna), et de la dérivation de Oued-Djer : elle permettra de transférer 25 hm3/an sur un tunnel de 3 kms vers le barrage de Bouroumi en exploitation pour l’irrigation de 24.000 ha de la Mitidja-Ouest.
Prévisions de livraison pour 2014 concernant les projets de barrages de Tagharist (W. Khenchela, de Kef Eddir (W. Tipasa), de Taht et son transfert (W. Mascara), de Beni Slimane (W. Médéa), d’Ouledjet Mellegue (W. Tébessa), et les projets de transferts d’Oued Athmania –Ain Kercha (W. Batna - Khenchela), d’Ain Kercha vers le barrage Ourkis (W. Oum El Bouaghi), du barrage Boussiaba vers le barrage de Béni Haroun (W. Jijel- Mila), de la station de pompage de Aïn Kercha vers le barrage Koudiet Medouar (W. Batna-Mila), d’Ighil Emda- Mahouane (W. Sétif), de Tabellout vers Draa Diss (W. Sétif), d’eau potable des centres de Rouina, El Maine, Zeddine, El Attaf et Bourached à partir du barrage de Ouled Mellouk (W. Ain Defla) et de l’alimentation en eau potable à partir du barrage d’Oued Athmania de Chelghoum El Aïd, Tadjenant et Constantine.

IV : Modernisation des infrastructures de base
1-Les infrastructures de transport
a- Transport terrestre :
Dans le cadre de la mise en œuvre du Schéma National d'Aménagement du Territoire (SNAT) à l'horizon 2025, la priorité a été donnée au transport ferroviaire en tant que vecteur de développement, de croissance et de modernité. U
L’enveloppe est d’environ 2 139 milliards DA (30 milliards de dollars environ), tous modes de transports confondus. L’évolution du réseau ferroviaire est significative, qui est passée de 1 769 kilomètres en 2000 à 3 800 kilomètresen 2013. Pour l’année 2014, il est prévu d’atteindre 4 286 kilomètres de voie ferrée.
Le secteur a enregistré la mise en service de nouveaux modes de transport urbain de voyageurs tels que le métro d’Alger dont la 1re ligne a été mise en exploitation en novembre 2011, les tramways d’Alger, Oran et Constantine, les télécabines, les téléphériques.
Cette même période a connu la création de nouvelles entreprises publiques des transports urbains au niveau de toutes les wilayas du pays.
Le programme de développement a retenu :
1- l’amélioration du transport des voyageurs dans les localités et dans les grandes agglomérations par la mise en service d’autorails et de trains rapides.
2- la poursuite des extensions de tramway à Alger, Oran, et Constantine. La réalisation des tramways au niveau des villes de Sétif, Annaba, Sidi Bel-Abbès, Ouargla, Batna et Mostaganem.
3- la réalisation de 1 541 kilomètres de nouvelles voies et la modernisation de près de 1 200 kilomètres de voies existantes.
4- le dédoublement des voies de la rocade Nord, la signalisation et l'électrification de la rocade Nord, l'achèvement des études préalables aux travaux de réalisation de la rocade des Hauts-Plateaux et de la Boucle du Sud.
Un budget de 2 816 milliards de DA a été dévolu, durant le dernier quinquennat, à la réalisation de 17 lignes ferroviaires (6 000 km) soit une évolution de 330% sur les précédentes réalisations, le parachèvement de l’électrification de la rocade ferroviaire Nord, le dédoublement de 800 kilomètres de voie. Le lancement du métro d’Oran ainsi que la réalisation des extensions du Métro d’Alger. Il est également prévu la réalisation de tramways dans 14 localités, la mise en service en juillet 2014 de l’extension du Tramway d’Alger-Est. Ce même secteur enregistre la réalisation de nouvelles gares routières au niveau de tout le territoire national.
Le Téléphérique a également fait l’objet d’une rénovation en 2009. Il s’agit de ceux de Mémorial-El Madania, Notre Dame d’Afrique, Blida et celui du Palais de la Culture. En outre, il est fait état de la réalisation de nouvelles télécabines à Tlemcen et Skikda. En avril 2014, la télécabine entre Oued-Koriche et Bouzaréah, soit 2,9 km, 3stations, 17 pylônes et 58 cabines sera mise en service. Par ailleurs, 62 gares routières sont opérationnelles, en plus des 20 qui sont en cours de réalisation pour 2014.
En treize ans, pas moins de 2 150 km de nouvelles lignes ferroviaires ont été ouvertes à la circulation. Parmi les grandes réalisations de ces dernières années, figure en bonne place la modernisation et la réouverture de la ligne reliant Oran à Béchar sur une distance de 700 km. Il y a eu également l’électrification des lignes de la banlieue algéroise sur plus de 170 km en y incluant les faisceaux de gare, soit un total de 356 km. D’autres nouvelles lignes de chemin de fer ont aussi été réceptionnées à l’exemple de celles reliant M’sila à Aïn Touta, Bordj-Bou-Arréridj-M’sila, Aïn M’lila Tébessa.
D’importants projets sont actuellement en phase de réalisation. Le plus important reste le dédoublement et l’électrification de la ligne ferroviaire reliant Oran à Annaba d’une longueur dépassant les 1 200 km. La ligne passera par la capitale. Parmi d’autres projets figurent la réalisation d’une nouvelle ligne électrifiée reliant Thénia dans la Wilaya de Boumerdès à la ville de Tizi-Ouzou, la réalisation des travaux de la ligne de chemin de fer des Hauts-Plateaux entre Saïda et Tébessa sur une distance de 1 000 kilomètres. Un autre projet d’envergure est en phase de réalisation, il s’agit de la ligne reliant la Chiffa, dans la Wilaya de Blida, à la ville de Laghouat sur une distance avoisinant les 400 km. Il est question, entre autres, de la construction d’une nouvelle ligne de chemin de fer électrifiée entre Annaba et Tébessa sur une distance de 420 km. Cette ligne sera dédiée au transport des minerais de fer et de phosphate à partir de la Wilaya de Tébessa. L’ensemble de ces projets mobilisera une enveloppe financière de l’ordre de 32 milliards de dollars. D’ici à 2018, le réseau ferroviaire aura une longueur de10 000 km. Soit le réseau le plus important en Afrique après celui de l’Afrique du Sud.
b- Maritime : Douze ports commerciaux ont fait l’objet de dragage et d’entretien, alors que 20 opérations de réhabilitation portuaire seront poursuivies. Le pavillon national de transport maritime de marchandises sera relancé dans le cadre d’une association avec un partenaire étranger d’excellence.
c- Aérien : Sur les 25 projets de réalisation et de modernisation d’infrastructures aéroportuaires, 10 ont été livrés, à savoir, en 2009, 8 aérogares, ainsi que d’autres chantiers pour des extensions d’infrastructures de passagers, et 2 portant sur le renforcement de la flotte de la compagnie nationale Air Algérie.
L’Algérie a développé son secteur du transport aérien de manière à en faire un véritable moyen d’intégration aux niveaux régional et international. Une enveloppe de 60 milliards de dinars (600 millions d’euros) a été consacrée au renouvellement de la flotte d’Air Algérie durant la période 2013-2017. La compagnie aérienne nationale se dotera prochainement de trois nouveaux appareils d’une capacité de 150 sièges et renouvellera ses trois Boeing 767 actuellement en service. Il est également question de l’acquisition de deux avions-cargos pour le transport de marchandises.
2- Les Travaux publics
Le secteur des travaux publics remplit aujourd’hui des fonctions stratégiques dans la relance de l’économie et la promotion de l’investissement créateur de richesse et d’emploi, et qui suscite un effet d’entraînement sur d’autres domaines.
En matière d’infrastructures routières et autoroutières, près de 9.000 kilomètres de nouvelles voies ont été réalisées entre 2004 et 2008, alors que la 2e rocade d’Alger sera livrée au courant du premier semestre 2009. De plus, 1 000 kilomètres de routes nationales et 132 kilomètres d’autoroutes ont été achevés.
Plus de 3 132 milliards de DA lui ont été consacrés en vue de finaliser l’autoroute Est-Ouest et de la compléter par 830 kilomètres de liaisons autoroutières. Il s’agit également de réaliser 2 500 kilomètres de routes nouvelles, de moderniser et réhabiliter plus de 8 000 kilomètres de route et 20 ports de pêche. Le dragage et le confortement de 25 ports ainsi que le renforcement de 3 aérodromes ont été au programme de ce quinquennat.
Les infrastructures routières et autoroutières représentaient en 2000, 104 325 kilomètres, en 2013 quelque 116 962 kilomètres, atteignant en 2014 un total de 117 498 kilomètres. Ce réseau routier représentait en 2013, 30 828 kilomètres de routes nationales, 24 505 kilomètres de chemins de wilaya, 60 733 kilomètres de chemins communaux et 1 096 kilomètres d’autoroutes et de voies express.
Plusieurs autres projets d’autoroutes et d’ouvrages d’art ont été lancés. On en dénombre 40, ils portent sur le développement du réseau routier sur une distance de 2 000 km, d’un coût financier de l’ordre de 76 milliards de dinars. Il est également question de la réalisation de 16 projets d’ouvrages d’arts et de tunnels d’un montant de 24 milliards de dinars et de 12 autres projets routiers totalisant une longueur de 230 km. Le lancement prochain des travaux de ces nouveaux projets vient s’ajouter aux récents chantiers de réalisation des pénétrantes autoroutières entre Beni-Mansour et Béjaïa, Jijel et Sétif, Bouira et Tizi-Ouzou et la Chiffa et Berrouaghia.
3-Aménagement du territoire
La question environnementale a été au cœur des préoccupations de l’Etat durant ce quinquennat avec la création, en 2000, d’un ministère spécialement dédié à la question. Il a été doté d’une enveloppe de près de 500 milliards de DA pour la réalisation de 4 villes nouvelles et diverses opérations de préservation de l’environnement, y compris la gestion des déchets. Le ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement a adopté une stratégie et un plan d’action pour le développement durable et le programme intégré de gestion des déchets ménagers et assimilés. Parmi les réalisations phares de ce quinquennat, le centre d’enfouissement technique (CET) de Hamici (Mahelma). Opérationnel depuis septembre 2013. L’importance de ce centre réside dans son respect des normes en vigueur en matière de traitement, de tri et d’enfouissement des déchets ménagers.
L’Algérie a été, à ce dernier titre, désignée par ces pairs africains comme porte-voix du continent africain à la Conférence internationale sur le climat prévue à Paris (France) en 2015.
Durant la période 2009-2013, les principales actions menées ont concerné la réalisation des études d’urbanisme, dont 781 études de plans directeurs d’aménagement et d’urbanisme (PDAU), 917 études de plans d’occupation des sols (POS), ainsi que 289 études spécifiques (études géotechniques, de micro-zonage, aléas, etc.). En matière d’aménagement urbain, une enveloppe financière globale d’un montant de 167,8 milliards de DA a été inscrite et a permis la prise en charge des opérations d’amélioration urbaines, de VRD primaires et secondaires et de VRD tertiaires pour l’habitat rural groupé. Pour l’année 2014, on prévoit, en matière d’études d’urbanisme, 160 études de plans directeurs d’aménagement et d’urbanisme (PDAU), 300 études de plans d’occupation des sols (POS) et 175études spécifiques (études géotechniques, de micro-zonage, aléas…). Pour ce qui est de l’aménagement urbain, il est prévu l’inscription d’une enveloppe financière d’un montant de 105,7 milliards de DA, dont 33,5 milliards de DA pour les opérations d’amélioration urbaine, 48,1 milliards de DA pour les opérations de VRD primaires et secondaires et 24,05 milliards de DA pour les opérations de VRD tertiaires destinés à l’habitat rural groupé.

V- Aux plans économique et social
«C’est dans une perspective de préservation et de promotion du pouvoir d’achat des travailleurs que l’abrogation de l’article 87-Bis de la loi relative aux relations de travail a été abordée dans un cadre de concertation avec les partenaires sociaux en vue de sa stipulation dans la loi de finances pour l’année 2015. Cette nouvelle approche doit permettre de consolider un salaire minimum garanti et le rattrapage des revenus des travailleurs de basses catégories professionnelles, mais aussi de donner aux entreprises davantage de flexibilité pour mieux rétribuer les rendements des travailleurs.» Message du Président Bouteflika à l’occasion de la célébration, ce 24 février 2014, de l’anniversaire de la création de l’UGTA et de la nationalisation des hydrocarbures.
Le développement économique a connu des progrès notables grâce au programme d’investissement exceptionnel lancé lors du dernier quinquennat et l’apport financier conséquent de l’ordre de 1 566 milliards de DA. Le maintien d’un rythme de croissance économique ascendant, le taux de croissance général hors hydrocarbures et le fléchissement constant de la courbe du chômage qui a atteint 9,8% à la fin de l’année 2013 contre 29,8% en 2000, sont les témoins de ces résultats.
1. Nette amélioration des équilibres généraux de l'économie nationale avec
• une inflation qui passe de 5% en 1998 à 3,5% en 2007 et 2009 pour atteindre 3,3% fin 2013
• des réserves de change largement reconstituées, passant de 4,4 milliards de dollars en 1999, à 140 milliards de dollars en 2008. A fin 1013, les réserves de change sont de 194 milliards de dollars, soit une évolution de 1 530% de 2000 à 2013
• un endettement extérieur du pays qui a été ramené de plus de 25,11 milliards de dollars en 1999, à moins de 5 milliards de dollars actuellement, soit une réduction de la dette de 86%
• une croissance moyenne hors hydrocarbures qui s’est stabilisée, sur les dix dernières années, autour de 5%. Elle est passée de 1,2% en 2000, a culminé à 9% en 2009 avant d’amorcer une baisse et atteindre les 6,4% en 2013. On évalue à 5,64% la moyenne de la croissance du PIB hors hydrocarbures durant la période 2000-2013
• un programme complémentaire de soutien à la croissance (PCSC) et des programmes Sud et Hauts-Plateaux lancés entre 2005 et 2009 sur un financement budgétaire totalisant plus de 200 milliards de dollars, le lancement de deux programmes pluriannuels de soutien à l’économie
• des dépenses d'équipement public qui se confortent d’une épargne de l'Etat de plus de 4 000 milliards de dinars dans le Fonds de régulation des recettes, et d’une dette publique intérieure ramenée de près de 1 800 milliards de dinars à près de 700 milliards de dinars aujourd’hui, et des exportations en hydrocarbures dont la moyenne annuelle est passée de 72 millions de Taux d’équivalent pétrole (TEP) durant la période 1971-1999 à plus de 132 millions de TEP entre 2000 et 2007, soit 34 milliards de dollars/an entre 2000 et 2007 contre 9 milliards de dollars/an entre 1971 et 1999
• un PIB qui a connu une augmentation significative durant ces dix dernières années en passant de 4 123 milliards de DA en 2000 à 17 521 milliards de DA fin 2013. Soit une évolution de 324%
• un PIB hors hydrocarbures qui a également enregistré une hausse allant de 2 507 milliards de DA en 2000 à 12 122 milliards de DA fin 2013. Soit une évolution de 383%
• une croissance de PIB qui est passée de 2,2% en 2000, et qui a culminé à 6,9% en 2003, enregistrant une baisse depuis pour atteindre 3% en 2013. Le taux moyen de la croissance du PIB durant la période 2000-2013 est estimé à 3,5%
• un PIB par habitant qui a connu une avancée notable, passant de 1 801 dollars US en 2000 à 5 764 dollars US fin 2013. Soit une évolution de 220%
• un Revenu national brut par habitant qui a suivi la même tendance haussière, passant de 1 458 dollars US en 2000, à 6 050 dollars US fin 2013. Soit une évolution de 276%
• des exportations des hydrocarbures, durant la période 2000-2013, qui sont passées de 21,1 milliards de dollars à 63,5 milliards de dollars. Soit une augmentation de 200%
• des importations des marchandises, ces dix dernières années, qui sont passées de 9,2 milliards de dollars à 54,9 milliards de dollars. Soit une augmentation de 496%
• des dépenses d’équipements publics qui sont passées de 318 milliards de DA en 2000 à 1 690 milliards de DA à fin 2013. Soit une augmentation de 330%. Parallèlement, les dépenses de fonctionnement qui représentaient 881 milliards de DA en 2000 ont atteint les 4 224 milliards de DA à fin 2013. Soit une augmentation de 379%
• un taux de la masse salariale par rapport au budget de fonctionnement, qui représentait 57%en 2000 contre 62,7% à fin 2013. Une augmentation générée par l’amélioration successive des salaires des travailleurs et le recrutement dans le secteur public
• un relèvement du montant du SNMG de 6 000 DA en 1999 à 10 000DA en 2005, puis à 18 000 DAen 2012, soit une augmentation de 134% entre 1999 et 2012
• un relèvement des salaires des fonctionnaires et agents publics lié à la mise en œuvre des statuts particuliers et régimes indemnitaires, induisant des gains allant de 64% à 171%
• une révision des conventions et accords de branches pour le secteur économique qui a induit des augmentations de salaires de 10 à 20% pour le secteur privé et de 22% en moyenne pour le secteur public
• des transferts sociaux sur le PIB qui ont également connu une hausse en passant de 6,4% dans les années 2000 à 8,4% fin 2013.
• Relèvement des salaires des fonctionnaires et agents publics lié à la mise en œuvre des statuts particuliers et régimes indemnitaires induisant des gains allant de 64% à 171%.
• Révision des conventions et accords de branches pour le secteur économique induisant des augmentations de salaires de 10 à 20% pour le secteur privé et de 22% en moyenne pour le secteur public.
• La Part des transferts sociaux sur le PIB a connu une hausse en passant de 6,4% dans les années 2000 à 8,4% fin 2013.
• Les revenus des ménages et des entreprises individuelles sont passés de 2 022,1milliards de DA en 1999 à 9 966,5 milliards de dinars à la fin 2012, soit une progression de 492%.
• La consommation des ménages est passée de 2 908,9 milliards de DA en 2007 à 5 125,5 milliards de dinars en 2012 soit une augmentation de 176,2% en l’espace de 5 années.
• L’épargne des ménages est passée de 1 275,5 milliards de dinars en 2007 à 2 949,6 milliards de DA en 2012 soit une progression de 231,11%.
2- Relance des secteurs porteurs de croissance
Plusieurs secteurs ont constitué des points d’appui essentiels au retour de la croissance, à la densification des activités productives, renforcés par une aide conséquente de l’Etat puisque les crédits à l’économie sont passés de993 milliards de DA en 2000 à 5 154 milliards de DA fin 2013. Soit une évolution de 418%.
Le secteur privé a bénéficié d’un soutien financier de l’ordre de 2 432 milliards de DA fin 2013 contre 291 milliards de DA en 2000. Soit une évolution de 734%.
De son côté, le secteur public s’est vu alloué un crédit de l’ordre de 2 721 milliards de DA fin 2013 contre 701 milliards de DA en 2000. Soit une évolution de 287%.
• Les PME : La PME a été fortement encouragée et soutenue à la fois par les pouvoirs publics en lui accordant une enveloppe de près de 100 milliards de DA, dont 16 milliards de DA destinés à l’accompagnement de la création des PME et 80 milliards de DA dédiés à l’appui de la mise à niveau de 20 000 PME sous forme d’aides directes ou de bonifications de crédits bancaires. Les crédits bancaires ainsi bonifiés pourront atteindre, quant à eux, 300 milliards.
• Modernisation des entreprises publiques détentrices de parts de marché localement. Dans cette perspective, près de 400 milliards de DA leur ont été octroyés à travers des interventions du Trésor sous forme d’assainissement et de bonification des intérêts des crédits bancaires destinés à leur modernisation.
• Modernisation et réalisation de 80 zones industrielles et d’activités. Lors de ce dernier quinquennat, près de 50 milliards de DA ont été investis à cet effet.
- Bâtiment : la relance de ce secteur, au cours de cette période a permis d'élargir, de façon substantielle, le parc immobilier du pays (près de 3 millions de logements entre 2000-2013), d'améliorer la qualité du cadre bâti et de réduire les coûts et les délais de réalisation des infrastructures.

Il faut relever à cet égard :
• la mise en œuvre des mesures d’encouragement fiscales au profit des entrepreneurs, l’application effective de la garantie de l’Etat désormais accordée aux crédits couverts par la caisse de garantie pour les PME
• l’accroissement du soutien à la mise à niveau des entreprises
• le renforcement de l’appui à la promotion de l’innovation au sein de la PME
3-Investissement et promotion de l’emploi
Une véritable bataille contre le chômage a été engagée. Une enveloppe de 360 milliards de DA a été accordée à ce volet, dont 150 milliards de DA destinés à l’appui et à l’insertion des diplômés de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle dans le cadre des programmes de formation et de qualification. 80 milliards de DAont été destinés en soutien à la création de micro-entreprise et de micro-activités. D’autres mesures visent à la promotion de l’emploi, notamment la réduction de l’apport personnel au titre du financement de l’investissement qui a été ramené de 5% à 1% pour les investissements ne dépassant pas 5 millions de DA et de 10% à 2% pour les investissements allant jusqu’à 10 millions de DA. Il y a également l’extension des périodes de différé à une année sur le remboursement des intérêts et à trois années sur le paiement du principal crédit bancaire. Comme il est prévu la réservation d’un quota de 20% de contrats publics locaux aux micros entreprises en application des dispositions de l’article 55ter du code des marchés publics, ainsi que l’octroi d’un crédit supplémentaire et sans intérêt de 1 million de DA pour la location d’un local destiné à servir de cabinet médical, d’architecte, d’avocat ou autre pour un minimum de 2 diplômés universitaires. Des mesures de facilitation fiscales sont prévues pour les micros entreprises implantées dans le Sud, puisque elles bénéficient d’un allongement de la période de l’exonération de l’impôt sur le revenu global, de l’IBS, de la TAP et de la taxe foncière à 10 ans à compter de leur mise en exploitation. L’encouragement de la création d’activités par les jeunes et les chômeurs promoteurs est également encouragé par la fixation, à deux mois, du délai de traitement des dossiers de demande de crédits d’investissement par les banques, la décentralisation du pouvoir de décision des agences et des banques, la bonification depuis juillet 2013 à 100% des taux d’intérêt sur les crédits bancaires accordés aux jeunes promoteurs et aux chômeurs promoteurs dans le cadre des dispositifs ANSEJ et CNAC.
Les 130 milliards de DA restants ont été consacrés aux dispositifs d’emploi d’attente. Ce financement, renforcé par la mise en place de dispositifs d’insertion professionnelle, a permis une baisse notoire du taux de chômage en passant de 29,8% en 2000 à 9,8% en 2013, soit une évolution de -66% durant ces 15 dernières années.
Les objectifs assignés par les pouvoirs publics durant la période 2010-2014 est la création de 3 millions d’emplois, soit 60 000 par an dont 1,5 million créés dans le cadre des investissements et 1,5 million dans la cadre des dispositifs d’attente. Parmi les dispositifs publics de promotion d’emplois, on note que le dispositif d’aide à l’insertion professionnelle (DAIP) bénéficiait d’un budget de 445, 5 milliards de DA pour la création de 1.592.535contrats d’insertion, les prévisions de 2014 tablent sur la création de 222 000 contrats d’insertion, et ce, en s’appuyant sur un budget de 143,3 milliards de DA.
L’ANEM a placé 1.007.234 chômeurs et table sur 300 000 autres placements en 2014. De son côté, la CNAC a financé 86 389 projets durant la période 2009-2013 pour un potentiel de 162.242 emplois. Il est prévu en 2014, un financement de 25 000 projets pour 47 500 emplois.
L’ANSEJ a, pour sa part, financé 159.172 projets durant la période 2009-2013 pour un potentiel de 436.062 emplois. Pour l’année 2014, il est prévu que 70 000 projets soient financés pour un potentiel de 189 000 emplois.
TOURISME
L’Algérie recèle de grandes potentialités naturelles et culturelles à développer. Le tourisme est un secteur clé, stratégique et pourvoyeur d’emplois qui peut permettre une diversification de l’économie. Il est également un moteur de développement durable et de soutien à la croissance. C’est dans cette optique que les pouvoirs publics ont encouragé la promotion de la destination Algérie via l’investissement, notamment hôtelier, dans la capitale et les grandes villes afin d’assurer de plus grandes capacités, en matière d’accueil et d’hébergement, aux touristes.
Ainsi, 3 établissements réalisés au cours de la période 2009-2013, doivent être réceptionné en 2014. Il s’agit de l’Hôtel Four-Point à Oran, l’Hôtel Marriott à Constantine et le Sheraton à Annaba. Un centre de formation, à savoir l’Ecole supérieure d’hôtellerie et de restauration à Aïn-Bénian (Alger) est également attendu pour l’année 2014. D’autres établissements sont fonctionnels et ont permis d’accroître les capacités d’accueil du pays. Il s’agit des hôtels Méridien et Sheraton à Oran, d’une tour d'affaires/Appart-Hôtels ainsi que l’Hôtel «Renaissance Marriott» à Tlemcen. Au total, ce sont près de 7 établissements qui ont été réceptionnés.
Un autre défi est à relever. Il s’agit d'insérer le tourisme national dans les circuits commerciaux du tourisme mondial et ce, grâce à la promotion de la destination Algérie au statut de destination touristique de référence au plan international. C’est ainsi que le gouvernement a décidé de se doter d'un cadre stratégique de référence et d'une vision à l'horizon 2025, adossés à des objectifs contenus dans le schéma d'aménagement touristique, «SDAT». Ce dernier est une composante du SNAT (Schéma national d'aménagement du territoire) 2025, prévu par la loi 02-01 du 12 Décembre 2001 relative à l'aménagement du territoire et du développement durable.

VI – Développement humain
Le rythme de la construction d’écoles, de centres de formation professionnelle et d’universités sera maintenu, tout comme la poursuite de la mise en application de la réforme et de la modernisation du système national d’enseignement ainsi que la promotion de la recherche scientifique.
Un effort important sera également fourni dans le domaine de la santé publique par l’ouverture de nouveaux hôpitaux et autres infrastructures, de même que le parachèvement de la réforme, pour plus de transparence, mais toujours au service des citoyens.
1 – Education Nationale :
Objectif : poursuivre les réformes dans un secteur qui a accueilli à la dernière rentrée scolaire un total de plus de 8 millions d’élèves, avec un taux de scolarisation des enfants de 6 à 15 ans atteignant 97% pour les garçons et 95% pour les filles. Un intérêt particulier a été accordé au secteur de l’Education nationale en le dotant d’une enveloppe budgétaire de 852,095 milliards de DA, en vue de la réalisation de plus de 3 100 écoles primaires, 1 100 collèges, 840 lycées ainsi que plus de 2 000 internats, cantines et demi-pensions.
De 2000 à 2014, il a été réalisé 944 nouveaux lycées, 1.885 nouveaux collèges et 2.324 écoles primaires. En outre, des programmes d’amélioration qualitative ont été menés.
2- Enseignement Supérieur
Il s’agit de parachever la mutation de l’université dont le nombre de diplômés est passé de 52.804 en 2000 à 285.000 en 2013 et se préparer à accueillir 2 millions d’étudiants en 2015 dans les universités et les nouvelles écoles nationales supérieures dans certaines filières.
L’amélioration des conditions de vie des étudiants s’est concrétisée notamment, par la dernière décision du président de la République d’augmenter de 50% la bourse universitaire depuis l’année 2009. Les étudiants inscrits en post-graduation sont, quant à eux, estimés à 70 400 en 2013 contre 22.533 en 2000. Les diplômés de ce rang ont largement augmenté, passant de 2 169 en 2000 à 10 800 en 2013. Concernant l’encadrement, le corps enseignant a enregistré une nette augmentation allant de 17 460 en 2000 à 50 100 en 2013. Ce nombre est appelé à croître en 2014 pour atteindre la barre des 55 000.
Le budget de 768 milliards DA, alloué au secteur sur la période 2010-2014, est dédié à la réalisation de 600 000 places pédagogiques, 400 000 places d’hébergement et 44 restaurants universitaires.
Le secteur dispose aujourd’hui de 92 établissements universitaires qui couvrent l’ensemble du territoire national. Illizi, cette wilaya isolée du Grand-Sud, a eu également droit à une université. Concernant les réalisations érigées durant la période 2009-2014, on comptabilise 312 150 places pédagogiques, 161 600 lits d’hébergement, 21bibliothèques centrales et 20 restaurants centraux. Pour l’année 2014, il est attendu la livraison de 75 100 places pédagogiques, 67 950 lits d’hébergement, 4 bibliothèques centrales et 2 restaurants centraux.
3- Recherche Scientifique :
Objectif : développer la recherche en liant ses objectifs aux besoins du développement du pays (34 programmes nationaux, 6.244 projets dont plus de 200 finalisés, 7.031 publications, 14.510 communications nationales et internationales, 4.111 thèses de doctorat soutenues, 23.588 magistères soutenus et 15 brevets déposés).
- 34 milliards DA sur les crédits ont été consacrés à ce secteur et 100 milliards de DA sont alloués sur cinq ans depuis 2008.
- Les étudiants en doctorat, qui n'ont pas de salaire, ont bénéficié, dès 2009 d’une bourse de 12.000 DA par mois pour encourager le renforcement des rangs des personnels enseignants des universités ainsi que la promotion de la recherche scientifique.
50 milliards de DA sont destinés à acquérir des équipements destinés à la généralisation de l’enseignement de l’informatique dans tout le système national d’éducation, d’enseignement et de formation.
4- Formation Professionnelle
Destiné à accorder une chance aux exclus du système scolaire en les aidant à acquérir une formation tout en dotant le marché de l’emploi d’une main-d’œuvre qualifiée, le secteur de l’enseignement et la formation professionnelle a bénéficié d’une enveloppe budgétaire de près de 178 milliards de DA destinée, notamment, à la réalisation de 220 instituts, 82 centres de formation et 58 internats. En 2013, on a comptabilisé 92 instituts de formation professionnelle et 734 centres de formation professionnelle (CFPA). Pour l’année 2014, le secteur comptabilisera au total 766 CFPA et 101 instituts. Par ailleurs, il a été décidé la révision du niveau d’accès à la formation professionnelle dans certaines spécialités et de le ramener à un niveau inférieur à la 4e année moyenne, dans certaines spécialités, telles que l’apiculture, l’élevage de petits animaux, coiffure hommes et blanchisserie pressing. Cette révision porte également sur l’intégration de la spécialité «installation sanitaire» dans les métiers de la plomberie. Les nouvelles mesures concernent aussi l’augmentation de l’offre de formation par apprentissage en référence à l’instruction du 17 novembre 2013 portant mesures visant à redynamiser l’apprentissage.
5- Santé et sécurité sociale
A/ Santé : Un effort important a été consenti dans le domaine de la santé publique par l’ouverture de nouvelles structures de proximité et le lancement de la construction de nouveaux CHU, notamment dans le Sud et les Hauts-Plateaux et ce, pour le bien-être du citoyen.
Le domaine de la santé reste un secteur clé dans l’amélioration de la vie des citoyens. Pour cela, la construction d’infrastructures tel que déterminé par la carte sanitaire est prise en charge par l’Etat. A ce titre, 619 milliards de DA ont été alloués au secteur de la santé pour la période 2010-2014 et sont dévolues à la réalisation de 173hôpitaux, 45 complexes spécialisés de santé, 377 polycliniques, 1 000 salles de soins et 17 écoles de formation paramédicale. Le nombre d’hôpitaux qui était en 2000 de 230, a atteint en 2013 les 291. Le nombre des polycliniques, quant à lui, a considérablement augmenté, passant de 497 en 2000 à 1 588 en 2013. Les prévisions pour 2014 tablent sur un total de 1 616 polycliniques. Afin de lutter contre les déserts médicaux, la formation du personnel médical s’est accrue, réduisant ainsi le nombre d’habitants pour un médecin. En 2000, il y avait un médecin généraliste pour 1 746 habitants. En 2013, il y a un médecin pour 1 295 habitants. S’agissant des médecins spécialistes, en 2000, le taux était de 1 spécialiste pour 2 834 habitants. En 2013, il est de 1 pour 1 806. Pour la catégorie des dentistes, en l’an 2000, on comptabilisait 1 dentiste pour 9 122 habitants, en 2013, le taux est de 1 dentiste pour 3 128 habitants.
Face à ces efforts, des défis perdurent, notamment celui de la lutte contre la mortalité infantile, en dépit de sa très forte baisse, passant de 36,9% pour 1 000 habitants en 2000, à 26,1% en 2013. L’autre défi réside en la baisse du taux de mortalité maternelle, puisqu’il est passé de 96,5% pour 100 000 habitants en 2005, à 70,3% en 2013. Pour ce qui est du taux brut de mortalité pour 1 000 habitants, il est passé de 4,59% en 2000 à 4,53% en 2013.
Le renforcement du corps médical a permis d’assurer une couverture médicale proche des normes dans les pays développés. L’espérance de vie a fortement augmenté, passant de 71,5 ans en 2000 à 76,4 ans en 2013. La croissance démographique connaît la même tendance haussière, passant de 1,48% en 2000 à 2,16% en 2013. En outre, il est à souligner que L’Etat a consenti une subvention non négligeable pour le secteur qui s’élève à 263,7 milliards de DA fin 2013 contre 33 milliards en 2000.
Dans le souci de répondre aux besoins de la santé publique et de juguler la pénurie de médicaments, cette dernière décennie a enregistré la création de 55 unités pour la fabrication locale de médicaments génériques.
Pour lutter contre le manque de spécialistes dans les hôpitaux du Sud, il a été procédé au jumelage entre les CHU du Nord et ceux des Hauts-Plateaux et des hôpitaux du Sud. Ces conventions visent à dépêcher des missions médicales et paramédicales du CHU de Beni Messous aux hôpitaux des wilayas du sud (Ouargla, Adrar et Illizi) pour prendre en charge les différentes spécialités souffrant de déficit. Par ailleurs, il a été décidé la réalisation de trois CHU à Béchar, Laghouat et Ouargla en vue de renforcer la couverture sanitaire dans ces régions.
e/Volet sécurité sociale :
Dans le cadre de l’amélioration de la qualité des prestations, des structures de proximité des caisses de sécurité sociale ont été développées. Leur nombre est passé de 1 100 en 2009 à 1 500 en 2013. Par ailleurs, le système du tiers payant pour les soins de santé s’est généralisé pour le médicament depuis 2011 auprès de 10 198 pharmacies conventionnées. Près de 30 millions de bénéficiaires en 2013 (assurés sociaux et leurs ayants droits) sont comptabilisés. Plusieurs structures sanitaires sont conventionnées pour assurer une meilleure couverture des soins. Il s’agit notamment de 130 centres d’hémodialyse privés conventionnés au profit de 7 360 malades, 13cliniques de chirurgie cardiaque pour la prise en charge de 7 200 patients et 320 opticiens conventionnés. Pour ce qui est du transport sanitaire, 264 entreprises sont conventionnées. Le dispositif de médecins traitants comptabilise2 760 praticiens.
Par souci d’améliorer l’accessibilité aux soins des assurés sociaux et contribuer au dépistage précoce de maladies lourdes telles que le cancer du sein, 32 526 patients ont bénéficié d’examens à titre gracieux au niveau des centres régionaux d’imagerie médicale.

Modernisation de la sécurité sociale :
Dans le cadre de la modernisation de ce volet, le développement du système de la carte électronique de l’assuré social «chiffa» est établi dès 2009. Le nombre des bénéficiaires est passé de 2.284.177 cartes, soit 7.583.468bénéficiaires à 9.018.951 cartes, soit 29.942.917 bénéficiaires en 2013.
Revalorisation des retraites :
En vue de l’amélioration du pouvoir d’achat des retraités, l’Etat a revalorisé les petites pensions de retraites de 5%en 2009 et de l’ensemble des retraites de 15 à 30% en 2012, assorti de l’augmentation de la pension minimum à15 000 DA. La revalorisation annuelle des pensions et allocations des retraites durant la période 2009-2013 est de l’ordre de 42%.
VII- Satisfaction des besoins sociaux de base de la population
La période allant de 1999 à 2014 a connu un nombre considérable de réalisations, notamment dans les domaines de l’habitat, de l’extension des réseaux de distribution du gaz, de l’électricité et de l’eau potable.
a- Logement : le secteur a connu la livraison de près de 2,7 millions de logements. Dans le domaine de l’habitat, le Président Abdelaziz Bouteflika s’est attelé à insuffler une dynamique avec le lancement et la réalisation de logements sous différentes formules pour renforcer le parc immobilier. Ces réalisations ont amélioré les conditions de vie des citoyens. Le taux d’occupation par logement est de 4,65% en 2013 et ce, sur la base de l’évolution du parc de logements qui est passé de 5.416.331 unités en 2000 à 8.040.932 en 2013, soit plus de 2.600 000 logements de plus. En outre, un soutien financier de 203,5 milliards de DA a été attribué au secteur en 2013 par rapport aux 67 milliards de DA en 2000.
Les régions du Sud et des Hauts-Plateaux ont également bénéficié de ce programme. Pas moins de 93 000 logements ont été construits dans les régions des Hauts-Plateaux durant cette période et 56 000 autres dans le Grand-Sud. En parallèle, l’Etat a mobilisé, durant la même période, plus de 300 milliards de dinars pour financer des projets d’amélioration urbaine, tandis que 448 milliards de DA ont été consacrés aux études techniques et à la réduction du déficit enregistré en matière d’infrastructures vitales au niveau des cités et des villes. Depuis 2009, 1 000 sites ont bénéficié de ce plan.
Durant la période 2009-2013, le nombre total de logements réalisés est de 950.981 unités. Ils sont répartis en 322.477 logements publics locatifs (LPL), 137.574 logements sociaux participatifs (LSP), 18.448 logements location-vente (LV) et 472.482 logements ruraux. Les prévisions retenues pour l’année 2014 sont arrêtées à 371.084 logements.
b- Eau potable :
Les réalisations du secteur ont permis d’accroître le taux national de raccordement au réseau AEP en passant de 80% dans les années 2000 à 95% en 2013. Les prévisions tablent sur un raccordement de 98% pour l’année 2014. Le taux de raccordement au réseau d’assainissement s’est accru, passant de 72% dans les années 2000 à 88% en 2013. Un taux de 90% est prévu pour l’année en cours.
Pour assurer également l’alimentation en eau potable des populations vivant loin des ressources, un gigantesque transfert sur une distance de 700 kms a été réalisé dans la wilaya de Tamanrasset. D’un coût de deux milliards de dollars, ce transfert d’une capacité de 200 000 m3 par jour permet d’alimenter en eau la ville de Tamanrasset à partir des nappes d’In Salah.
La stratégie de développement en matière de dotation de la population en eau potable a permis d’accroître le nombre de litres/jour/habitant, passant de 123 litres/jour/habitant en 2000, à 175 l/jour/habitant en 2013. Les prévisions de 2014 tablent sur une alimentation de 178 litres/jour/habitant.
Infrastructures d’alimentation en eau potable
AEP et adduction
Les projets d’adduction d’eau sont mis en œuvre de façon systématique, soit avec les barrages en exploitation ou en réalisation, soit avec les systèmes de transferts, soit avec les stations de dessalement d’eau de mer. Seize grands projets d’adduction ont été réalisés durant la période 2009-2013. Il est attendu la livraison en 2014 de :
• Rénovation du réseau de distribution de la nouvelle ville de Tamanrasset y compris comptage et raccordement (W. Tamanrasset).
• Adduction El Attaf à partir du barrage Ouled Mellouk : Renforcement de l’AEP de Rouina, El Maine, Zeddine, El Attaf et Bourached, population concernée 282 000 habitants ;
• AEP des communes El Adjiba, Ahnif, Chorfa, M’chedellah et Ath Mansour à partir de la station de traitement de Tilesdit : 155 000 habitants ;
• Réalisation de l’adduction du barrage d’Ighil Emda vers Draa El Gaid, lot : adduction secondaire vers Merdj Ouamen, Rahouine et Dradra, population concernée 7 000 habitants.
• AEP du grand Blida à partir du système d’AEP des villes de Batna, Souk Ahras, Sidi Bel Abbes, Tamanrasset et Mascara.
d/Gaz et électricité
Ces dernières années ont connu un nombre considérable de réalisations, notamment dans le domaine de l’extension des réseaux de distribution du gaz et de l’électricité, permettant ainsi à la population d’avoir accès à ces ressources sans augmentation des prix.
Plus de 350 milliards de DA ont été consacrés au secteur de l’Energie. Il s’agit notamment, à la fin 2013, du raccordement de près de 3.966.039 foyers au réseau gaz naturel et plus de 7.696.121 foyers au réseau d’électricité. Les prévisions pour 2014 sont de 4.137.612 foyers raccordés au gaz et 7.978.226 à l’électricité. Il est à souligner que le nombre de foyers raccordés à ces ressources énergétiques a connu une augmentation exponentielle, puisque l’on est passé d’un taux de pénétration de gaz de 31% dans les années 2000 à 51% en 2013. Ce taux devrait atteindre 53% en 2014. Concernant l’électricité, le taux de raccordement a atteint près de 88,7% dans les années 2000 pour être porté à 99% en 2013. Ce taux devrait s’élever à 99,4% en 2014. Par ailleurs, afin de faciliter l’accès des populations au gaz, à l’électricité et à l’eau, l’Etat a consenti une aide conséquente qui s’élève à 66 milliards de DA fin 2013.
• Les programmes publics d’électrification et de distribution publique gaz (ER et DP Gaz) s’insèrent dans le cadre de la politique de développement durable du pays. Les programmes nationaux, régionaux ou spéciaux sont soutenus financièrement par l’État. Ils traduisent l’engagement des Pouvoirs publics en faveur du développement durable et représentent un vecteur de développement socioéconomique du pays. Les efforts de l’Etat en matière d’électrification et de distribution publiques du gaz ont permis d’augmenter le nombre d’utilisateurs des deux énergies et d’améliorer le niveau et la qualité de vie des populations.
• En raison de la forte croissance de la demande sur l’énergie électrique, le gouvernement a lancé, à partir de 2012, un plan d’urgence visant à construire plusieurs nouvelles centrales électriques dotées d’une puissance de 12 000 MW à l’horizon 2017. Il est également question dans ce plan, de la réalisation de 13 000 km de lignes haute tension et 150 000 km de lignes de distribution. Ces nouvelles réalisations coûteront à l’Etat 27 milliards de dollars.
• Avec l’augmentation des capacités de production électrique et le raccordement de nouveaux foyers au gaz naturel, la demande interne en cette énergie propre pourrait avoisiner les 40 milliards de m3 à l’horizon 2018.
Branche hydrocarbures :
Durant la période 2009-2013, le secteur a connu, en matière de transport par canalisation, la réalisation de 7projets. Il s’agit de :
- Gazoduc GZ4 48 entre Hassi R Mel et Arzew d’une capacité de 11 milliards de m3/ an
- Oléoduc condensat LK1 30 entre Haoud El Hamra et Skikda d’une capacité de 11 millions de t/ an
- Looping du gazoduc GEM 48 d’une capacité de 5 milliards m3/an
- Oléoduc GPL LZ2 24 entre Hassi R Mel et Arzew d’une capacité de 6 millions de t/an
- Gazoduc medgaz 48 entre Beni Saf et Alméria de 8 milliards m3/ an
- Gazoduc GK3 48 entre Hassi R Mel- Skikda6 El Kala de 10 milliards m3/ an
- Gazoduc GR4 48 entre Rhoude Nouss -Hassi R Mel de 9 milliards m3/an
Pour 2014, il est prévu la réalisation de 2 projets, l’expansion de l’oléoduc GPL LR1 PHASE II entre Hassi Messaoud- Hassi RMel d’une capacité de 4, 5 millions de t /an ainsi que le remplacement GZ3 42 entre Nador et Kenanda.
• Développement de l’aval
7 projets ont été réalisés entre 2009 et 2013 et 1 projet est prévu pour 2014, il s’agit du Mega train GNL Arzew GL3Z d’une capacité de 4,7 millions t/an
• Projet de dessalement d’eau de mer
7 stations ont été mises en service entre 2009 et 2013. Pour 2014, il est attendu la mise en service de la station de Magtaâ à Oran.
Branche énergie :
• Centrales électriques
De 2009 à 2013, il est fait état de la réalisation de 67 centrales électriques d’une capacité totale de 6 656 MW.
Pour l’année 2014, il est prévu la réalisation de 15 centrales électriques d’une capacité globale de 3 751 MW.
VIII- Développement du sport
Le secteur a bénéficié de nombreuses réalisations ces 15 dernières années, et l’Etat s’est engagé à continuer à soutenir le sport en améliorant son mode d’intervention.
- 44 stades omnisports, 249 complexes sportifs de proximité, plus de 850 terrains sportifs de proximité, 187 piscines et bassins de natation, ainsi que plus de 70 salles omnisports entre 1999 et 2008.
- La relance de la pratique sportive et des compétitions scolaires et universitaires, avec comme objectif d’encadrer 2 millions de licenciés sur un horizon de cinq années.
- La réorganisation du système d’aide publique au sport devant conduire à une intervention directe du budget de l’Etat dans l’alimentation du Fonds National pour le sport.
- Le soutien public aux clubs de haut niveau, fondé sur des cahiers des charges précis.
- La relance du sport national d’élite dans les diverses disciplines. Un plan d’actions sera dégagé, dans le but de faire revenir graduellement l’Algérie sur la scène sportive mondiale.
Cet effort important a été renforcé pendant le dernier quinquennat. Ainsi, le secteur de la jeunesse et des sports a bénéficié, pour la période 2010-2014, d’un financement de 380 milliards de DA dédiés à la réalisation de80 stades de football, 750 complexes de proximité, 160 salles polyvalentes, plus de 400 piscines, 3 500 aires de jeux, 230 auberges et m

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