14 avril 2006 5 14 /04 /avril /2006 12:16
 


     
 

Coran, daté 1151 H/1738,
encre sur papier, reliure en cuir
(24x18 cm), Alger, musée national des Antiquités.


 
 

Meuble en bois sculpté et tourné,
carreaux de faïence, période ottomane, XIXe s.
(H. 63; I. 37,5 cm),
Alger, musée national des Antiquités.

 

Chandelier, dit du dey,
Alger, période ottomane, XVIIIe s.
Bronze coulé (H. 151; D. de la base: 36 cm),
Alger, musée national des Antiquités.
 

Aux époques médiévale et ottomane, ce qui deviendra l’Algérie vit au rythme de la civilisation musulmane. En témoigne l’architecture, de caractère hispano-mauresque typique (grandes mosquées du XIe siècle a Nedroma, Tlemcen et Alger), puis zianide et mérinide ou d’influence plus orientale avec l’art hammadite et ottoman. Des lettrés en langue arabe sont formés dans les médersas édifiées dans les villes et dans les réseaux de zaouias (confréries) qui, dès la fin du Moyen Âge, imprègnent le pays profond. La rihla, voyage d’étude a travers le Maghreb vers l’Andalousie et l’Orient, est une pratique courante. Avec l’émergence de l’Europe et la substitution du commerce atlantique aux routes caravanières au XVe siècle, l’ankylose culturelle gagne la civilisation islamique. Toutefois, au XIXe siècle, des lettrés issus des zaouias comme l’émir Abd el-Kader perpétuent la pensée de l’Islam médiéval.

     

 
Plafond ottoman (détail),
bois sculpte, peint et doré.
Alger, période ottomane, début XIXe s.
(L. 310; I. 262 cm),
Alger, musée national des Antiquités.
   

 

 

ANGE TISSIER
Portrait de l’Emir Abd el-Kader (1852)
Huile sur toile 72x59 cm,
Musée National du Château de Versailles
Et Trianon.


         

…Enfin je me demande pourquoi mon pays doit être ébranlé dans tous ses fondements et frappe dans tous ses principes de vitalité? Cependant j’examine dans quelle situation se trouvent les autres Etats qui nous environnent, et aucun ne me parait condamne a subir des conséquences semblables a celles qui nous sont destinées…Je vois ses malheureux habitants places sous le joug de l’arbitraire, de l’extermination et de tous les fléaux de la guerre, et toutes ces horreurs commises au nom de la France libre.

     


HAMDAN KHODJA (1772-1842), Le Miroir (1834), Sindbad, Actes Sud, 1985



 

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Published by Bob_Algiers - dans Histoire - Géographie
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