5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 15:18

 

Elle est né a Cherchell en 1942 ..

Noura aljazairia -  Fatima Zohra Badji de son vrai nom, dans une famille profondément attachée aux valeurs traditionnelles..

Entourée d’affection et d’attention, la jeune fille fit montre, au cours de sa scolarité, d’une intelligence vive. Elle se distingue aussi bien en langue arabe qu’en français, ce qui lui vaut le soutien de son instituteur.

Son père, fier d’elle, l’initie dès son jeune âge à l’histoire antique de sa ville natale dont le prestige est lié à la résistance berbère contre l’occupation romaine, à la grande figure du roi Juba II, de sa femme Cléopâtre Séléné gisant dans le majestueux monument connu sous le nom du tombeau de la Chrétienne..

  La jeune Fatima-Zohra, éveillée mais néanmoins réservée, a un goût prononcé pour la solitude. Elle passe le plus clair de son temps à écouter de la musique à la radio sur un poste offert par son père. A travers cet appareil magique pour l’époque, elle apprend à apprécier la diversité des chants et rythmes de toutes les régions d’Algérie.

 

Ce sont les germes d’une vocation qui devient, après un drame familial, un moyen de subsistance salutaire. Ainsi, elle met fin à ses études pour se consacrer pleinement au métier d’artiste.

 

C’est lors d’un concours de recrutement de speakerines à la radio, qu’elle rencontre Saïd Rezzoug, directeur de la chaîne. Ce dernier la confie au compositeur et chef d’orchestre Amari Maâmar (1925–1994) qui, après l’avoir auditionnée, avoue avoir été subjugué par la musicalité de sa voix et sa sensibilité artistique. C’est ainsi qu’il décide, vers la fin de l’année 1957, de diriger son premier passage, en direct à la radio avec une chanson intitulée baâd ma chafet écrite par Mohamed Réda et composée par lui-même.

Le poète Sid Ahmed Lakehal, visiblement ravi par sa prestation, dit spontanément « Noura, vous avez été magnifique ! » et le pseudonyme est né.
Ses débuts pleins de promesses ont aussitôt suscité chez elle la soif d’approfondir ses connaissances lyriques et dramatiques. Elle s’inscrit au conservatoire municipal d’Alger en 1958 où elle apprendra la musique et le chant et découvrira le théâtre. A l’issue de cette formation, elle obtient deux premiers prix, l’un en déc
lamation, l’autre en musique classique.

Amari Maâmar lui offre une seconde chanson El ouarda souda écrite par Saïd Hayef. Dans la même période, elle tient un rôle dans une opérette intitulée ana el ouarqa el meskina écrite par Mustapha Kechkoul et composée par Mustapha Skandrani. Cette chanson sera reprise, plus tard, par Lili Boniche en France.

Dès la fin des années 1950, elle rencontre des personnalités majeures du milieu artistique algérien. Outre l’incontounable Missoum, elle collabore avec Mustapha Skandrani, Haddad el Djillali, Mahboub Bati, Abdelhamid Ababsa et Ahmed Wahby. Ils contribueront à faire d’elle une représentante authentique du âasri, style musical moderne, à la mode dans les années 60, caractérisé par un emploi discret d’instruments électriques

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Published by Bob_A_A - dans Salon de Musique
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